Planètes Musiques 2009 : Edito


La vocation de Planètes Musiques est d’incarner la vivacité des musiques traditionnelles et la multiplicité de leurs pratiques. Planètes Musiques 2009 foisonne de couleurs, de langues, d’instruments, d’inventions sonores, d’énergies et de plaisirs à créer à partir d’éléments patrimoniaux.

Les nouvelles musiques traditionnelles s’inspirent et vivent avec les cultures musicales les plus actuelles comme le démontrent les approches inventives et expérimentales de François Robin Expérience et son « Trafic sonore » autour d’une veuze, les Niou Bardophones, ces enfants terribles de la musique bretonne, le duo impromptu de Valentin Clastrier à la vielle à roue explosive et Stevan Tickmayer au piano improvisateur et la rencontre in extremis entre le koto de Mieko Miyazaki et le fifre de Sylvain Roux

Les nouvelles musiques traditionnelles cultivent aussi un lien essentiel à la danse… Yudal Combo, le nouveau souffle du fest-noz breton, l’énergie festive du trio occitan Du Bartas ou le duo de violons d’Auvergne Dzouga… tous ces artistes assurent le bal et surtout la fête, la danse chevillée à la musique.

En musiques traditionnelles, l’empreinte locale embrasse l’universel. L’ailleurs se retrouve ici : les musiciens marseillais de Kabbalah se réunissent autour du klezmer. Et Benat Achiary, la voix ancrée en pays basque, s'invente ici un univers artistique poétique.

Planètes Musiques 2009 : des musiciens du monde, de ce monde.
 
     
  Planètes Musiques 2009 : Edito

Les nouvelles musiques traditionnelles s’inspirent et vivent avec les cultures musicales les plus actuelles comme le démontrent les approches inventives et expérimentales de François Robin Expérience et son « Trafic sonore » autour d’une veuze, les Niou Bardophones, ces enfants terribles de la musique bretonne, le duo impromptu de Valentin Clastrier à la vielle à roue explosive et Stevan Tickmayer au piano improvisateur et la rencontre in extremis entre le koto de Mieko Miyazaki et le fifre de Sylvain Roux.

Les nouvelles musiques traditionnelles cultivent aussi un lien essentiel à la danse… Yudal Combo, le nouveau souffle du fest-noz breton, l’énergie festive du trio occitan Du Bartàs ou le duo de violons d’Auvergne Dzouga… tous ces artistes assurent le bal et surtout la fête, la danse chevillée à la musique.

En musiques traditionnelles, l’empreinte locale embrasse l’universel. L’ailleurs se retrouve ici : les musiciens marseillais de Kabbalah se réunissent autour du klezmer. Et Beñat Achiary, la voix ancrée en pays basque s’invente ici un univers artistique poétique.

Planètes Musiques 2009 : des musiciens du monde, de ce monde.

6-7-8 février 2009 – Maison de la Musique Nanterre
Et au printemps sur toute la France
 
     
  M. Miyazaki & S. Roux : Meeting in Extremis
Mieko Miyazaki, chant, koto
Sylvain Roux, chant, fifre
 
En concert :
vend. 6 février 2009 // 18h // Maison de la Musique (Nanterre) // 01 41 37 94 21
29 > 31 mai 2009 // Joutes musicales de printemps (Correns) // 04 94 59 56 49

Ce concert acoustique inhabituel jette un pont entre deux extrêmes, l’Orient et l’Occident, une rencontre étonnante et originale composée de deux cultures éloignées, une douce collision entre des bribes de chansons traditionnelles japonaises et occitanes utilisées comme ferment et support pour imaginer une musique traditionnelle improvisée.

Mieko Miyazaki et Sylvain Roux dévoilent et partagent leurs traditions multiséculaires et créent ensemble une matière musicale composite inédite, avec le souci permanent de l‘étirer au maximum, comme un élastique, dont les extrêmes s’éloignent et se rapprochent inexorablement.

Animés par la volonté de ne jamais donner le même concert, le choix du répertoire se fait dans l’instant présent. Grâce à l’improvisation, naît une musique du présent, pleine de surprises et d’émotion, à la recherche d’une respiration commune et d’une osmose délicate ; le résultat de cette joute amicale donne l’impression d’une sorte de concert balade réinventé chaque fois, au gré des envies et de l’inspiration des deux artistes…

Mieko Miyazaki découvre à l’âge de neuf ans le koto, cet instrument traditionnel emblématique de l’Asie de l’Est formé de 13 cordes en soie (en synthétique de nos jours) tendues au travers d’une caisse de résonance en bois (Paulownia). La sonorité du koto voyage entre graves profonds et boisés et aigus lumineux.
Diplômée des plus hautes écoles musicales du Japon, Mieko Miyazaki est aujourd’hui une concertiste reconnue internationalement. Elle maîtrise parfaitement le répertoire traditionnel de cet instrument, son jeu est à la fois sensible et incisif, le son, clair et puissant. Sa musique mélodique et profonde se mêle parfois au timbre très chaud de sa voix. Elle évolue dans un univers poétique où règnent élégance et raffinement.

Flûtiste de formation, Sylvain Roux voyage depuis toujours à travers les esthétiques musicales. Passionné de musiques traditionnelles et populaires, il découvre le fifre grâce à Christian Vieussens et trouve à travers cette petite flûte en bois les portes de la liberté et de l’improvisation.
Sa démarche et sa réflexion sur les musiques traditionnelles et l’improvisation l’amènent à partager les travaux d’expérimentation de la Compagnie Bernard Lubat, à concevoir et coordonner les ateliers d’improvisation de l’Ecole Britten de Périgueux et même à créer un lieu de formation et de recherche autour de l’improvisation – L’insoliste – à Razac de Saussignac, son village natal…


Contact : Compagnie Au pas du bœuf
Tél : 06 86 87 22 12 - insoliste@wanadoo.fr
 
     
  Clastrier et Tickmayer : Vielle à roue explosive
Valentin Clastrier, vielle alto-électro-acoustique
Stevan Kovacs Tickmayer, piano, sampler

En concert
Vend. 6 février 2009 // 20h30 // Grande Salle Maison de la Musique (Nanterre, 92) // Rens. 01 41 37 94 21
Sam. 7 février 2009 // 20h30 // Le Guingois // Rens. 04 70 05 88 18

Guitariste de Jacques Brel converti à la vielle à roue aux débuts des années 70, Valentin Clastrier fait très vite exploser le jeu de la vielle. Equipé d’un prototype électro-acoustique à 27 cordes* et non 6 comme toute vielle à roue, il défriche avec cet instrument avant-gardiste et mutant, des chemins musicaux jusqu’alors inaccessibles. Entre archaïsme et modernité, les cris de son infinie-roue-archet émergent d’une plaie non-anesthésiée. On retrouve ce virtuose incontesté d’une vielle à roue travestie auprès de Ricet Barriet, Jean Rochefort, Denez Prigent…

Alliant des influences asiatiques à des sons plus expérimentaux, se frottant à la musique contemporaine (Olivier Messian) et au jazz (Michel Portal, Louis Sclavis, Michaël Riesseler), cet OVNI – original vielleux non-identifié – Chevalier des arts et des lettres, est reconnu internationalement. Il développe une « méthode non-méthodique » du jeu de vielle portant notamment sur la technique de clavier et le détaché.

Compositeur, pianiste, contrebassiste et improvisateur, Stevan Kovacs Tickmayer s’est fait remarquer par ses nombreuses collaborations (avec le chorégraphe Josef Nadj, le violoniste Gidon Kremer, ou par ses créations pour le « Science Group »). Né en 1963 à Novi Sad (Voïvodine, ex-Yougoslavie) dans une communauté minoritaire hongroise, il vit et travaille depuis les débuts de la guerre civile, en France. Il manie l’improvisation et les nouvelles technologies comme sa langue maternelle.

C’est par le meilleur des hasards que Valentin Clastrier et Stevan Kovacs Tickmayer se rencontrent pour la première fois. En juin 2006, travaillant sur leurs projets musicaux respectifs, ils occupent, du côté d’Orléans, deux studios conjoints. Après quelques échanges sur leurs expériences respectives toutes aussi inattendues qu’atypiques, ils se découvrent des atomes « crochus » et embarquent ensemble pour une aventure musicale.

Le duo Valentin Clastrier et Stevan Kovacs Tickmayer nous invite dans son laboratoire musical, où les jeux sur la matière sonore, les timbres et les résonances esquissent des paysages musicaux sidérants et séduisants.

* ce prototype avant-gardiste est signé Denis Siorat

Contact :
Musique et Equilibre // Serge Ceccaldi // 02 38 54 81 31
info@musique-equilibre.com
 
     
  François Robin expérience : Trafic Sonore
François Robin, veuze
Laurent Rousseau, guitare, inventeur d’instruments
Youenn Le Cam, biniou, tuba, flûtes
Sylvain Nouguier, installations sonores

En concert
Vend. 6 février 2009 // 20h30 // Grande Salle Maison de la Musique (Nanterre, 92) // Rens. 01 41 37 94 21

François Robin n’a pas encore trente ans mais il est déjà présenté comme un virtuose de la veuze, une des nombreuses cornemuses européennes, instrument méconnu à la fois breton et vendéen. Mais François est avant tout un musicien aux oreilles ouvertes aux sons d’aujourd’hui, qu’ils viennent des musiques électroniques, des musiques improvisées, du rock, de la chanson ou des musiques traditionnelles du monde.

A travers « Trafic sonore », François a souhaité modeler un nouvel univers musical pour son instrument, en tirant partie de tous les éléments qui le constituent. Cette démarche singulière était motivée par l’envie de mettre en avant la matière sonore et la richesse des timbres et de ne plus focaliser sa musique sur un répertoire déterminé, un terroir défini. Pour entreprendre un projet musical de cette ampleur, il faut savoir d’où l’on vient. Assurément, François le sait : il joue depuis son enfance et a notamment appris auprès de Thierry Bertrand, luthier qui a contribué à la renaissance de cette cornemuse alors en voie de disparition.

Pour l’accompagner dans cette aventure, François a choisi trois musiciens touche-à-tout et inventeurs de sons. Le multi-instrumentiste Youenn Le Cam jongle entre la trompette, le tuba, la flûte traversière et le biniou kozh. Le guitariste génial et totalement atypique Laurent Rousseau apporte sa culture originale issue du jazz et ses nombreuses expériences de frottement avec les musiques contemporaines, improvisées et traditionnelles. Plus qu’un musicien, Laurent Rousseau est un compositeur inventeur de poétique sonore. Enfin, Sylvain Nouguier et ses machines à trafiquer, met en son, installe le dispositif électro-acoustique et crée le décor sonore global.

François Robin expérience s’est amusé à marier, contraindre, triturer leurs « instruments objets », pour inventer de nouvelles façons de les utiliser… Le résultat est saisissant. Loin d’un son expérimental sans âme, cette musique est à la fois originale et incroyablement familière. On s’y sent bien tout de suite. Pas besoin de codes. François a su conserver le côté sauvage, rythmique et chaleureux de son instrument et des musiques traditionnelles pour le projeter dans un univers terriblement actuel.

Création Le Nouveau Pavillon, scène de musiques traditionnelles (Bouguenais, Nantes-Métropole 44)

Contact :
Le Ragondin Tourneur  - Guillaume Bassompierre // 06 21 78 58 58
leragondintourneur@free.fr // http://traficsonore.free.fr
 
     
  B. Achiary, R. Lopez, P. de Ezcurra
En concert
Samedi 7 février 2009 // 18h
Salle des Fêtes (Nanterre, 92) // 9€ - 4€ // Rens. 01 41 37 94 21

Samedi 28 février 2009 // 20h30
Piano’cktail – Le Nouveau Pavillon (Bouguenais, 44) // 16€ - 14€ - 12€ // Rens. 02 40 02 35 16 // www.lenouveaupavillon.com

Beñat Achiary, chant
Ramon Lopez, batterie, percussions
Philippe de Ezcurra, accordéon chromatique


Discographie
Avril (Daqui, 2007)

Beñat Achiary, Ramon Lopez et Philippe de Ezcurra se connaissent depuis de nombreuses années et ont pris le temps de forger leur complicité au travers de multiples projets artistiques, sur scène ou sur disque.
Leur trio fait d’abord l’écho de la démarche artistique de Beñat Achiary, enracinée dans la langue et le chant traditionnel du Pays Basque (vallée de la Soule), habitée par la poésie et l’improvisation. L’homme de scène est à la fois chanteur et vocaliste, serein et torturé, lyrique et intime, austère et joyeux, déchirant et apaisant. Un concert de Beñat est toujours unique, toujours physique, on n’en ressort jamais indemne.
Autour de lui, Ramon Lopez et Philippe de Ezcurra sont en osmose et partagent ses festins d’improvisation. Le premier, batteur andalou, apporte son itinéraire aux confins des musiques improvisées et expérimentales, de la musique indienne et du flamenco. Le second nourrit le trio de sa tradition basque autant que des sons du monde entier.
Chants d’amour, chants de vie, chants de rêve et d’espoir, chants de souffle et chants d’âme, leur partage musical est le nôtre.
Ce concert est ainsi le fruit d'une humanité ancienne, d'une complicité charnelle et spirituelle, qui se nourrit d'un voyage intérieur, mais aussi vers l'autre.

Beñat Achiary, chanteur et percussionniste, est né au pays basque en 1947. Chantre de la langue basque et de l'expression orale, son univers musical et ses désirs de rencontre avec d'autres artistes l'amène aux confins de la tradition, du jazz et de l'improvisation. Remarquable homme de scène, il enseigne aussi au Conservatoire de Bayonne et dirige le festival Errobiko Festibala d'Itxassou.

Ramon Lopez
, batteur, percussionniste et compositeur, est né à Alicante (Andalousie, Espagne) en 1961 et vit à Paris depuis 1985. Ses goûts musicaux éclectiques l'entraînent à la fois vers le free jazz, les musique improvisées et expérimentales, la musique indienne et le flamenco. En dehors du trio, il génère beaucoup de projets artistiques.

Philippe de Ezcurra, accordéoniste et compositeur, est né au pays basque en 1972. De formation musicale populaire et classique, il aime se confronter à l'improvisation et se nourrit tout autant de la tradition basque que de l'écoute d'autres musiques du monde. Comme Beñat Achiary, il enseigne aujourd'hui au Conservatoire de Bayonne).

Contact : 
Tempo Si // Odile Meynadier // 06 80 91 00 57
contact@temposi.com // www.temposi.com/Achiary/index.html
 

 
     
  Du Bartàs : Vocal festif occitan
Laurent Cavalié, accordéon, chant, triangle
Pascal « Calou » Tenza, pandeiro, chant
Jocelyn Papon, surdo de Maracatu, chant

En concert
Sam. 7 février 2009 // 20h30 // Salle Daniel-Féry (Nanterre, 92)  // Rens. 01 41 37 94 21
Sam. 28 février 2009 // Le Guingois (Montluçon, 03) // Rens. 04 70 05 88 18 // www.guingois.com
Sam. 14 mars 2009 // 21h // Salle des Fêtes (Tamniès, 24) // Partenariat Association Sarladaise de Culture Occitane / Agence culturelle Dordogne-Périgord // Rens. 05 53 30 38 99 // www.perigord.tm.fr/~addc/

Discographie : Du Bartàs // Sirventès

Du Bartàs, ce sont trois voix, un accordéon, une grosse caisse, deux tambourins, qui se frottent à l’idée de la fête. Il y a des accents du sud dans leur musique, des accents de sud proches ou de sud plus lointains, comme si ces musiques populaires, quand on les considère du point de vue du rythme, avaient, avant toutes choses, la faculté de faire battre le cœur plus vite et plus fort.

Derrière le buisson (traduction de l’occitan Du Bartàs), se cachent Laurent Cavalié, auteur compositeur interprète créatif et atypique nourri de culture occitane, Jocelyn Papon, luthier de métier, à la batterie et à la voix et Pascal « Kalou » Tenza, au tambourin et à la voix. La présence marquée des percussions donne une énergie et une rythmique nouvelles aux chansons de Laurent Cavalié.

Le répertoire est composé de chansons collectées par Laurent Cavalié ou par d’autres avant lui, en Languedocien. Il se les réapproprie, réinvente les mélodies, ajoute parfois des paroles et refrains. Sa langue, c’est l’occitan dont il a fait sa langue de travail, de création, d’expression.

Si les thèmes abordés dans les chansons sont universels aux musiques traditionnelles (les jeunes filles à marier, Noël…), le traitement rythmique qu’en fait le trio est très novateur. Car le rythme et la fête occupent une place prépondérante dans leur musique. A force de questionner, de pressurer, de triturer ces chants languedociens, il ressort une énergie, des jeux vocaux et des rythmes propres qui font penser à leurs cousines les cultures latines… Qu’il soit proche ou lointain, ce sud donne envie de bouger !

Contact :
Joël Mespoulède // Agence Sirventès // 06 78 73 50 20 // tourneur@sirventes.com
www.sirventes.com et www.myspace.com/laurentcavali
 
     
  Niou Bardophones : Les enfants terribles de la musique bretonne
Erwan Keravec, cornemuses
Guénolé Keravec, bombarde, trelombarde
Ronan Le Gouriérec,  saxophone baryton
Jean-Marie Nivaigne, batterie
Jean-Luc Cappozzo, trompette et bugle Invité à La Maison de la Musique de Nanterre

En concert
Dim. 8 février 2009 // 15h // Salle des Fêtes (Nanterre, 92) // Rens. 01 41 37 94 21
Sam. 28 février 2009 // 20h30 // Piano’cktail – Le Nouveau Pavillon (Bouguenais, 44) // Rens. 02 40 02 35 16 // www.lenouveaupavillon.com

Discographie :
Air de Rien (Buda Musique, 2005)
Champ d’ânes (Buda Musique, 2008)

Libérés du corset trop rigide des conventions, les sonneurs bretons des Niou Bardophones explorent jusqu’au bout les capacités sonores de leurs instruments pour livrer une musique ébouriffante et déroutante. Assurément, le propos artistique le plus radical et le plus décapant de la scène bretonne aujourd’hui.

Les Niou bardophones sont quatre : une cornemuse écossaise, une bombarde, un saxophone baryton, une batterie. Ils jouent breton, ils jouent une musique brute, comme une tradition écorchée vive, qui libère tout ce qu’elle a à dire, de ses enracinements, de ses énervements et de sa soif de liberté. Airs traditionnels, compositions originales, le groupe s’empare de musiques familières et les burine, les improvise avec un gros son et beaucoup d’énergie.

Leurs compositions traditionnelles offrent une grande part d'improvisation et de spontanéité. Libérées des conventions, leur musique n’en est pas moins dénuée de sensibilité : il suffit d’écouter « Lament for a daddy »*, immersion dans l’intimité d’une complainte.

Si l’on aperçoit quelques références aux formes et aux rythmes traditionnels, c’est toujours pour mieux s’en affranchir. La bombarde et la cornemuse sont loin, par exemple, de jouer la mélodie en couple braz (duo traditionnel), les musiciens explorent dans toutes les profondeurs leur instrument devenant accompagnateur, objet sonore, improvisateur… Le saxophone baryton et la batterie occupent aussi toute leur place, un rôle de premier plan, où la recherche sur l’émission du son, les timbres et les harmoniques est essentielle.
Les Niou Bardophones nous propulsent au point de fusion entre le free jazz et la musique bretonne, un univers musical décapant !

* Le terme Lament évoque la douleur propre à une disparition mais c’est aussi le nom d’un type de répertoire classique de la cornemuse écossaise

Contact :
Ton All Produksion - Bertrand Dupont // 02 97 23 82 82
ton.all@wanadoo.fr // http://www.myspace.com/nioubardophones
 
     
  Dzouga ! : Violons des Monts d'Auvergne
Laurence Dupré, violon, alto
Olivier Wely, violon, alto et voix

En bal
Sam. 7 février 2009 // 20h30 // Salle Daniel-Féry (Nanterre, 92) // Rens. 01 41 37 94 21
Sam. 28 février 2009 // CMDT 43 // Rens. 04 71 57 91 13

Laurence Dupré, violon, alto
Olivier Wely, violon, alto et voix

Discographie :
Fatcha peta lou peis (AEPEM, 2007)

Laurence Dupré et Olivier Wely nous livrent une mise à nu, une musique sans apprêt ni artifice, mais d’une étonnante fraîcheur : celle des violoneux des Monts d’Auvergne et plus précisément de l’Artense.
Ces deux-là s’inscrivent dans la lignée de ces musiciens qui ne trichent pas avec le violon. Ils ont tout compris et tout assimilé de ce que les anciens leur ont transmis : grand respect pour le répertoire, certes, mais énergie du jeu, précision du geste, recherche du timbre et de la cadence. Leur musique respire avec finesse et cohérence, exploite avec beaucoup de subtilité et d’inventivité la forme à deux, sans jamais perdre de vue ce qui les guide : la danse.

Laurence Dupré et Olivier Wely jouent quelques airs sur des violons-bidons. Il s’agit là d’une véritable recherche sonore et non d’un artefact : ces instruments bricolés à partir de bidons récupérés timbrent différemment de violons en bois, sonnent plus métalliques. Les anciens pratiquaient déjà cette lutherie populaire, l’idée étant de construire son propre instrument pour qu’il réponde exactement au son qu’on souhaite en tirer. Olivier Wely, instituteur, a l’habitude d’emmener ses élèves de maternelle sur ce chemin proche de l’art brut.

Leur approche s’appuie essentiellement sur une recherche sur les collectages. En « visitant » ces sources, Dzouga ! a partagé l’intimité musicale de chaque violoneux. Au-delà des différences de style propre à chacun, Laurence Dupré et Olivier Wely ont perçu ce répertoire comme un tout, celui d’une culture commune réunie notamment autour de la bourrée. Ils se sont, tranquillement mais sûrement, imprégné de sons, rythmes, tempéraments… Ils ont su en tirer leur propre couleur, leur ambiance mêlant précision des articulations, détails ornementaux, contrepoint et maîtrise du style.

Laurence Dupré et Olivier Wely prennent un plaisir simple à jouer et à partager ce répertoire d’une vitalité et d’un dynamisme débordants… Alors, « Fatcha peta lou peis » - « Faites péter les pieds »* !

Formule bal ou concert
* « Faites péter les pieds ». Texte de la montagnarde de Sermintison près de Thiers (J.B. Bouillet).


Contact :
Sandrine Garcia // 06 32 78 51 19
garcia.snde@yahoo.fr // http://www.myspace.com/dzouga
 
     
  Kabbalah : Urban Klezmer
Stéphane Galeski, chant, guitare, mandole
Uli Wolters, spoken word, saxophones et percussions
Anna Startseva, violon, alto, chant
Gérard Gatto, batterie, percussions, chœurs
Patrick Ferne, contrebasse, choeurs

En concert :
Dim. 8 février 2009 // 15h // Salle des Fêtes (Nanterre, 92) // Rens. 01 41 37 94 21
Sam. 14 février 2009 // CLAEP (Rasteau, 84) // Rens. 04 90 46 15 48 // www.claep-rasteau.net
Vend.  20 mars 2009 // Des Lendemains qui chantent – En partenariat avec le CRMT Limousin (Tulle, 19) // Rens. 05 55 26 09 50 // www.deslendemainsquichantent .org
Vend. 27 mars 2009 // 20h30 // La Carène – En partenariat avec le Centre Breton d’Art Populaire (Brest, 29) // Rens. 02 98 46 66 00 // www.centrebreton.org et www.lacarene.fr
Sam. 4 avril 2009 // Le Guingois (Montluçon, 03) // Rens. 04 70 05 88 18 // www.guingois.com
Jeu. 9 avril 2009 // 19h // Centre N. Mandela (La Seyne sur Mer, 83) // Rens. 04 94 94 77 45 // www.centre-social-la-seyne.com
Sam. 16 mai 2009 // 21h // MJC Plaine du Ronceray, scène culturelle de proximité (Le Mans, 72) // Rens. 02 43 72 52 22 // www.mjc-ronceray.org
Vend. 12 juin 2009 // 20h30 //  L'Argo'notes (Montreuil) // Rens. 01 42 87 08 68
Sam.13 juin 2009 // 17h // « Parfums de musiques », La roseraie départementale - ADIAM 94 (L’Haye les Roses, 94) // Rens. 01 41 73 11 79 // www.adiam94.org

Discographie :  
Shlomo (La Meson, 2006, distribution Mosaïc, 2008)

Une trame klezmer et tzigane avec de longues et énergiques virées entre Europe occidentale et orientale, des escarmouches avec le hip-hop et les tribus électroniques, des textes chantés en anglais, en yiddish, en russe par la voix d’Anna Startseva venue de Saint Petersbourg, Kabbalah propose depuis Marseille une musique klezmer aux sonorités très urbaines.

Les cinq musiciens tous venus d’horizons musicaux et géographiques différents, nourris au classique comme au jazz, présentent un répertoire de compositions originales inspirées de la richesse musicale de la culture yiddish et des influences rock, afro-américaines et orientales dans la lignée des nouvelles musiques klezmer.

Tour à tour impétueux et vivaces, graves et insouciants, les musiciens de Kabbalah chantent, scandent dans plusieurs langues : anglais, yiddish et russe, alternent refrains exaltés, mélodies radieuses et chants mélancoliques et transmettent avec une énergie communicative leur plaisir d’être sur scène.

Les échos des chants traditionnels hassidiques répondent au spoken word, les climats obsessionnels évoquent la transe et le mysticisme, la variété des instruments utilisés et la profusion des langues donnent naissance à un style coloré propre à Kabbalah, à un univers musical nouveau.

Contact :
La Meson // Sarah Lepêtre // 06 62 88 40 23
contact@lameson.com // www.myspace.com/kabmusic // www.kabbalah-music.net
 
     
  Yudal Combo : Le nouveau souffle du Fest Noz
Ariane Guguen, chant
Fanch Loric, accordéon, claviers, samples
Glenn Loric, contrebasse
Mathieu Sérot, bombardes, flûte traversière, chant
Olivier Filangi, batterie, pandero
Yohann Le Ferrand, guitare

En bal :
Sam. 7 février 2009 // 20h30 // Salle Daniel-Féry (Nanterre, 92) // Rens. 01 41 37 94 21

Discographie :     
Yudal Combo // Coop Breizh // 2007

Yudal Combo, c’est le nouveau souffle du fest noz… Des chansons traditionnelles revisitées, issues de collectages, une orchestration groove avec des harmonies modernes, un son résolument actuel, des couleurs funky, klezmer, reggae…. Avec Yudal Combo, le fest-noz s’est trouvé un nouveau souffle et une nouvelle voix, celle d’Ariane Guguen.

Yudal Combo s’est forgé son expérience sur les planchers de nombreux festoù-noz. Leur public jeune et nombreux se retrouve dans ce qu’ils font, que l’on soit initié ou pas. En soirée étudiante, ça « pogotte » au pied de la scène et ça danse breton derrière…

Yudal Combo bouscule en finesse les codes de la musique bretonne, teinte le répertoire breton de touches personnelles puisées dans des pratiques musicales d’aujourd’hui (électro, reggae, dub, musiques latines…). Les arrangements novateurs flirtent avec les musiques de l’est et d’orient… sans jamais perdre le fil de la danse. Avec Yudal Combo, les danses fisel * s’appuient sur une rythmique afro-jazz et le pilé-menu* devient naturellement funky…

Ariane Guguen, chanteuse et auteur compositrice, occupe une place centrale au sein du groupe. Etudiant le breton dès le collège, cet apprentissage de la langue a aiguisé sa curiosité pour le kan ha diskan. Aujourd’hui, enseignante en école Diwan, c’est une chanteuse unanimement reconnue pour ses qualités vocales, son timbre et l’énergie qu’elle dégage. Elle a d’ailleurs été récompensée lors du grand concours de chant traditionnel de La Bogue d’or de Redon.

Les thèmes des chansons sont issus du fonds traditionnel morbihanais, plus particulièrement du pays vannetais gallo et de compositions. Les musiciens de Yudal Combo, formés pour certains d’entre eux à l’école de l’oralité, n’ont pas oublié la transmission intergénérationnelle et ont ainsi appris certains de ces airs de la bouche d’anciens porteurs de mémoire.

Musiciens de ce monde ouverts à ce qui se fait aujourd’hui, ils deviennent à leur tour les acteurs de cette vivacité et perpétuation.

* la danse fisel et le pilé-menu sont des danses traditionnelles  bretonnes en chaîne

Contact :
Fañch Loric // 06 70 58 61 32
contact@yudalcombo.com // www.myspace.com/yudalcombo
 
     
  Planètes Musiques 2008 : Edito
Un nouveau courant musical terriblement vivant, traverse la France : celui des Nouvelles Musiques Traditionnelles. Planètes Musiques reflète ce foisonnement artistique.

Héritières des anciennes civilisations rurales mais aussi des communautés immigrées, ces Nouvelles Musiques Traditionnelles sont arrivées jusqu’à nous par la magie de l’oralité et représentent sans doute une alternative nouvelle au tout marchand, une expression artistique et politique de la diversité culturelle.

Chanteurs et musiciens ont tous en commun une forte imprégnation, un rapport à l’oralité, une musique sociale et collective reçue en héritage. La tradition, cet ensemble de codes, ce langage profondément ancré, stimule la création et suscite l’ouverture. Ces artistes en liberté, en mouvement, parlent aux gens d’aujourd’hui.
Ici et maintenant.


Planètes Musiques fait, cette année, la part belle à la voix : le timbre riche et profond d’Annie Ebrel se frotte à des formes plus improvisées, les six chanteuses de la Mal Coiffée ajoutent une touche espiègle à la polyphonie occitane, BHQ revisite les monodies bretonnes.
Parce que ces musiques nourrissent un rapport privilégié à la danse, les musiques à danser investissent les parquets… et Planètes Musiques ! Qu’elles soient du Quercy avec le très efficace duo Brotto/Lopez ou qu’elles se laissent aller au rythme du gwoka avec les Guadeloupéens d’Indestwas Ka, elles sont festives et charnelles à la fois.
Planètes Musiques, ce sont aussi des couleurs, des sons, des expressions hors du temps : le regard de La Soustraction des Fleurs sur les collectes de Jean-François Vrod, l’univers expérimental d’Antiquarks, le langage libre et affranchi de Wang Li avec ses guimbardes et flûtes chinoises…

De février à juin, ces artistes vous donnent rendez-vous dans Planètes Musiques

Avec la participation de S. Girault,
membre du Conseil d’administration de la FAMDT.
 
     
  Planètes Musiques 2009 : La Mal Coiffée

Myrian BOISSERIE, chant
Hélène PAGES, chant
Dalèle MULLER, chant
Marie COUMES, chant
Camille SIMERAY, chant
Hélène ALBISETTI, chant

Discographie :
Polyphonies occitanes (Modal - L’Autre Distribution, 2007)    

Cette Mal Coiffée en a sous le chignon !
Six filles des Corbières qui marchent sur la trace ouverte par le « Còr de la Plana »… en plus rond, plus suave, moins âprement marseillais, plus languedocien, plus féminin !.
Pour la plupart, les chants sont des traditionnels de la vallée de l’Aude (donc de la musique populaire) ; par contre, les arrangements et un traitement contemporain nous entraînent sur le chemin imaginaire d’une polyphonie traditionnelle rêvée.
Bien en chair dans sa voix, il fallait bien ces six là pour exprimer La Mal Coiffée et tout le talent de Laurent Cavalié qui s’est arrangé avec elle.

Contact :
Joël Mespoulède - Tel 06 78 73 50 20
tourneur@sirventes.com - www.sirventes.com

 
     
  Wang Li

Wang LI, guimbardes, flûtes

Discographie :  
Guimbarde (Cinq Planètes, L’Autre Distribution, 2006)   

Une, deux, trois lamelle(s) de métal qui vibrent sous l’action des doigts et de la bouche. Si la guimbarde est l’un des plus anciens instruments de musique au monde, c’est sûrement l’un des plus mystérieux... Wang Li a trouvé dans cette anche libre la porte de la liberté.

Né à Shandong en Chine, Wang Li arrive seul à Paris à 21 ans pour fuir l’avenir tout tracé que lui réserve ses parents. Retiré dans un monastère, il entre au conservatoire de Paris pour étudier le jazz. Répétant inlassablement, il apprend à dompter et à faire résonner la guimbarde rapportée de son pays : il découvre les nuances infinies que le souffle, le placement de la langue ou les sons de gorge lui apportent… La guimbarde et les flûtes deviennent son moyen d’expression privilégié.

Wang Li puise l'inspiration de ses compositions dans les expériences de sa vie. Sa musique conte ses souvenirs d’enfance, ses réflexions sur le monde qui l’entoure, susurre des mots d’amour, sonne des vibrations entêtantes qui mènent à la transe…

La musique de Wang Li oscille entre méditation et violence : les influences occidentales et le sang oriental qui coule dans ses veines se livrent bataille… Elle donne à entendre un univers musical fascinant et unique !

Contact :
Zaman - 02 51 12 49 42 // 02 51 12 44 82 // www.zamanproduction.com
aspiration.koxian@hotmail.com - http://aspiration.free.fr/

 
     
  La Soustraction des Fleurs
Jean-François VROD, violon, voix
Sylvain LEMETRE, zarb
Frédéric AURIER, violon


Discographie :
- La Soustraction des Fleurs (Signature, Radio France, 2006)     

Jean-François Vrod creuse un sillon où le sens est omniprésent. Avec La soustraction des fleurs, il interroge, après 25 ans, ses premières collectes dans les montagnes du Massif Central.
La tradition populaire n’est pas, à ses yeux, qu’une simple collection de jolies mélodies, c’est aussi tout le reste : des timbres, des formes, des pré-textes, c’est-à-dire un ensemble complexe qui donne naissance à des objets musicaux de toutes sortes où le son est avant tout l’affaire de celui qui le joue.
Frédéric Aurier est un violoniste curieux de tous les répertoires. Sylvain Lemêtre, percussionniste, pratique avec le même intérêt musiques écrites et orales. Jean-François Vrod, lui, joue les musiques du Massif Central et improvise.
A eux trois, entre improvisation et répertoire, ils montrent à la manière cubiste leur vision de la tradition : un objet musical en un seul plan, pour en exprimer l’essence, les sens.
 
Contact : Maryvonne Canevet - Tel. 06 83 46 40 18
maryvonne.canevet@wanadoo.fr - www.jf-vrod.com


 
     
  Indestwas Ka

Rudy Rene, boula, makè
Fantz Broussillon, chant lead, choeur
Christian Boucher, boula, makè, chacha, choeur
Charles Rized, chant lead, chœur, boula, makè
Alex Jernidier, chant lead, maké, boula
André Broussillon, chant lead, choeur
Moïse Polauby, chant, chœur, chacha
Fabien Huc, chacha, tambour boula
Jacky Jaleme, danse
Lucina Lipau, danse

Discographie :
- Mizik
- Mové Tan   
- Larèl lespwa

Indestwas Ka revendique à la fois un héritage historique et un besoin absolu de satire sociale. Cette dualité fait du groupe le fer de lance du gwoka  en Guadeloupe.
Rompu à l’animation des lewoz*, Indestwas Ka est l’unique formation de l’île qui perpétue à grand renfort de percussions - tambour ka, boula et chacha - les 7 rythmes typiques du genre : les rythmes liés aux travaux collectifs, aux travaux des champs, à la coupe de la canne à sucre, au carnaval, à la fête.
A travers ses mélodies, Indestwas Ka raconte, avec les accents des conteurs d'antan, le vécu quotidien sur l’île. Ces "pawol-vérité" balancées à la façon des "bluesmen" par des voix tantôt rugueuses, tantôt tendres, jouent un rôle de chronique sociale. La teneur âpre des textes sur des thèmes actuels (chômage, élection, esclavage…) renvoie à un réel peu réjouissant, que seule la danse peut faire oublier.

Indestwas Ka : le gwoka festif et critique à la fois.

* Après une rude semaine passée dans les champs à couper, amasser et charroyer les cannes à sucre, les nègres se  regroupaient le samedi soir sur l'habitation pour chanter et danser au rythme des ka afin d'oublier leurs difficiles conditions de vie. C'est ainsi que naquirent les soirées léwoz où toute la communauté se réunissait autour des cogneurs de kaet lors desquelles chacun se mettait à danser. Ces dernières années, on assiste à un renouveau de ces soirées autour du gwoka.

Contact :
Jacky Jaleme - Tel. 06 90 39 85 03
indestwaska@wanadoo.fr - http://perso.wanadoo.fr/indestwas.ka


 
     
  Duo Brotto Lopez

Cyrille BROTTO, accordéon diatonique
Guillaume LOPEZ, chant, fifre, flûtes, boha (cornemuse des Landes)

Discographie :
- Histoires du Quercy (Modal, L’Autre Distribution)

Munis d’un accordéon diatonique pour le premier, d’une cornemuse des Landes (nommée boha), fifres, flûtes et de sa voix pour le second, Cyrille Brotto et Guillaume Lopez racontent en musique et en chanson les histoires du Quercy, le respect des anciens chevillé à l’âme.

Cyrille tombe dans les musiques traditionnelles dès son plus jeune âge et se découvre une prédilection pour le diato. A l’accordéon, il impose son style, très swing, riche et novateur. Guillaume découvre les musiques et traditions populaires beaucoup plus tard. Il n’empêche que ses origines espagnoles, sa passion pour les cultures oc et sa virtuosité aux instruments à vent font de lui aujourd’hui un talent incontournable de la création musicale occitane.

Le répertoire est constitué de musiques à danser puisées principalement dans les traditions du Quercy et de Gascogne ainsi que de compositions originales.

Le Duo Brotto/Lopez donne à écouter et à danser ce qu’ils ont reçu et inventé : une musique vivante  et colorée hautement énergique et rythmée !
Entre collectage, transmission et création le Duo Brotto/Lopez swing, jubile, danse et enchante avec simplicité et évidence.

Contact :
Francis Blot – Tel 06 07 08 48 92
info@orgetcom.net - http://www.brotto-lopez.com/index.php?option=com_slideshow&Itemid=36

 
     
  Antiquarks
Richard MONSEGU, chant, batterie, percussions, compositions, arrangements, textes
Sébastien TRON, vielle à roue électro, voix, footpédalier, compositions, arrangements.

Discographie :
Le Moulassa (2006, Coin coin productions)   

Richard Monségu et Sébastien Tron sont les deux particules lyonnaises d’Antiquarks. Issu du brassage urbain des populations, Antiquarks propose une musique hors genre « world in progress » qui navigue le long du pourtour méditerranéen et s'aventure sur les rivages des grands océans, déboussolés par les vents et les courants progressifs des premiers voyages.

La voix de Richard Monségu articule des sons de bouche et fait sonner des accents quelquefois un peu timbrés. La vielle à roue polymorphe de Sébastien Tron est tour à tour violoncelle, synthétiseur, boîte à sons électroniques et relie les points de l’émotion sonore. Fruit de la rencontre entre le chanteur batteur et le joueur de vielle à roue, le projet synthétise les influences multiples du duo pour accoucher d’un folklore imaginaire à la saveur méditerranéenne.

Un Objet World Non Identifiable d’une beauté singulière.

Contact :  Sarah Battegay - Tel 06 77 92 34 67
contact@antiquarksduo.org - www.antiquarksduo.org



 
     
  Annie Ebrel 4tet

Annie EBREL, voix
Olivier KER OURIO, harmonica
Pierrick HARDY, guitare
Bijan CHEMIRANI, percussions

Discographie sélective :

- Album à paraître (2008, Coop Breizh)    
- Tre ho ti ha ma hini (1995, Coop Breizh)
- Dibenn (1996, An Naer)
- Voulouz loar / Velluto di luna (1998, Coop Breizh)


Depuis ses 14 ans, Annie Ebrel promène son kan ha diskan (chant à danser) et ses gwerzioù et sonioù (complaintes et chants à écouter) à travers le monde.
Son talent et sa renommée l’ont amenée à côtoyer différents univers musicaux et a mélangé ses mélodies et son timbre de voix à des instruments, des rythmes et des harmonies venues d’ailleurs.
Riche de ces expériences, Annie Ebrel nous propose aujourd’hui un nouveau répertoire de chansons traditionnelles avec une formation particulièrement originale constituée de musiciens de talent : Olivier Ker Ourio à l’harmonica, Pierrick Hardy à la guitare, Bijan Chemirani aux percussions.
Ce quartet à la fois jazz et traditionnel partage tout naturellement la même vision poétique et le même sens de l’espace.

Co-production : Grand Théâtre de Lorient, Théâtre de Verre de Châteaubriant, Festival de Cornouaille de Quimper, en partenariat avec la Scène Nationale de Quimper

Contact :
Catherine Bihan - Tel. 02 98 43 56 50
catherine@daktari-music.com

 
     
  BHQ - Brou Hamon Quimbert

Roland BROU, chant
Mathieu HAMON, chant
Charles QUIMBERT, chant


Discographie :
- Garçons sans souci (Coop Breizh, 2002)
- Trois petits oiseaux (Coop Breizh, 1999)

Le BHQ – Roland Brou, Mathieu Hamon, Charles Quimbert fait sonner à voix nues depuis plus de 10 ans le chant traditionnel de Haute-Bretagne en langue française. Aujourd’hui, il habille ce répertoire d’harmonies modales qu’il n’a pas l’habitude de porter…

Remarqué pour l’originalité de son répertoire, l’énergie qu’il dégage sur scène et la véritable complicité qui unit ces trois compères aux personnalités artistiques fortes, le BHQ relève là un vrai défi : il présente sous un jour polyphonique des chants, complaintes et chants à danser, par nature monodique.

Pour mener à bien cette démarche inédite, le BHQ a dû se libérer de ses acquis et c’est la rencontre et le travail avec Manu Théron qui ont rendu l’histoire possible. Inventeur de la polyphonie occitane, Manu Théron a puisé dans sa propre expérience et dans des écoutes de chanteurs bulgares macédoniens, les solutions harmoniques pour repenser le chant traditionnel breton, tout en respectant ses sensibilités propres (rythmique, métriques limpides et contenus évocateurs sans détour).

Le BHQ explore les possibilités vocales qu’offre le chant à plusieurs tout en conservant l’énergie, la simplicité et la sauvagerie du chant traditionnel. Il invente là, à partir d’un langage hérité, son propre univers chanté.

Contact :
Christine Argenté – Esta-Fête - Tel. 06 81 89 12 98
esta-fete@wanadoo.fr - www.esta-fete.com




 
     
  Planètes Musiques 2007 : Edito
Part de mémoire et part de création. Héritage et interprétation.
Toutes les musiques se nourrissent de leur rapport à l’histoire, à la tradition, à la création. Les musiques traditionnelles particulièrement.

La sélection des artistes présentés dans Planètes Musiques privilégie de façon délibérée, le talent de l’interprète et la liberté de la création plutôt que le respect de formes soit disant authentiques. En réalité, dans les musiques traditionnelles, la connaissance du passé nourrit la créativité de l’interprète d’aujourd’hui car ces musiques ont la mémoire longues…

Et si les artistes de Planètes Musiques nous émeuvent toujours, c’est que leurs musiques ont un grain particulier, une matière sonore différente. Chacun suit son singulier chemin de liberté et d’innovation, émergé de la marmite bouillante des traditions, réelles ou imaginées.

Olivier DURIF, Président de la FAMDT

 
     
  Planètes Musiques 2007 : La Machine
Gregory JOLIVET, vielle à roue
Julien BARBANCES, cornemuse, violon, voix
Marc RIOU, percussions
Jean-Laurent CAYZAC, contrebasse, guitare   

Discographie :
- Un album en préparation, sortie prévue pour Planètes Musiques 
- Les rôdeurs (AEPEM, 2005)
- Groove rural (autoprod, 2004)  

La Machine : une voix, un son, un groupe en pleine explosion.
La voix, c’est celle de Julien Barbance, chanteur de reggae (Aditala Faya Crew) à la voix brute, tendue, qui s’approprie façon « chanson française » les chants traditionnels Centre France.
Le son est puissant et envoûtant. Il produit une musique chaleureuse, énergique et personnelle qui assume pleinement son aspect traditionnel, moderne et fédérateur.
La Machine part de la musique traditionnelle Centre France, la personnalise et se l’approprie tout en respectant ses particularités. Les « rôdeurs », en référence au titre de leur album, marient leurs différentes influences pour composer une musique vivante où l’on retrouve les rythmes et les accents propres à la région Centre.
La vielle à roue, créative et subtile, et le jeu tout en finesse de la cornemuse assurent l’authenticité du style. L’équilibre inventif créé entre ces deux instruments permet d’explorer d’autres univers musicaux. La contrebasse et les percussions offrent une assise rythmique chaloupée où l’on retrouve des sonorités groove et afro-cubaines.
Il en résulte une de ces fusions qui classent La Machine au cœur des musiques actuelles.

Contact :   Julien BARBANCES
contact_lamachine@yahoo.fr 
www.lamachine.info 

 
     
  Planètes Musiques 2007 : Boya

Dimitar GOUGOV, gadulka, chant, tambura
Nathalie TAVERNIER, piano, chant
Etienne GRUEL, tapan, derbouka, daf, chant

Discographie : Dévoïko, Autoprod. Dist. L’Autre Distribution

Boya est une révélation venue de Bulgarie et d’Europe occidentale.
Dans ce trio, Dimitar mène la danse à la gadulka… La gadulka est un instrument à cordes frottées typique de Bulgarie. Elle possède trois cordes mélodiques et, selon les régions, jusqu’à 11 cordes sympathiques. Les cordes sympathiques sont des cordes si fines qu’elles entrent en vibration avec les cordes principales auxquelles elles sont accordées.
La gadulka connaît mieux que personne et depuis fort longtemps les vieux airs de Bulgarie. Quant à Dimitar Gougov, il baigne depuis son jeune âge dans l’atmosphère de la musique traditionnelle de son pays dont il a rencontré les plus grands maîtres.
La composition de ce trio instrumental est franchement inhabituelle : un piano, instrument emblématique de la culture classique, et des percussions orientales accompagnent la gadulka.
Chaque musicien apporte sa culture et ses bagages dans cette histoire à trois. Nathalie Tavernier, pianiste classique, fait preuve d’une réelle inventivité. Son piano joue un rôle percussif et amène mille couleurs. Aux percussions digitales orientales, Etienne Gruel jongle sur des rythmes complexes et des timbres variés.
Ces trois musiciens venus d’horizons musicaux et géographiques distincts, nous livrent une nouvelle interprétation des mélodies traditionnelles et forment, à travers Boya, une identité musicale forte et inédite à la fois, une musique bulgare aux couleurs et aux matières nouvelles.

Contact :
Dimitar GOUGOV
Tel. : 03 88 34 56 42
Dimitar_1212@yahoo.com
www.boya.be

 
     
  Planètes Musiques 2007 : Bill Ebet
Gildas LE BUHE, chant et sax soprano
Glenn LE MERDY, percussions
Pierrig TARDIVEL, contrebasse
Erwan VOLANT, guitare
Jean-François LE GOUARIN, bombarde

Discographie : Klemmedenn ar blai (2ème semestre 2006)

Le style du groupe Bill Ebet est inclassable tant il se nourrit d’histoires bretonnes, d’un peu d’Afrique, de jazz et de beaucoup de spontanéité. Une chose est sûre, cette aventure musicale porte à bout de voix, de bombarde, de percus et de saxo, l’attachement de Gildas Le Buhé aux chansons du pays vannetais.
En effet, Bill Ebet est construit autour de ce chanteur et sonneur breton que l’on a beaucoup croisé en fest-noz, en bagad… Toutes les chansons proviennent du pays vannetais, entre Quiberon et Baud en passant par Lokoal-Mendon. Ce répertoire marque l’intérêt porté par Gildas au répertoire familial. Les dictons et mimologismes ont été collectés auprès de sa mère, de ses oncles, de ses grands-parents. Ces petits mots, si faciles à ne pas entendre, à ignorer, qui paraissent sans intérêt, il les a notés comme il aurait noté un air de musique. Source éternelle de créativité pour lui, ils ont, à ses yeux, une valeur inestimable : celle du lien entre les générations. Manière aussi de rendre hommage  à des artistes anonymes du quotidien…
Bill Ebet donne à entendre une musique bretonne revêtue d’habits sonores qu’elle n’a pas l’habitude de porter. Un melting-trad où le Breton populaire swingue dans chaque note, où chacun fait de la tradition sa composition.


Contact :
La Grande Marie
lagrandemarie@fr.st

 
     
  Planètes Musiques 2007 : Bouffard - Chabenat

Patrick BOUFFARD
, vielle à roue
Gilles CHABENAT, vielle à roue

Discographie : « Tour à Tour », 2006, Label Modal Distr. L’Autre Distribution

Patrick Bouffard et Gilles Chabenat : deux monstres sacrés de la vielle à roue en France. Deux potes – ils ont le même âge et ils ont débuté ensemble - aux antipodes car très vite chacun s’est façonné son propre univers musical avec une approche personnelle de l’instrument.
Gilles a commencé la vielle à roue parce que c’était un objet familier de son environnement, « comme un citadin débute la guitare » avec toujours une oreille tendue du côté des chansons des Beatles ou de Police. Progressivement, sa vielle est devenue électro-acoustique. Toujours avide de nouveaux sons et de nouvelles techniques, il recherche en permanence le mélange des univers musicaux. On le retrouve ainsi aux côtés d’artistes de la chanson (Gabriel Yacoub) ou de stars de la variété comme J.-J. Goldman et l Muvrini.
Quant à Patrick, le vielleux au look de rocker, il appréhende la vielle sur la base du répertoire traditionnel animé par un désir de filiation avec les anciens maîtres. Puissance du son, jeu percutant, engagement physique et générosité, l’ancien pensionnaire de la Boucherie Production, l’idole du Festival de St Chartier est la référence incontestable en matière de vielle Centre France.
Alors comment créer l’alchimie entre deux solistes si différents ? Sans doute « la complémentarité des contraires »… Plus sûrement, une envie et une motivation forte de jouer ensemble, de croiser les univers, de revisiter les airs traditionnels Centre France et de partager leurs compositions.

Contacts :
P. Bouffard : patrick.bouffard@club-internet.fr
G. Chabenat : gilleschabenat@club-internet.fr

 
     
  Planètes Musiques 2007 : Jugal Bandi

Sayon BAMBA CAMARA, chant
Rishi, Hemen dotara, esraj, flûte
Rico, trompette
Laurent PERNICE, basse, gopichandi
Pinku, tabla
Hamid GRIBI, calebasse, bambou toms, sanza
Romain PEREZ, technique

Discographie : Jugal Bandi, label Exodus

En sanscrit, Jugal Bandi signifie « liés ensemble ». En réunissant sur scène une chanteuse guinéenne, un percussionniste algérien, un joueur de tabla indien, un joueur de sarod et d'esraj, un trompettiste adepte de jazz et de fanfares d'Europe de l'Est et un bassiste issu de la scène électro-expérimentale, Jugal Bandi est à l’image du melting-pot marseillais. Venus des quatre coins de la planète Musique, les membres donnent un nouveau sens au mot «multiculture».
C’est lors d’une émission radio sur le thème des musiques improvisées, que Richard Bernet passionné de musique indienne, et Eric Massua, trompettiste, se rencontrent. Ils improvisent quelques notes… les premières de ce qui allait devenir : Jugal Bandi.
Sayon Bamba Camara, tantôt sensible, tantôt éclatante, chanteuse, danseuse, femme marseillaise autant qu'africaine, les rejoint bientôt. Elle puise dans ses racines guinéennes son énergie communicative et illumine la scène de ses émotions.
Arrivé à maturité, Jugal Bandi fusionne les rythmes ancestraux et les harmonies modernes.

Contact :
Richard / Exodus
Tel. 04 91 42 02 39 - 06 63 89 83 01
jugalbandi@free.fr
http://jugalbandi.free.fr

 
     
  Planètes Musiques 2007 : Evelyne Girardon & Trad Arrgt
Evelyne GIRARDON, voix
Marie-Pierre VILLERMAUX, voix
Barbara TROJANI, voix

Discographie : Répertoire, Evelyne Girardon / Cie Beline (Dist. L’Autre Distribution)

Chanter les chansons de tradition populaire en français est un défi artistique que le trio Trad Arrgt a choisi de relever « à voix nues ». Rien d’étonnant à cela lorsque l’on connaît Evelyne Girardon, véritable porte-voix du groupe, chanteuse, musicienne et comédienne, femme de caractère et de générosité qui porte, en elle et avec elle, le chant traditionnel francophone.
Depuis toujours, Evelyne Girardon, dont la mère, ukrainienne, lui a inculqué l’amour du chant, creuse en pionnière le sillon des chansons traditionnelles de France. Son parcours est nourri d’étapes innovatrices personnelles allant de l’improvisation aux mises en scènes vocales.
En trio et a capella, elle explore les dimensions narratives et musicales propres au répertoire chanté en français. Par un excellent travail d’arrangement, par une pratique maîtrisée des techniques vocales et par jeu d’improvisation, elle transforme les mélodies monodiques, issues des collectages de Tiersot, Millien, Barbillat et Touraine, Barbeau, en une écriture polyphonique pleine d’imaginaire, d’émotion et de sensibilité.
Incontestablement, Trad Arrgt donne à entendre les sources de la chanson française dans une interprétation contemporaine.


Contact : Compagnie Beline
evelyne.girardon@ciebeline.com
www.ciebeline.com

 
     
  Planètes Musiques 2007 : Gadalzen
Ludovic TADEUSZ KIERASINSKI, guitare basse, basse fretless, programmation, guimbardes, udu
Jacob FOURNEL, tin-whistle, low-whistle, flûte harmonique, kess-kess
Marc SERAFINI, accordéon diatonique
Pierre ROUCH, cornemuse gasconne
Alem ALQUIER, guitare, chant, oud, bouzouki

Discographie :
- Le tourment des Lunes - Dist. L’Autre Distribution, 2005
- Chromatophonies - Dist. L’Autre Distribution, 2002

Gadalzen incarne la nouvelle vague occitane au carrefour des musiques urbaines et des matériaux traditionnels (les airs, les instruments, la connaissance), croisant les sonorités nouvelles aussi bien acoustiques qu’amplifiées.
Gadalzen s’appuie sur une base à la fois vocale et instrumentale et joue avec l’électrification et les nouvelles technologies. Gadalzen franchit allègrement les frontières des disciplines artistiques. D’ailleurs, deux musiciens s’expriment également dans le graphic-design et le net-art. De ce fait, l’image occupe une place importante dans leur univers comme en témoignent la pochette de leur dernier disque et leur site internet. Cette sensibilité trouve également une dimension sur le plan sonore et scénique.
Les chansons en occitans et les pièces instrumentales sont composées et arrangées par le groupe. Si les airs traditionnels sont toujours là, ils sont moins sollicités. Gadalzen écrit et crée en connaissance du trad mais œuvre pour une autre idée de la musique, moins directement fonctionnelle mais tout autant née du partage. Une expression au cœur des musiques actuelles qui bouleverse les musiques traditionnelles habituelles et qu’il promène du Bikini de Toulouse en festivals internationaux…

Contact : Alem ALQUIER
info@gadalzen.com
www.gadalzen.com

 
     
  Planètes Musiques 2007 : Panic

Dominique BOURDIN, accordéon diatonique, textes, chant
Christian PACHER, violon, chant

Discographie : Démo Panic

« Panic », c’est l’abréviation pour les initiés de « coopérative de panification »… et le titre du spectacle de Dominique Bourdin, musicien/boulanger et Christian Pacher, violoniste/chanteur, deux artistes / artisans accomplis en Poitou.
Sur scène, dans un décor stylisé de fournil grouillant de réveils, de pendules, de cadrans, un sampler diffuse les témoignages en parlanjhe d’un ancien boulanger Michel Ayrault. Passages contés, chansons d’auteur de Dominique Bourdin, compositions instrumentales sont imbriqués avec thèmes, anecdotes et symboliques autour de la boulangerie.
Dominique, le boulanger, parle de son pain avec sa musique et son diatonique alors que Christian joue l’archétype du client avec son violon, ses contre-chants et ses impros.
On apprend et on comprend, on s’émeut et on rit tout en découvrant la  « face cachée du comptoir ».
Un fournil musical, poétique et plein de fantaisies qui rapproche musiques traditionnelles et arts et traditions populaires.
Une création Festival De Bouche à Oreille 2005.

Contact : Carole - Douglas's
tel. 05 49 17 19 38
douglas.s2@wanadoo.fr
www.christianpacher.com

 
     
  Planètes Musiques 2007 : Familha Artus

Cosia (Roman Baudoin), vielle alto et vielle,
Pairbon (Roman Colautti), guitare basse, guitare basse piccolo et percussions,
Toton (Matèu Baudoin), chant, baishon, flûtes, vielle et cymbale,
Hrair (Tomàs Baudoin), chant, boha, guimbarde, flûtes et bambous,
Drücpa Dracous (Francés Dumeaux), dispositif électroacoustique.

Discographie :
- CD-démo Orb, autoprod. 2005
- Omi (Modal, 2003 – Dist. L’Autre Distribution)

Depuis 4 ans, la Familha Artús explore et revisite le répertoire traditionnel gascon à travers le rock progressif, l’électronica, le jazz et la musique acousmatique. A la croisée des musiques actuelles, traditionnelles et contemporaines, le cosmotrad - style initié par les Artúsans - est une musique cosmique et cosmopolite, à des lieux du « correctement trad », ultramoderne sans aucun doute. Vielles à roue, cornemuses et flûtes à trois trous trouvent toute leur actualité dans la confrontation à l'ordinateur, à l'amplification, et aux miraculeuses petites pédales d'effets.
Entre aujourd'hui et hier, la Familha Artús a trouvé un "son", baptisé cosmostrad ; c'est peut-être le bal de demain... A découvrir les oreilles grandes ouvertes et les préjugés bien cachés au fond de la poche !

Contact : Jean-Michel Fragey - Ca-i
Tel. 06 99 23 08 70
jean-michel.fragey@wanadoo.fr
www.ca-i.org

 
     
  Planètes Musiques 2007 : Taraf Goulamas

Laurent EULRY, direction artistique, saxophone soprano
Michel PILLOT, trompette
Henri DONNADIEU, saxophone alto, clarinette
André SENIUK, soubassophone
Charly MARCHAL, caisse claire
Alain BAYLE, doum, derbouka
Julien WIQUART, tuba
Manu CHEVALLIER, tuba

Discographie : Sortez de vos coquilles, Autoprod

Taraf : nom d’origine roumaine, orchestre de village, tribu de musiciens. Goulamas : en Languedocien, individu négligé, peu soigné. En Roumain, artiste d’exception.

Taraf : nom d’origine roumaine, orchestre de village, tribu de musiciens.
Goulamas : en Languedocien, individu négligé, peu soigné. En Roumain, artiste d’exception.

A son arrivée, le Taraf Goulamas installe sa carriole-guinguette. Cet espace aménagé, le voyage peut commencer… En 3 sets, les musiciens partagent avec le public leur amour pour la musique des Balkans et leur plaisir de boire, de discuter et de manger… les escargots qu’ils cuisinent en direct !
Un apéro tout en musique et en fanfare, sur des airs roumains, macédoniens, turcs qui échauffent les oreilles…

Contact : Laurent Eulry
taraf.goulamas@free.fr
www.taraf-goulamas.com

 
     
  Planètes Musiques 2006 : Edito
Planètes Musiques, sixième édition, entre dans le cœur du pari initié par la Fédération des Associations de Musiques et Danses Traditionnelles voici quelques années :
Pari sur la réalité de musiques traditionnelles vivantes, modernes, convaincantes,
Pari sur l’ouverture vers des lieux de diffusions et des publics non spécialisés du territoire hexagonal,
Pari sur la qualité humaine et musicale des artistes engagés.

Qui sont-ils ces hommes et ces femmes qui chantent, qui jouent, qui rêvent, et font rêver, « trad. » ?
Des créateurs têtus et gracieux comme le Mélonious Quartet autour des mondes universels de la mandoline ou des vielleuses de Tend’M en Centre-France,
Des artistes d’aujourd’hui comme Joan Francès Tisnér, dans l’épaisseur des musiques, aux carrefours du son et du sens, aux confins de l’inouï, de l’improbable et de l’inclassable,
Porteurs d’identités riches, rares, souvent rebelles — Lefeuvre et Diaz dans leur quête contemporaine des nouveaux chemins de la vielle —  
De cultures immémoriales dessinant des paysages intimes, entre berbères d’Ilyes et basques de la création Bilika,
De langues subtiles et sonores comme celles du Duo Tras ou de Laurent Cavalié, moqueuses rivales de la pensée unique,
De traditions qui s’écoutent mais aussi qui se dansent, avec les guadeloupéens de Négoce et Signature, les bretons de Termajik ou les languedociens de Montanha Negra pour fêter le retour des rythmes au plus près des corps et des sens.

Planètes Musiques sera donc à nouveau en 2006,
Une éclaircie dans le brouillard du bruit ambiant et des silences ordinaires,
Un festival des humanités plurielles et des parcours singuliers,
Une escale aventureuse dans l’archipel des musiques multicolores…

Olivier DURIF, Président de la FAMDT

L’opération Planètes Musiques a pour objectif de donner une meilleure visibilité aux artistes des nouvelles musiques traditionnelles. Convaincus du sens et du plaisir que ces musiques peuvent procurer à un large public, Planètes Musiques cherche à sensibiliser les programmateurs des lieux de diffusion généralistes.
Planètes Musiques est produite sous la forme d’une mutualisation de moyens et de savoir-faire entre un lieu de diffusion, un membre du réseau FAMDT et la FAMDT. Chaque lieu de diffusion-partenaire bénéficie de différents avantages : artistique et culturel, médiatique et promotionnel, administratif et financier.

Planètes Musiques, une opération du réseau FAMDT.

 
     
  Planètes Musiques 2006 : Négoce & Signature
Tout le monde connaît la richesse de la musique créole. Avec Reynoir dit Négoce et son ensemble de percussions et guitare Signature, c’est un aspect méconnu de ce patrimoine que l’on découvre : celui des quadrilles guadeloupéens, les
« balakadri », forme guadeloupéenne de musique à danser où la musique et la danse sont totalement imbriquées. D’un côté, on est saisi par la stature et la verve du « commandeur». Il est à la manœuvre et dirige les figures en donnant dans un mélange de vieux français et de créole, une multitude d’injonctions sur les postures à adopter : l’entrée, le pantalon, l’été, la poule, la biguine… En les haranguant, il donne la pulsation et le rythme aux danseurs. Cet art de déclamer, son débit : un parlé-chanté sur un rythme saccadé n’est pas sans faire penser aux rappeurs. De l’autre, on apprécie les qualités de l’excellent accordéoniste Casimir Reynoir, soutenu par une section rythmique hors pair. On trouve chez lui une mélodie puissante et pleine de fantaisie à la fois. On goûte sa virtuosité, ses traits de contrepoint et son swing imperturbable. Le quadrille guadeloupéen, né du choc des cultures engendrés par le système colonial, témoigne d’un véritable métissage des danses par couple (polkas, quadrilles, contredanses) rapportées par les maîtres d’Europe et façonnées par les esclaves à leur manière, à grand renfort de percussions et de rythmes syncopés d’Afrique. Cet exemple d’appropriation et de transformation de cultures différentes revêt aujourd’hui une véritable dimension contemporaine tant sur les questions de sens - il permet de mieux comprendre les mutations liées à une culture – que sur l’aspect musical : l’art de déclamer du maître à danser et le jeu spontané de l’accordéoniste.

Contact :
CASC Festival Gwoka de Sainte-Anne / Félix Cotellon
felix.cotellon@wanadoo.fr
 
     
  Planètes Musiques 2006 : JF Tisnèr - 12 recèptas de J.A. Lespatlut
Les chefs cuisiniers :
Joan Francés Tisnèr, voix, tambourin à cordes
Jakès Aymonino, voix, guitare
Romain Baudoin, boha, percussions
François Dumeaux, programmations et traitements sonores
… et un chef surpris en plein travail !

Discographie :
- 12 recèptas de J. A. Lespatlut – Joan Francés Tisnèr (2004, Menestrèrs Gascons)


Joan Francés Tisnèr, artiste gourmand et gourmet, fin cuisinier au sens propre comme au sens musical, nous emmène avec sa dernière création dans l’univers bouillonnant d’une cuisine vivante et nous livre un recueil de recettes inventées par un cuisinier imaginaire, J.A. Lespatlut.
L’ouvrage, à mi-chemin entre le livre de recettes et le grimoire lui a donné envie de mêler dans un spectacle son amour de la cuisine, sa passion de la musique et son goût pour l’écriture.
Joan Francés Tisnèr nourrit sa palette sonore auprès de trois sources, sans cesse mixées et bousculées par des traitements sonores (échantillonages, boucles…) :
- des voix parlées de cuisinières tantôt utilisées pour le sens des paroles, tantôt pour leur texture musicale, mélangées au chant de Joan Francés Tisnèr par des procédés sonores,
- des textes triviaux, profonds ou personnels, de grands auteurs occitans contemporains (Max Roqueta, Rogèr Lapassada) ou de sa propre écriture sont également exploités pour leur rythme, leur musicalité ou leur sens.
- les qualités particulières et le parcours de chaque artiste présent sur scène : collectage, musiques traditionnelles, musique électro-acoustique, instruments inventés, chant, improvisation, culture occitane, autant d’outils pour que chacun donne en musique ses propres recettes.
« 12 recèptas de J.A. Lespatlut » est la parole d’un créateur libre, qui, de son histoire particulière, tire un propos universel et plonge les musiques traditionnelles dans un univers à la fois familier et spectaculaire.

A déguster avec curiosité, sans modération…

Contact :
Domenja Lekuona - Menestrers Gascons
Tel. 05 59 83 13 44
domenja.lekuona@wanadoo.fr
www.menestrers.fr.st

 
     
  Planètes Musiques 2006 : Duo Lefeuvre & Diaz
Pascal Lefeuvre, vielle à roue alto
German Diaz, vielle à roue soprano

Discographie :
- Duo de Fuego (2004, Open Folk)

Première singularité du duo Lefeuvre / Diaz, les instruments : un duo de vielles à roue. Dans cette formation peu courante, la vielle joue donc le rôle de soliste.
Deuxième particularité, ce duo est avant tout jazz, parce que cette esthétique signifie liberté de ton, liberté d’expression. L’interprétation se veut dynamique et ouverte. Pascal Lefeuvre et German Diaz entendent respecter les traditions, ce qui, pour eux, signifie les faire vivre, les investir, les transcender.
La dernière particularité porte sur le répertoire composé des musiques qu’ils aiment avec comme fil conducteur, Saint Jacques de Compostelle : mélodies traditionnelles et compositions de maîtres comme Piazzola, Ellington, un répertoire ouvert à toutes les musiques…
On pourrait croire que la vielle à roue n’est pas un instrument adapté pour interpréter ces pièces. Au contraire, elle est un moyen d’expression intarissable et surprenant qui permet d’arranger des musiques galiciennes, turques, marocaines, espagnoles et de renouveler ainsi le propos artistique. La vielle soprano et la vielle alto unissent leurs inspirations, élaborent un langage commun, un dialogue en perpétuel mouvement, et donnent à ces mélodies une seconde vie.
Ce répertoire issu des « quatre coins de la terre » s’échoue en Galice. Saint Jacques de Compostelle, but ou point de départ de ce voyage musical ? L’histoire, c’est connu, se répète et la route tourne…

Pascal Lefeuvre est un artiste qui fait référence et école dans le monde de la vielle à roue. Chaque proposition artistique, chaque geste ouvre un chemin nouveau et réaffirme sa vision originale de l’instrument. German Diaz, jeune virtuose espagnol qui pratique la vielle à roue depuis seulement sept ans, est à ses côtés dans cette aventure. Il accomplit là un rêve : celui d’accompagner une idole.
On l’aura compris, ce duo de vielles ne cherche pas la facilité et cette expérience, de toute évidence, creuse un sillon qui tend à élargir les possibilités de l’instrument.

Contact :
CARMA – Laurence Benne
Tel. : 05 56 62 77 04
Albacarma@aol.com - www.albacarma.com
 
     
  Planètes Musiques 2006 : Termajik
Christian Duro, clarinette, voix
Jean Le Floc’h, accordéon chromatique
Guillaume Le Gwern, saxophone

Discographie :
-    Termajik (Ciré Jaune)

Christian Duro habite en Centre-Bretagne où ses qualités de sonneur de treujenn-gaol (le « tronc de chou » c’est-à-dire la clarinette populaire de la région), de chanteur et sa grande culture de la musique populaire, sont unanimement reconnues. C’est autour de ce personnage que s’est formé Termajik (nom breton pour « saltimbanque, bohémien »), groupe de fest-noz (musique à danser bretonne).
Le répertoire de Termajik est profondément ancré dans la tradition populaire. Il séduit par des chants et une musique sincère, tendue, mais qui restent portés par une énergie vitale.
Termajik redonne sens et vie au trio saxophone-accordéon-clarinette enraciné en Centre-Bretagne depuis des générations. La trompette remplace le saxophone et renforce ainsi le caractère dansant de ces airs et les percussions (bendir, derbouka et cajon) trouvent naturellement leur place. Ces instruments, inhabituels et originaux pour ce style de répertoire, soulignent l’intemporalité et la modernité d’une musique aux accents sauvages tantôt graves, tantôt légers ou festifs.
Ici, point de poudre aux yeux : le groupe témoigne à travers un art simple mais puissant combien la recherche de l’authenticité n’exclut en rien la création.
En fest-noz, les danseurs ne s’y trompent pas. Ils se laissent envoûter par ses airs à la fois sobres et sincères mais terriblement énergiques. Une formule joviale pour une efficacité endiablée !

Contact :
Jean Le Floc’h
Tel. : 02 98 92 19 85
j-floch@wanadoo.fr
 
     
  Planètes Musiques 2006 :Duo Tras
Bernard Combi, chant, percussions, guitare, accordéon …
Dominique Bénété, contrebasse

Quand la contrebasse de Bénété rencontre le chant du "limousindien" Combi, ça meugle, clame, murmure, gémit, psalmodie, allume dans l'urgence des feux intimistes et sacrés, entre blues, improvisation, prière, bourrée, transe chamanique…

Tras est l’histoire d’un duo à part entière, un projet minimaliste voix / contrebasse, à l’équilibre inattendu entre deux individus imprévisibles. Pourtant, deux mondes semblaient les séparer. D’un côté, Bernard Combi, figure incontestée des musiques traditionnelles en Limousin, allie un charisme et une expressivité vocale ahurissante. Cet artiste fulgurant, inclassable, parle d’où il est (à savoir le fin fond de la Corrèze) et assume envers et contre tout son propos, ses textes de collectage, les poésies… Avec une énergie démesurée et quasi-incontrôlable, la scène répond pour lui à une nécessité vitale.
De l’autre, Dominique Bénété, ancien contrebassiste de Benat Achiary dont l’instrument est en filiation directe avec les musiques savantes, illumine la scène par son inventivité. Par sa créativité, il se positionne comme un co-soliste et non comme un simple accompagnateur.
Oubliant leur famille musicale réciproque et leur style de prédilection, rassemblés par une hargne proche de celle du rock, les deux hommes développent un imaginaire d’une autre dimension En prenant comme matériau de départ le répertoire de chansons et de poésies de Combi, le duo peint des paysages sonores qui n’existent pas et qui pourtant semblent familiers. Les créations sonores de Tras donnent une coloration distanciée mais juste du langage traditionnel et préservent l’essentiel, la moelle de la musique.

Contact :
Agence Sirventès / Joël Mespoulède
Tel. : 04 71 64 34 21
www.sirventes.com

 
     
  Planètes Musiques 2006 : Ilyès
Ilyès, chant, piano
Agnès Chetiba, flûte traversière
Anne Brochard, violoncelle, chœurs
Ismaïl Mesbahi, percussions
Magali Aubertin, violon
Lyad Haimour, oud, nay khanoun
Céline Quagliata, basses

Discographie :
- Voyageur (2004, François Lépinard)

Berbère Chaoui né en 1972 dans les montagnes d’Aurès (Algérie), Ilyès maîtrise aussi bien le chant traditionnel de son pays que la musique classique : à 12 ans, il animait des fêtes et des mariages, à 17, il dirigeait l’orchestre symphonique de Batna.
Fort de ce double parcours, Ilyès défend une approche ouverte des musiques traditionnelles, loin de la pure tradition mais toujours axée sur la qualité et la cohérence. Il s’inspire des mélodies et des rythmes traditionnels, auxquels il ajoute des harmonies classiques occidentales. L’instrumentarium et le parcours des musiciens qui l’entourent illustrent ce propos. Les instruments traditionnels (oud, khanoun, nay, derbouka…) côtoient les instruments classiques occidentaux : le piano occupe une place centrale mais violoncelle, violon et flûte traversière ne sont pas en reste. La présence de la basse électrique répond aussi à l’envie de donner une énergie et une puissance moderne.
Dans le paysage des musiques croisées, Voyageur est un vrai métissage entre cultures arabes, berbères et occidentales. Cette expérience, porteuse d’un poids politique fort fondé sur la différence et l’écoute, séduit par la maîtrise de la composition, la beauté dramatique des arrangements et la voix de ténor poignante d’Ilyès.
Kamel Guennoun, conteur d’origine algérienne était l’homme idéal pour accompagner le groupe dans sa démarche et le guider sur la mise en scène. Une création lumières, un décor et des costumes ont enrichi ce travail.

Contact :
La cerise sur le gâteau / François Lépinard
Tel. : 06 60 38 87 87
francois.lepinard@cherry-on-top.org ; www.ilyes-music.com
 
     
  Planètes Musiques 2006 : Duo Hiriart & Ithursarry
Kristof Hiriart, voix, percussions
Didier Ithursarry, accordéon

Didier Ithursarry, accordéoniste, et Kristof Hiriart, chanteur – percussionniste, créent un récital sur la base de chants traditionnels du Pays Basque.
Les deux musiciens complices voyagent entre tradition et improvisation, restitution fidèle des textes anciens et interprétation spontanée.

Didier Ithursarry et Kristof Hiriart ont multiplié des expériences artistiques individuelles (« Concerto pour un clown » d’A. Fratellini, Orchestre National de Jazz, pour le premier, collaborations avec la Cie Lubat, le Centre National des Arts de la Rue pour le second) mais leurs parcours suivent des routes identiques : du Pays Basque au jazz, du territoire à l’ouverture, de l’air de danse à la chanson, du bal à la chorégraphie, du bistrot au théâtre.
Depuis 2004, ils meurent d’envie de donner ensemble leur version de « Berterretxen kantoria », sans doute un des plus anciens chants du Pays Basque, ou de swinger sur un banako, une des danses basques.

Habités par l’idée d’une tradition en perpétuelle évolution, Bilika s’adapte, se modifie, tient compte du contexte et se l’approprie parce qu’à chaque lieu, à chaque temps, à chaque public, correspond une histoire. En somme, Bilika vogue sans discontinuer entre répertoire basque de tradition et improvisation.
Cette tradition en mouvement se concrétise sur scène par un traitement des chants et des instruments traditionnels avec des techniques de diffusion sonores en quadriphonie, ce qui apporte une ventilation du son différente du système de stéréo classique. Sur le plan visuel, outre une création lumière, il est prévu des projections d’images de collectage et de création.

Une création du Centre des Musiques Traditionnelles en Ile de France, de l’UPCP-Métive Centre de Musiques et Danses Traditionnelles en Poitou-Charentes Vendée et du Centre des Musiques et Danses Traditionnelles en Aquitaine.

Contact :
Hors-Normes Productions / Fred Bordes
Tel. : 06 80 25 26 12
horsnormesproductions@wanadoo.fr

 
     
  Planètes Musiques 2006 : Melonious Quartet
Patrick Vaillant, mandoline, mandoline électrique, mandole ténor, djoura
Thomas Bienabe, mandoline, oud
Pascal Giordano, mandole alto, banjo
Jean-Louis Ruf, mandolocelle, guimbri

Discographie :
-    En forme de poire (a mandolin tribute to Erik Satie) (2004, Oriente Musik)
-    Au sud de la mandoline (1998, L’Empreinte digitale)

Le Melonious Quartet – quartet de mandolines - en fait voir de toutes les couleurs à la mandoline et s’emploie, dans un concert « d’alter-mandoline », à faire voler tous les clichés en éclats.
Peu importe d’où viennent les répertoires (de Satie à Zappa et de Rio à Istanbul) pourvu que le Melonious en joue ! C’est le point de départ du spectacle Le pont de la mando, un concert foisonnant qui réinvente la jinjarra, mandoline provençale à long manche, dans un dialogue avec ses cousins les oud, baglama, guimbri, banjo ou encore mandoline électrique ! En quatre accords, le Melonious Quartet nous emmène sur les différents continents.
La mandoline fait partie de la famille des instruments à plectre (on fait vibrer les cordes avec un onglet). Elle apparaît à l’époque sumérienne - 4000 av JC, puis s’est répandue partout dans le monde sous différentes formes (oud, guimbri…). La formule quatuor est apparue à l’époque classique. Cet instrument, très populaire à travers le monde, l’était également en France jusqu’à la guerre de 1914, où un million de musiciens le pratiquaient. Aujourd’hui encore, il existe un rapport affectif très fort à cet instrument et une pratique amateur dans des orchestres de plectres subsiste dans certaines régions (Alsace, Sud de la France…), loin des clichés du folklore vénitien ou de la mandoline bluegrass.
Aujourd’hui, le Melonious Quartet est reconnu internationalement comme l’un des fers de lance de la nouvelle mandoline. Il tient son originalité, et la réputation qui y est associée, à trois facteurs : l’usage d’instruments très modernes, le choix d’un répertoire inattendu et des compositions pour une mandoline « large d’oreille » et l’aptitude des musiciens à puiser dans la diversité de leurs expériences pour forger un style.
Avec le Melonious Quartet, on touche à la musique de dentellière tant Patrick Vaillant, tel un orfèvre, pousse à son paroxysme l’exigence contrôlée de la précision et de la finesse.

Une production Mandopolis, avec le soutien de la DRAC et de la Région PACA.

Contact :
Front de Libération de la Mandoline / Céline Bonamour du Tartre
Tel. : 06 09 06 79 89
www.meloniousquartet.com - contact@meloniousquartet.com
 
     
  Planètes Musiques 2006 : Laurent Cavalié
Laurent Cavalie, accordéon, chant


Discographie :
- Nuit, La Fabrique et A. Ricros, (2002, Nocturne)
- Acide folklorique et produits dérivés, La Fabrique (2001, Modal)

Chants populaires et chants d’auteur, jeux de rythmes et jeux de mots, ambrogliòc (mot inventé pour imbroglio), percussions patoises et tarrabastal vocal (joyeux fracas)… voici Laurent Cavalié seul en scène avec son accordéon.
Un spectacle mené rondement dans une mise en scène joyeuse en prise directe avec le public et l’actualité alter-mondialiste : « Non à l’organisation mondiale du cynisme » scande-t-il en occitan. Voilà pour le contexte.
La musique, elle, est simple : une voix, quelques percussions corporelles pour un répertoire de chants populaires languedociens – du pays audois en particulier – sortis du placard, enfouis dans les mémoires.
Le moteur, lui, est écologique : un accordéon qui tourne au bio-carburant des cultures latines (d’Europe et d’Amérique), cousines du Languedoc. Au-delà de la dimension contestataire. Laurent Cavalié nous amène en visite dans les jardins de la mémoire collective.

Repéré comme chanteur de La Fabrique, Laurent Cavalié poursuit en parallèle une carrière solo. Amoureux de la mélodie, musicien exigent et sans concession, il nous livre son répertoire de chansons occitanes transformant son accordéon en un partenaire-complice, s’accompagnant de battements de pieds et de mains.

Contact :
Agence Sirventès / Joël Mespoulède
Tel. : 04 71 64 34 21
www.sirventes.com

 
     
  Planètes Musiques 2006 : Tend'm
Anne-Lise Foy, chant, vielle à roue
Laurence Pinchemaille, vielle à roue
Léonore Grollemund, violoncelle
Stéphane Arbon, contrebasse, guitare

Discographie :
- Une musique trad-urbaine en Centre France (2005, Modal)
- Solo instruments (2005, Artsound)
- Traditional and authentic music – France (1998, CDM)
- Vielle 96 – Morceaux choisis d’une rencontre (1996, AMTA)

À l’origine, il s’agit du duo énergique de deux vielleuses-soprano : Anne-Lise Foy et Laurence Pinchemaille. Ces deux jeunes femmes se connaissent depuis une quinzaine d’années. Elles ont parcouru les mêmes chemins, de stages en concours, et partagé durant une dizaine d’année l’aventure du Viellistic Orchestra. Tantôt enrichi d’une contrebasse, tantôt d’un violoncelle, le tandem fusionne en un véritable quatuor à cordes frottées en 2003.

La « musique trad’urbaine » de Tend’M témoigne d’une volonté d’intégration des provenances musicales de chacun, d’ouverture, de dynamique actuelle et d’échanges, comme l’illustre la pièce « Las tres clavinas », mélodie séfarade sur un texte traditionnel collecté par Achille Millien, collecteur infatigable du XIXème siècle.

Le répertoire de musiques à danser de Tend’M se constitue au fil de leurs coups de cœur et s’équilibre entre reprises, compositions et chants. Enracinés au cœur des musiques traditionnelles du Centre-France, les arrangements sont nourris de multiples influences : musette, classique, arabo-andalou, jazz contemporain. «Les filles» proposent les mélodies et la trame d’arrangement. Léonore Grollemund et Stéphane Arbon composent leurs propres parties mais avec toujours comme contrainte le respect de la danse. Elles aiment aussi reprendre des morceaux qu’elles apprécient particulièrement, reflets de rencontres marquantes comme avec Bernard Lubat.

Tend’M, un quatuor à cordes original où se combinent subtilement le timbre sauvage des vielles aux volutes sonores de la contrebasse et du violoncelle. Une musique urbaine, moderne et poétique.

Contact :
Anne-Lise Foy
Tel. : 06 79 82 41 65 – 04 73 80 60 05
tend.m@wanadoo.fr
 
     
  Planètes Musiques 2006 : Montanha Negra
Sòfia Jacques de Dixmude, cornemuses (bodega, boha), flûte à 3 trous, trombone
Claudi Bonnafous, accordéon, hautbois, chant, trombone
Pèire Brun, chant, clarinette
Bruno Camman, tuba, chant, trombone
Joan-Miquèu Espinasse, cornemuses (bodega, boha), flûte et tonton
Gérard Grimal, percussions
Coco Le Meur, steel drums, percussions.


Les musiciens de Montanha Negra proposent une musique à danser de leur région, la Montagne Noire, rebord méridional du Massif Central. La richesse de ce lieu de passage qui trouve son unité à travers sa langue et sa culture d’òc, inspire à Montanha Negra un répertoire de bal qui fait la part belle au chant occitan et à la bodega (prononcez boudégo). Cette cornemuse locale, jugée comme archaïque et rustique il y a vingt-cinq ans était réputée jouer faux et était menacée de disparition. Aujourd’hui, après un renouveau porté par des passionnés, elle occupe une place centrale dans Montanha Negra. Sòfia Jacques de Dixmude, un des pilliers du groupe, a contribué au retour de la bodega, attirée à la fois par le côté visuel de l’instrument (la bodega fait corps avec le musicien) mais aussi par sa sonorité et son identité.
Dans un foisonnement musical organisé et de grande qualité, les sept musiciens de Montanha Negra associent un fabuleux mélange de percussions diverses et de steel-drums (tambour mélodique métallique) aux bodegas, boha (cornemuse occitane des Landes de Gascogne), camba de feda (clarinette), flabuta (flûte à trois trous) et graile (hautbois occitan de la Montagne Noire).
Au cœur de la bande, Pèire Brun chante, comme un pantin désarticulé, son pays et la vie de ceux qui l’ont construit. Cette voix au timbre, à la puissance et à l’énergie communicative, ajoute encore une nouvelle dimension à ce savant édifice musical.
Montanha Negra est aujourd’hui reconnue comme la formation idéale pour animer les bals occitans « concertants » (un bal où l’on peut écouter ou un concert que l’on peut danser) et les passe-rues.
Ce groupe innovant est parmi les plus appréciés d’Occitanie pour son originalité, son talent et son énergie décuplée. Parions qu’il saura séduire bien des danseurs…

Contact :
Sòfia Jacques de Dixmude
Tel. : 04 68 69 27 18
www.montanhanegra.fr.st – sofia.bodega@free.fr

 
     
  Planètes Musiques 2005 : Edito
Rendez-vous des nouvelles musiques traditionnelles, Planètes Musiques est plus qu’un festival. C’est le révélateur d’une formidable dynamique où patrimoine et création musicale œuvrent à l’avènement de formes originales.

Pour sa 5ème édition, le Festival fait peau neuve. Une sélection de spectacles est présentée à Paris, Maison des Cultures du Monde, puis en tournée dans les régions. Un album rassemblant des œuvres des artistes au programme est publié en amont des concerts. Des rencontres professionnelles accompagnent le double lancement du Festival nouvelle formule et de l’édition 2005-2006 du Guide Planètes Musiques (CIMT/IRMA).

Le Festival Planètes Musiques est une rare occasion de ressentir ce souffle créatif qui associe les musiques traditionnelles avec les arts plastiques, la scénographie, le conte moderne, qui emprunte aux langages du jazz, de l’improvisation, comme aux langues régionales ou étrangères. C’est un moment éphémère où éprouver les prodigieuses ressources des traditions musicales en faveur du renouvellement durable de la diversité culturelle.

Loin des approches identitaires fermées, le Festival Planètes Musiques présente le travail de compositeurs et musiciens qui inventent les vocabulaires d’esthétiques contemporaines à géométries culturelles variables ; qui bousculent les frontières artificielles imposées par le «marché »  pour faire sonner au quotidien la singularité des musiques issues de traditions profondes.

Ces nouvelles formes de créations sont irriguées par l’énergie constante d’un réseau de relais sur tous les territoires qui composent la France. À travers ce maillage, des générations de femmes et d’hommes œuvrent à la transmission du « chanter », du « sonner » légués par les anciens. Quels que soient leurs terroirs d’origine, ils trouvent des synergies pour donner aux nouvelles musiques traditionnelles leur plein sens dans la société multiculturelle d’aujourd’hui.

François Bensignor,
Directeur du CIMT et membre du conseil d’administration de la FAMDT

Une opération du réseau FAMDT, en partenariat avec la Maison des Cultures du Monde, le Centre d’Informations sur les Musiques Traditionnelles et du Monde (IRMA), le Centre de Musiques Traditionnelles en Ile de France.

 
     
  Planètes Musiques 2005 : La charmeuse de serpents
Eric MONTBEL, cornemuses, clarinettes, flûtes, direction artistique
Gilles CHABENAT, vielle à roue électroacoustique
Alain BRUEL, accordéon
Nicola MARINONI, percussions
Yvon BAYER, cornemuses, sax
Maud BLANC, danse
Pascal CACOUAULT, habillage sonore
Serge ORTEGA, traitement informatique de l’image

Discographie : La Charmeuse de serpents (Modal, L'Autre Distribution (2006)   

Eric MONTBEL, musicien, chercheur, collecteur, n’en est pas à sa première mise en scène d’aventures hors normes… Une nouvelle fois, il propose avec sa création La Charmeuse de Serpents un projet unique, novateur et ambitieux, un spectacle original et pluridisciplinaire qui met en musique l’imaginaire du peintre Henri Rousseau dit « Le Douanier ». Cette approche se justifie par l’apparente simplicité, qualifiée à tort de « naïveté » que partagent les musiques traditionnelles et l’univers du peintre. De plus, le Douanier était lui-même musicien. Dans ses toiles, les instruments évoquent un autre monde, celui de la nuit, du mystère et du rêve, annonce inconsciente, selon Eric MONTBEL, de ce que sera le siècle de la globalisation et de la world-music.

Les neuf pièces musicales, composées par Eric MONTBEL, explorent le répertoire traditionnel avec un ancrage Centre France au travers des instruments et des rythmes (valse, bourrée, scottish) avec des échappées pop, jazz, fanfare et musique de cirque.
Le spectacle met en scène cinq musiciens et une danseuse. Chaque toile est accompagnée d’une pièce instrumentale et chorégraphique, interprétée par des artistes reconnus (Gilles CHABENAT, Alain BRUEL…). Maud BLANC, danseuse de formation classique et modern jazz, improvise sur la mélodie et les images. Les artistes jouent sur une scène-écran, immergés dans les tableaux projetés par un procédé de rétro vision mis au point par Serge ORTEGA qui permet de « visiter » les toiles de Rousseau, de les transformer en temps réel, et de proposer des réactions visuelles en liaison avec les moments musicaux.
Le tableau la « Bohémienne endormie » s’appuie, par exemple, sur l’utilisation d’une bande préenregistrée sur laquelle improvisent une clarinette de roseau et une vielle à roue. Puis une musique de fanfare apparaît, ambiance de cirque avec accordéon et percussions. Sur scène, un personnage mi-enfant mi-nain grandit au fur et à mesure de l’évolution de la musique et des tableaux d’enfants apparaissent.

Aux toiles du Douanier Rousseau répond une balade instrumentale dans un univers onirique…

Une co-production Ulysse Productions / Athos Productions / Le Chantier, avec l'aide de la DRAC PACA, de la Région PACA, de la ville de La Valette-du-Var.

Contact :
Ulysse Productions - Eric MONTBEL
Tel. 06 75 201 205
eric.montbel@wanadoo.fr


 
     
  Planètes Musiques 2005 : Duo Khaled Ben Yahia et Dorsaf Hamdani
Dorsaf HAMDANI, chant
Khaled BEN YAHIA, oud

Discographie :
- Khaled Ben Yahia :Wissal (Wazna, 2003)
        
Discographie Dorsaf Hamdani :
- H’Kaya Touila (2001)
- Carthage Méditerranée (1999)
 

L’aboutissement de la musique arabe réside dans les qualités d’improvisation et de navigation entre les modes. Avec sa création « Tesnime », qui signifie en arabe littéraire « le parfum de la fleur », le duo KHALED BEN YAHIA et DORSAF HAMDANI nous emmène au paroxysme de cet art tant il suggère la sensibilité et la poésie de ce style musical dont on retrouve les arômes élégants et sensuels.

Fin connaisseur des modes et virtuose du oud, instrument incontournable de la musique arabe, Khaled BEN YAHIA, musicien, compositeur, enseignant, mène une carrière partagée entre la France et la Tunisie. Il excelle dans le taqsim (improvisation instrumentale), reflet de sa dextérité. Il module ses improvisations avec sensibilité et créativité, maintenant son auditoire en haleine et se jouant de l’assistance lors des points d’arrêt, se grisant d’improvisations à la fois très libres, très audacieuses et sévèrement réglementées.

Dorsaf HAMDANI, étudiante en doctorat de musicologie à Paris, est réputée pour sa connaissance pointue des modes et leur maîtrise. Le timbre unique de sa voix, qui évoquent les grandes chanteuses de l’Egypte, et son extrême justesse transforment ses mawel (improvisations vocales) en enchantement mélodique. De variations démesurées en ornementations illuminées, tous deux naviguent hardiment autour des modes de la musique classique orientale et plongent dans les inflexions profondes de l’âme pour livrer leurs émotions et leurs intuitions.

En somme, la modernité du Duo Khaled BEN YAHIA et Dorsaf HAMDANI réside dans la simplicité de leur art mais surtout dans l’osmose entre les deux artistes.

Contact :
Khaled Ben Yahia
06 21 24 88 44



 
     
  Planètes Musiques 2005 : Duo M. Etxekopar & F. Rossé
Mixel ETXEKOPAR, flûtes, tambourin à cordes, sifflé
François ROSSE, piano
    

Instant magique de musique, intemporel et universel, fruit de la rencontre entre deux personnages qui viennent d’univers très différents.

D’un côté, Mixel ETXEKOPAR, virtuose des flûtes basques et siffleur extraordinaire porte l’héritage de sa terre. Pétri des traditions culturelles de sa vallée natale – la Soule – au Pays Basque, il s’est épris, tout jeune, des musiques ancestrales et des grands rites souletins que sont pastorales et mascarades. Depuis, la « Xirula » flûte traditionnelle souletine ne le quitte plus. Des chercheurs préhistoriens ont sollicité Mixel ETXEKOPAR pour faire « sonner » une flûte aurignacienne en os de vautour retrouvée dans la grotte d’Isturitz en Pays Basque, après plus de 20000 ans de silence… Instituteur, il transmet à ses élèves la mémoire et la passion de cet héritage. En musique, comme dans la vie, explorateur de sonorités nouvelles, il utilise ses origines comme une clef unique sur le monde et les autres cultures et tisse sans cesse des liens entre la tradition et les expériences contemporaines les plus avancées.

De l’autre côté, François ROSSE pianiste classique ancien élève d’Olivier MESSIAEN, navigue depuis bientôt trente ans dans le monde de la musique contemporaine, de la composition et de l’improvisation, comme en témoignent ces fréquentes visites à l’Estaminet de la Compagnie Lubat. Il développe un espace de jeu poly-culturel nourri de nombreuses rencontres et d’un long travail de connexions entre musiques écrites et improvisations. A travers cette création, il utilise le piano de manière non-conventionnelle et nous fait découvrir ses facettes informelles.

Par un immense travail de recherche sonore basé sur une écoute attentive de l’autre et de son environnement (jeux de cloches, sifflement, résonances dans le piano, cliquetis des doigts sur la flûte, …), Mixel ETXEKOPAR et François ROSSE nous transportent dans un univers poétique chaleureux, d’une très grande sensibilité, où le rapport à la nature occupe une place privilégiée : le chant des oiseaux répond aux cloches des troupeaux dispersés dans la montagne…

Contact :
Mixel ETXEKPAR
Tel. 05 59 28 32 16
mixeletxekopar@wanadoo.fr

 
     
  Planètes Musiques 2005 : Cie Léon Larchet

Virgine BASSET, violon, violon ténor
Philippe BONNET, contrebasse
Kali CHAOUALI, percussions
Jac LAVERGNE, violon, accordéon diatonique



Discographie :
    Muzikadansé (autoproduit)
    Entremodes (autoproduit)     
    Antelma duz (autoproduit)
    Léon un peu plus à l’Est (autoproduit)

Autrefois musiques à danser pour une grande partie du répertoire, la Compagnie Léon Larchet propose un concert instrumental et bavard autour des musiques d’Auvergne : au-delà de la musique, le quatuor porte un regard sur l’actualité et évoque différents sujets tels que la condition des femmes, l’avenir des enfants, certaines violences… ;

D'un point de vue musical, ce spectacle donne à entendre des nouvelles musiques d'Auvergne. Elles sont une vision moderne de ce que peut être la bourrée aujourd'hui quand elle n'a pas pour fonction de faire danser. Composées par Jac LAVERGNE principalement autour de l'accordéon et du violon, ces musiques ont gardé l'énergie qui caractérise les répertoires auvergnats depuis longtemps.

Ce titre convient assurément bien à l’ensemble tant il se situe entre les mélodies de routine et les mélodies dites modernes, entre un son d’hier et celui d’aujourd’hui, entre une vision mythique de l’Auvergne et l’acception d’influences nouvelles. Violon et accordéon occupent une place prépondérante car, en raison de leur ouverture, ces instruments permettent des arrangements inspirés. Les compositions non-académiques, l’absence de linéarité dans les rythmes et la constante oscillation entre le jeu de violon et les envolées mélodiques suggèrent des ambiances multiples, accentués par les propos inspirés de l’actualité intercalés entre les instrumentaux. Le musicien invite le spectateur à la réflexion.

Ce concert s’est façonné au fil des ans par la rencontre d’un pays et de gens singuliers. L’Auvergne y est peinte sans complaisance mais avec l’énergie et les émotions que cette région porte en elle.

Contact :
Cie Léon Larchet
Tel. 04 73 19 13 05
compagnieleonlarchet@libertysurf.fr
 
     
  Planètes Musiques 2005 : Duo Bertrand en Cie
Thierry BERTRAND, veuze, hautbois
Sébastien BERTRAND, accordéon diatonique
Thierry MOREAU, violon, violoncelle
Youenn LANDREAU, chapman stick
Stéphane ATROUS, saxophones
Sylvain FABRE, percussions

Discographie :
- Couleurs racines, sortie janvier 2005     → extrait : Suite de Maraîchines
- Carte blanche, Duo Bertrand & 9 Invités (Label Ouest, 2002)
- Fleur de sel (Label Ouest, 2001)
- Musique d’hier pour aujourd’hui (Arexcpo, 1993)

Le Duo Bertrand en Cie repose initialement sur une histoire de famille : l’oncle, Thierry BERTRAND, sonneur virtuose d’une veuze puissante, cornemuse locale qui avait disparu et le neveu, Sébastien BERTRAND, accordéoniste traditionnel très « rythmique ».

Ils ont commencé par rencontrer et enregistrer les « anciens », animer des bals, des veillées, faire vivre une tradition orale très riche. Aujourd’hui, ce duo est devenu une formation emblématique des musiques traditionnelles de France et plus particulièrement du répertoire du marais breton vendéen, région charnière entre la Bretagne et le Poitou, berceau des danses maraîchines.

Désireux de toujours ancrer sa démarche artistique dans les mouvements musicaux qui l’entourent, le Duo Bertrand, augmenté de cinq musiciens issus d’autres horizons musicaux (jazz, trad ou classique) fait évoluer le patrimoine de sa région à travers une création intitulée : « Couleurs racines ».
 Cette démarche originale inscrit pleinement le Duo Bertrand en Cie dans une pratique des nouvelles musiques traditionnelles. Le collectage reste la source de cette aventure musicale. Après une écoute attentive et sélective de pièces collectées, ils mettent en musique, transposent, façonnent les morceaux retenus en fonction des possibilités techniques des différents instruments et des sensibilités musicales de chacun, poussés par le désir d’imaginer des arrangements cohérents avec la danse.

Ce travail riche à partir de la matière brute donne naissance à des compositions originales, des arrangements novateurs, des sonorités puissantes. La configuration à six musiciens permet des dialogues inattendus. La veuze s’acoquine avec le violoncelle, le diato avec le saxo, pour proposer un brassage d’atmosphères qui navigue sur le répertoire vendéen, oscille ente jazz et musiques du monde, et livre de manière immédiate ses émotions : brutalité, délicatesse, virtuosité. Le septet a su retrouver la sensibilité à fleur de peau caractéristique du duo originel.

Autant de couleurs et d’émotions qui tracent la voie entre les musiques d’hier et les influences d’aujourd’hui.

Contact :
Trois - Quatre !
Tel. 05 56 91 79 54
www.troisquatre.com

 
     
  Planètes Musiques 2005 : Hamon Martin Quintet
Mathieu HAMON, chant
Erwan HAMON, bombarde, flûte traversière
Janick MARTIN, accordéon diatonique
Ronan PELLEN, cistre
Erwan VOLANT, basse

Discographie :
- L’habit de plume (Coop Breizh, 2004)   
- Allune (Coop Breizh, 2001)
- La Violette (Pixie, Sony-Déclic, 1999)

    .
Ils n’ont pas 30 ans mais ils jouent ensemble depuis 20 ans !…
Le quintet Hamon-Martin présente son nouveau concert : chansons d’amour d’une grande poésie qui, au-delà des racines bretonnes et des influences jazz transcendent les genres musicaux et inscrivent résolument ce groupe dans une pratique artistique actuelle. Une énergie particulière se dégage de leur interprétation, énergie qu’ils ont puisée dans leur expérience et leur passion des festoù-noz à la source desquels ils ont grandi.

Le groupe repose sur la rencontre musicale entre un duo instrumental et un chanteur. Janick MARTIN, accordéoniste diatonique d’une grande aisance technique, se balade entre swing manouche et musique du monde. Son complice, le talabarder Erwan HAMON, offre un jeu de bombarde varié entre puissance et raffinement. En ce qui concerne ce duo, l’histoire pourrait se résumer ainsi : virtuosité, créativité, complicité absolue…

Quant à Mathieu HAMON grand frère d’Erwan, au timbre de voix chaud, large et profond, sa présence sereine et son interprétation sobre mais précise en font l’un des meilleurs chanteurs bretons actuels. Grand collecteur de répertoire d’une maturité vocale certaine, Mathieu se définit comme « paysan chanteur » alternant travail à la ferme, concerts et festoù-noz. Il décline, en français, des histoires d’amour d’une grande poésie, nourries de la vie aux champs, proches de la nature, puisées dans un répertoire de haute Bretagne. La puissance évocatrice de sa voix invite au rêve.

Autour de ce noyau familial, la finesse des jeux de Ronan PELLEN et Erwan VOLANT apporte une richesse rythmique et harmonique teintée de jazz et de blues et souligne la profondeur du dialogue et de la narration.

Contact :
Esta-Fête
Tel. 02 99 71 09 82
esta-fete@wanadoo.fr
www.esta-fete.com


 
     
  Planètes Musiques 2005 : Ténarèze
Alain « Kachtoun » CADEILLAN, chant, cornemuses, instruments inventés (polychlorure de vynilophone, clarinoise, escoubophone…)
Marc ANTHONY, vielle à roue électroacoustique
Bernard SUBERT, chant, clarinettes, cornemuses, flûtes, percussions
Laurent ROUSSEAU, guitares préparées et malmenées, objets sonores (placapied, saucier à clou…)

Discographie :
- Auseths - Ténarèze (Modal)    → Extrait : Buelta. Dans le gaz. Rondeau
- Ténarèze – Perlinpinpin Folc (Compas)
- Chants de quête – Cie Chez Bousca (Ocora)

Toujours sur les sentiers de territoires imaginaires, avec sa création sur le thème de l’eau, Ténarèze continue son exploration des musiques traditionnelles de l’hexagone et du monde avec en trame de fonds un certain ancrage du côté de la Gascogne. De compositions originales en mélodies traditionnelles revisitées et « bidouillées », de textes mis en musique en chants traditionnels réarrangés (en occitan et en français), Ténarèze navigue dans un univers singulier, hors du temps et des modes lamineuses, et pourtant très actuel.

Plus que jamais, ce nouveau spectacle repose sur une lutherie insolite et délirante, inventée et fabriquée par ces musiciens adeptes de la récupération et du bricolage. Ténarèze dispose ainsi d’un instrumentarium introuvable dans tout magasin de musique : un manche à balai (escoubophone) sonne comme une véritable clarinette, un siphon de lavabo, tube tortillard en pvc (polychlorure de vynilophone) se prend pour une clarinette basse, des saladiers en plastique transparent se réincarnent en tambours à eau. A ces trouvailles instrumentales toutes droites sorties de l’imagination d’Alain « Kachtoun » CADEILLAN, s’ajoutent les instruments préparés par Laurent ROUSSEAU comme le placapied, pièce de machine à laver amplifiée ou le saucier à clou, matériel rythmique électroménager amplifié. Quant à la vielle à roue électroacoustique, équipée d’un nombre inhabituel de cordes et de capteurs qui permettent toutes sortes de traitements et bidouillages électroniques, elle devient une véritable usine à gaz sonore… Le spectacle est à la fois sonore et visuel.

Ténarèze, quatuor non-conventionnel, propose une musique intemporelle et universelle qui intrigue. Ces curiosités transversales méritent le détour…

Contact :
Cie des 9 Tribus - Natacha Mémeteau
Tel. 06 81 75 02 16
neuftribus@wanadoo.fr
 
     
  Planètes Musiques 2005 : Duo YomguiH & Cuniot
YOMGUIH,clarinettes
Denis CUNIOT, piano
  
Discographie : The Golem on the moon (Buda Musique, 2004)     → extrait : Suite bulgare
 
YOMGUIH et Denis CUNIOT, que trente années séparent, sont réunis par une même passion : la musique klezmer à laquelle ils apportent une touche personnelle à base d’arrangements originaux et d’improvisation. Puisant dans le jazz, les musiques traditionnelles d’Europe de l’Est ou de l’Inde, ils proposent une lecture radicale et audacieuse du répertoire et provoquent une interaction entre modernité et tradition.

Denis CUNIOT, pianiste « klezmer » a pris part au renouveau du genre en France dès le début des années 90 notamment au côté du clarinettiste du groupe Bratsch. Il a enregistré depuis plusieurs disques et composé des musiques de films.

YOMGUIH, jeune clarinettiste premier prix du CNR de Paris, accompagne toutes les figures de la chanson yiddish en France et participe notamment aux spectacles d’A. Ionatos et U. Lemper.

Ensemble, ils nous emmènent dans un univers d’une grande musicalité, sur un rythme vif et enjoué. Bien qu’explosif et nerveux, voire dissonant, le dialogue fonctionne toujours parfaitement entre ces deux complices dont le plaisir de jouer s’avère très communicatif. Si la clarinette conduit souvent les parties mélodiques et se lance dans des improvisations d’une grande aisance due à une excellente maîtrise instrumentale, le piano nous offre aussi de très bons développements qui mettent en valeur la frappe si particulière de Denis CUNIOT avec une référence manifeste au jeu du cymbalum.

La clarinette majestueuse dans la tristesse, violente dans la tendresse, véloce dans les cadences, et le piano, tantôt swing, tantôt jazzy, fusionnent, dans un bouillonnement de sentiments contrastés, pour une approche résolument contemporaine des musiques klezmer.

Contact :
Denis Cuniot
Tel. 06 32 63 24 40

 
     
  Planètes Musiques 2005 : Gadalzen
Ludovic TADEUSZ KIERASINSKI, basse, choeurs
Jacob FOURNEL, flûtes
Marc SERAFINI, accordéon diatonique
Pierre ROUCH, cornemuse gasconne
Alem ALQUIER, guitare, chant, bouzouki

Discographie :
Chromatophonies (Discoïdale, 2002)   

Elevé à l’école des bals traditionnels, Gadalzen a choisi d’offrir au répertoire occitan une alternative, en croisant les musiques urbaines avec des matériaux traditionnels. Il nous invite à la découverte de son deuxième album, enregistré à l’automne et composé de cinq morceaux chantés en occitan et de six instrumentaux.

Gadalzen s’appuie sur une base à la fois vocale et instrumentale et se nourrit du vécu et des influences de chaque membre du groupe. De culture occitane, Gadalzen s’approprie la richesse des musiques de transmission orale, source d’inspiration, et l’énergie des musiques amplifiées pour créer son propre univers musical. L’innovation repose non seulement sur les compositions et arrangements imaginés par le groupe en fonction des contraintes instrumentales et rythmiques (notamment l’absence de percussions) mais surtout sur une volonté d’utiliser différents champs musicaux comme la modalité, la tonalité, d’explorer les gammes extra-occidentales, de s’amuser de l’électrification. Il en découle un son particulier et des compositions qui mêlent musiques traditionnelles, influences rock, funk et jazz.

Ces choix esthétiques les poussent à transgresser les genres et les conduisent à une prise de risque permanente dont il découle des arrangements surprenants, atypiques et festifs.

Gadalzen offre un cocktail musical novateur et généreux, porté par une énergie et un enthousiasme réels, d’une folie douce malicieusement distillée. Nul doute, cette alternative occitane bouleverse les musiques traditionnelles habituelles et s’inscrit dans une pratique urbaine qui séduit les publics jeunes, comme en témoigne leur passage au Bikini de Toulouse.

Contact :
Alem Alquier
Tel. 05 63 58 15 78
alem.alquier@free.fr

 
     
  Planètes Musiques 2005 : JF Vrod - L'idiome du Village
Jean-François VROD, violon, contes, dispositifs sonores
Sam MARY, conception lumières et projections
Avec l’aide de Catherine MERCIER, scénographie
      Philippe RAULET, écriture
      Abbi PATRIX, mise en scène


Discographie :  
- Faire l’idiome pour avoir du son     (Boxpock, 2000)
- Jean-François Vrod (Cinq Planètes, 1998)
- Voyage (Silex, 1996)


Musicien violoneux depuis l’âge de seize ans, chercheur, collecteur, formateur ouvert à la question de l’improvisation musicale, artiste accompli et reconnu, Jean-François VROD se met en scène dans un spectacle pluridisciplinaire d’une réelle profondeur artistique, hors de tout sentier battu.

« L’Idiome du Village », spectacle pour violon, dispositif sonore et projections d’images établit un parallèle entre l’Art Brut, « productions de gens indemnes de toute culture artistique » selon le peintre Jean DUBUFFET, et les arts de la tradition orale (musique, conte….).

Cette mise en perspective des différents courants esthétiques et idéologiques qui se retrouvent sur le chemin commun de l’Art Brut ouvre un champ large pour la réalisation du spectacle. Ainsi, pour suivre l’exemple de ces artistes souvent pluridisciplinaires, Jean-François VROD se fait tour à tour musicien bavard et montreur d’images.
Sur le plan narratif, il raconte des textes écrits par les artistes eux-mêmes, des comptines populaires et leur prolongement (par exemples, les jeux rimés, les contredits de la tradition languedocienne, les mots sauvages), des cycles d’histoires particulièrement présents dans la tradition orale (les mensonges, villages de fous…) et tout texte narratif qui fait appel à un imaginaire grotesque, débridé, exagéré ainsi que des récits de vie de quelques artistes marginaux.
L’aspect conté est ponctué, soutenu, porté par des musiques récupérées ou composées. Jean-François VROD approfondit par ce biais la question du rapport entre composition et improvisation en exploitant une matière de tradition orale. Pétri par le répertoire et les façons de faire des violoneux traditionnels, il poursuit le travail déjà engagé visant à considérer le violon comme objet à produire de la matière sonore.
Parallèlement, chaque étape de ce spectacle « rustique moderne » fait l’objet d’un traitement particulier : mise en lumière, projections d’images fixes, jeu d’ombre, illustration, avec en filigrane la problématique du recyclage et de la récupération, fondement de l’Art Brut très présent dans les musiques traditionnelles.

Coproduction Maison pour Tous de Chatou, ADDMD 48, ADAMI, commande musicale DRAC Auvergne.

Contact :
Jean-François Vrod
Tel. 06 80 73 80 44
jfvrod@club-internet.fr


 
     
  Planètes Musiques 2005 : Corou de berra
Michel BIANCO, chant, mandoline, vielle à roue
Primo FRANCOIA, chant
Marion BOUQUINET, chant
Françoise MARCHETTI, chant
Pascal FERET, chant
Massimo ROSADI, chant
Nicole THOMAS, accordéon
Luca ALLIEVI, guitare
Gilles CHOIR, batterie
Pascal MASSON, contrebasse

Discographie sélective:
- Miédjou (Buda Musique, 2003)  
- Calena (Buda Musique, 2001)
- Du mois d’août à nos jours (Buda Musique, 2000)
 
Les Alpes méridionales forment un creuset où viennent se fondre les multiples échanges entre Provence et Pays niçois d’un côté, Piémont et Ligurie de l’autre. Ce brassage a donné naissance à des cultures fortes, enracinées, vivantes. Le chant polyphonique est une des richesses de ce patrimoine actuel et authentique à la fois.

Après dix-sept ans d’activité, de nombreux concerts, sept disques, le Corou de Berra, dirigé par Michel BIANCO, est devenu la référence de cette mouvance musicale des Alpes méridionales. Il nous invite à découvrir leur dernière création.

« Miédjou », création contemporaine en langue niçoise pour chœur et instruments, constitue une branche du chantier vocal de Corou de Berra, qui prolonge ainsi par la composition, la vie d’un répertoire en perpétuelle évolution, preuve qu’il s’agit bien là de tradition vivante. Ici l’orchestre à cordes vocales, dont la vocation initiale était le chant a capella, ose la rencontre avec un instrumentarium (contrebasse, vielle à roue, mandoline et batterie). Le fruit de cette cohabitation semble de prime abord insolite mais la difficulté est franchie sans encombre puisque cette version instrumentale donne la pleine mesure des possibilités mélodieuses du chœur. La vocalité occupe donc toujours un rôle prépondérant tout en faisant en sorte que chacun trouve sa juste place. Ainsi, les parties instrumentales répondent avec légèreté et discrétion aux voix nuancées et soulignent, tantôt en couleur, tantôt en pulsation, les créations contemporaines.


« Miédjou » s’inscrit dans un univers musical subtil et équilibré qui joue habilement des entrées des uns, des sorties des autres, des différentes associations possibles, des volumes contrastés. Un son très acoustique et des timbres chaleureux.
 
Contact :
Michel Bianco
coroudeberra@free.fr
 
     
  Planètes Musiques 2005 : Kaloomé
Antoine « Tato » GARCIA, voix ,guitare
Sabrina ROMERO, chant, cajon
Madjid BENYAGOUB, chant, darbouka
Caroline BOURGENOT, violon
Elodie POIRIER, violoncelle
Guillaume BOUTHIE, contrebasse
Chris MAILHE, percussions, congas
Joseph POUBILL, cajon, percussions

Discographie : Sin fronteras (Long Distance, 2004)

La rumba, c’est l’âme des gitans catalans... une rythmique vive, caractéristique, envoûtante qui fait partie de la vie de tous les jours, et est pratiquée comme une respiration aussi bien pour les moments sacrés (assemblées religieuses), les fêtes familiales et les mariages qui réunissent régulièrement l’ensemble de la communauté. La musique est avant tout une affaire de famille.

Antoine « Tato » GARCIA a passé son enfance dans un univers de chanteurs et la guitare est rapidement devenue son second souffle, une vraie passion. Après un parcours impressionnant au sein de Tekaméli avec la chanteuse et étincelante danseuse Sabrina ROMERO, il change de cap en 2002 avec la création de Kaloomé (« kalo », le gitan et « omé », la profondeur de l’âme).

La formule musicale est originale et privilégie les cordes avec un trio violon, violoncelle contrebasse qui portent les chants en espagnol, ponctués de quelques mots en kalo (langue gitane), grâce à de subtils arrangements soutenus par une belle variété de percussions. La complémentarité des voix est l’une des forces de l’ensemble depuis l’arrivée de Madjid, jeune chanteur algérien inspiré, qui sait à merveille développer contrepoints et réponses aux polyphonies aériennes de Sabrina et Tato. Le violon de Caroline, le violoncelle de Elodie et la contrebasse de Guillaume inventent une alchimie et un son qui trouvent des réminiscences tsiganes, orientales ou classiques. L’arsenal de percussions de Josèp et Chris vient ciseler en nuance les créations originales ou les adaptations du groupe.

Après une série de concerts remarqués au Cirque d’Hiver à Paris, au Cirque Royal de Bruxelles, Festival de Villeneuve d’Asq, Festival de Nouakchott en Mauritanie et diverses scènes françaises, Kaloomé vient de sortir (mai 2004) un premier album intitulé « Sin Fronteras ». Caroline et Antoine « Tato » GARCIA ont été appelé par Tony GATLIF pour enregistrer la musique originale de son dernier film « Exils ».

Contact :
Guy Bertrand
Tel. 06 86 08 74 92
guy.bertrand6@wanadoo.fr

 
     
  Planètes Musiques 2003 : Edito
Donner à voir, à entendre, à comprendre l’avenir, sans doute pluriel, autant que les présents singuliers des musiques traditionnelles d’aujourd’hui, tel est le beau pari d’une programmation comme celle de Planètes Musiques en 2003 :

Voix pour tous usages, accordéons et autres boîtes à frissons, cultures du grand Sud, voyages vers d’autres musiques et d’autres géographies, instruments à (diverses) cordes et artistes “ d’appellation d’origine contrôlée” sont les ingrédients chaleureux et colorés d’un Festival,
délibérément en prise avec l’actualité, la modernité charnelle des sons et des esthétiques qu’on dit “trad”, embarqué sans remords dans l’aventure de traditions imaginées…

Aujourd’hui en France vivent, travaillent et créent des artistes de toutes cultures aux prises avec des musiques issues de traditions riches, forts d’approches désormais très personnelles de leur art, tous engagés dans des fusions artistiques fines et intelligentes aux confins de la mémoire et de la création.

De toutes les musiques et artistes présents dans Planètes Musiques, aucune ni aucun ne saurait avoir – bien sûr – le dernier mot, le son ultime … puisque toutes et tous procèdent de ces musicalités irréductibles,  indescriptibles, imprescriptibles :

Nées au hasard d’odeurs de réglisse au flanc des volcans d’Auvergne, de varech mouillé sur le sable de l’océan, de vapeurs de bistrots enfumés au fin fond des Carpates ou de la folie douce des hommes musiciens, ces musiques s’incarneront – comme on les aime – ici, dans les mélodies les plus sacrées, là, dans de truculentes histoires à dormir debout, ailleurs, dans de solitaires complaintes au bout des mots, des routes ou des rites, là enfin, dans de sauvages orchestrations pour symphonies bricolées et dansées.

Et si, de fait, ces musiques trad n’avaient pas été rêvées, pensées, conçues voici des lunes ou – plus vraisemblablement – avant-hier matin… on jurerait à les découvrir les avoir toujours entendues, connues, souhaitées …

Elles seront donc dans Planètes Musiques 2003.

Olivier DURIF
Président de la FAMDT

 
     
  Planètes Musiques 2003 : Barbara Furtuna
André Dominici (chant),
Ange Jean Luciani (chant),
Jean-Pierre Marchetti (chant),
Jean-Philippe Guissani (chant),
Maxime Merlandi (chant).

Discographie : ‘La magie des polyphonies corses’

Barbara Furtuna est un chœur d’hommes entièrement voué au chant polyphonique corse. L’entremêlement des voix est à la fois très organisé et très spontané. L’unité fusionne avec le collectif.
Parmi les cinq membres du groupe, plusieurs ont déjà participé à des expériences musicales majeures comme ‘A Filetta’ ou ‘Giramondu’. Enrichis de ces parcours, ils reviennent aujourd’hui à un esprit plus traditionnel, où la voix est l’instrument essentiel, sans adjuvant de technique, ni accompagnements musicaux sophistiqués.
Leur répertoire se compose de chants traditionnels sacrés, chants toujours interprétés lors des messes de mariage, des défunts ou de la Semaine Sainte. En plus du répertoire liturgique, Barbara Furtuna propose des mélodies profanes, sur des thèmes comme l’amour ‘Violetta’ ou l’exil ‘Barbara Furtuna’.
L’originalité du groupe relève de sa capacité à puiser dans les deux styles existants en Corse : ‘l’école montagnarde’, au chant vigoureux et rustique, et ‘l’école de la mer’, adoucie par les influences extérieures. Cette alternance donne un rythme tonique et intense à leur prestation.
Barbara Furtuna parvient aussi à nous faire voyager dans l’espace, grâce à des adaptations de textes étrangers (sarde, toscan, géorgien), et dans le temps. Barbara Furtuna veut montrer, à travers créations et adaptations (du Temps des Cerises en Corse notamment), les apports d’un monde en perpétuelle évolution. Le tuilage de quatre, voire cinq voix, au lieu des trois habituelles, dévoile des couleurs inédites aux intonations hispanisantes et arabisantes.
Barbara Furtuna inscrit le patrimoine polyphonique dans la tradition de demain.

Contact :
Jean-Philippe GUISSANI
tel. Fax : 04 95 37 64 21
barbara.furtuna@wanadoo.fr
http ://barbara.furtuna.free.fr/

 
     
  Planètes Musiques 2003 : Mamouchka
Natalia Ermilova (chant),
Veronika Boulytcheva (chant),
Moïra Montier Dauriac (chant).

Trio féminin, Mamouchka réinterprète des chansons traditionnelles russes : mélodies populaires de l’Oural et de la vieille Russie, chansons des petits cabarets ruraux, ballades de la grande plaine.
Natalia Ermilova et Veronika Boulytcheva puisent leur répertoire dans leur enfance passée en Russie. Dès leur plus jeune âge, elles gravent dans leur mémoire des chansons populaires apprises auprès de leurs grands-mères et dans les fêtes familiales.
Indépendamment, elles ont suivi une formation musicale classique : Veronika s’adonne au chant lyrique alors que Natalia étudie le violon. Elles découvrent aussi le jazz.
En 2001, le duo s’est enrichi d’une troisième voix, celle de Moïra Montier Dauriac. Grâce à un parcours intense dans le milieu jazz et la musique traditionnelle des Balkans (elle a fait partie des orchestres traditionnels dans les films de Tony Gatlif), elle trouve très vite sa place, apportant le soutien harmonique et la rondeur sonore de la contrebasse.
Si le trio fait naturellement résonner l’héritage de la tradition orale, il ne s’arrête pas là. Il intègre des éléments de musiques savantes dans le jeu instrumental, il enrichit l’écriture par un contrepoint ou des jeux vocaux….
Avec ces touches personnelles, ce trio de poupées russes incarne le souffle d’une Russie immortelle et toujours en possession de son génie créatif.

Contact :
Carthago – Thierry Bongarts Lebbe
Tel : 01 44 93 50 86
info@carthago.org

 
     
  Planètes Musiques 2003 : Raul Barboza
Raul Barboza, accordéon chromatique

Discographie :
- Raul Barboza (La Lichère, 1993)
- La Tierra sin Mal (La Lichère, 1995)
- Raul Barboza / Juango Dominiguez (La Lichère, 1999)
- Confidencial (2001)

Raul Barboza est né à Buenos-Aires en 1938, de parents d’origine indienne guarani (nord-est de l’Argentine). Dans la province de Corrientes, sur le littoral Nord-Est de l’Argentine, aux confins du Brésil, de l’Uruguay et du Paraguay, un brassage musical s’est opéré au XIXème siècle entre les influences indiennes sensibles aux rythmes et aux voix de la nature (chant des oiseaux, clapotis de la pluie, galot des animaux) et des influences européennes (polkas, mazurkas et valses apportées par les immigrés tchèques et polonais). Ce métissage a donné naissance à une musique gaie, virevoltante et pourtant pleine de nostalgie : le chamamé (prononcer tchamamé).
Cette musique populaire jouée dans les fêtes et les carnavals, Raul Barboza la découvre dès le plus jeune âge, à l’écoute de son père, ouvrier, chef d’orchestre et guitariste. Mais plutôt que la guitare ou le bandonéon, il choisit l’accordéon chromatique.
Doué d’un immense talent, il devient l’ambassadeur de cette musique, qui rappelle parfois le tango ou le milango, à travers le monde. Mais contrairement au tango devenu une musique académique, le chamamé a su rester une musique populaire, dénuée de règles préétablies, avec une grande liberté d’esprit et d’improvisation. Raul n’hésite donc pas à multiplier les rencontres musicales, avec Marcel Azzola, Richard Galliano ou bien encore Marc Perrone, et au fil du temps confronte le chamamé au jazz, à la musique européenne, au musette, tout en restant attaché aux valeurs de son enfance, croyant aux esprits qui le protègent, fidèle aux rythmes de la nature.
Raul Barboza puise dans ce parcours personnel à la fois ancré et ouvert sur le monde, une force créatrice d’une grande sensibilité. Mi-fou, mi-sage, Raul Barboza peint à l’accordéon des paysages colorés et imaginaires, imprégnés de multiples traditions.

Contact :
Europe Tempo Spectacle – Denis Leblond
Tel : 01 42 26 03 03 – fax : 01 42 26 03 13
europe.tempo.spectacle@wanadoo.fr
www.europe-tempo-spectacle.com

 
     
  Planètes Musiques 2003 : Krachno Horo
Neno Koytchev (accordéon chromatique),
François Carpita (guitare),
Nicola Marinoni (percussions),
Christine Villiard (basse).

Discographie : Musiques populaires de Bulgarie (Silex, 1994)
(L’Autre Distribution – sortie automne 2003)

Fondé par le virtuose de l’accordéon chromatique Neno Koytchev, le groupe Krachno Horo était à l’origine un orchestre de noces de la ville de Gabrovo (Bulgarie). Installé en Italie, Neno Koytchev est aujourd’hui le seul musicien bulgare de Krachno Horo nouvelle formule, cocktail de musiciens aux trajectoires variées : François Carpita, guitariste aux influences jazz, est considéré comme l’un des rares spécialistes de la Tambura (guitare des Balkans) qui ne soit pas bulgare. Nicola Marinoni, batteur italien, dont l’esprit d’invention est très recherché, est un véritable ‘touche à tout’. Christine Villiard, bassiste, a suivi un parcours atypique l’amenant du heavy metal au jazz fusion…
Krachno Horo ainsi constitué crée une musique nouvelle où le caractère virtuose et festif de la musique des Balkans, toujours présent dans le style, dans les ornementations, rencontre les influences italiennes et des intonations jazz. Neno Koytchev parvient, en tirant le meilleur de chaque personnalité originale qui l’entoure, à recréer un vocabulaire balkanique unique, à impulser un nouveau type de jeu, souligné par la précision de l’accordéon et des percussions. Krachno Horo a su trouver l’équilibre entre une recherche de longue haleine au cœur de la tradition balkanique et une expérience humaine singulière. Un pied dans la tradition, l’autre dans la création, Krachno Horo trace son propre chemin.

Contact :
Sarabande
Tel – fax : 04 90 86 56 55
assoc.sarabande@wanadoo.fr

 
     
  Planètes Musiques 2003 : Familha Artus
Mateu Baudoin (flûtes, besson, voix, vielle à roue),
Roman Baudoin (vielle à roue alto et soprano, artusofona, cajon),
Roman Colautti (basses, vinaigrier, cajon),
Lionel Dubertrand (boha, voix, percussions, vinaigrier).

Discographie : Omi (Modal Plein Jeu, 2003)

La Familha Artus pratique une musique cosmopolite, actuelle mais ancrée en Gascogne. Ce quatuor à la moyenne d’âge de 23 ans et composée de caractères bien trempés, a déjà une démarche artistique bien affirmée. Il s’est ainsi imaginé un univers musical original et moderne ‘le Cosmotrad’ en proposant un traitement électroacoustique d’instruments traditionnels gascons sur des ré-interprétations de mélodies traditionnelles et des compositions. Les instruments adaptés ou créés sont utilisés avec des multi-effets, des loop stations… ou détournés de leur utilisation première. La Familha Artus ne cherche pas à imiter des sons déjà existants mais bien à inventer de nouvelles possibilités sonores. Le travail sur les voix se fait dans la même optique puisque le groupe mène des expérimentations improvisées sur les plans mélodiques, linguistiques et rythmiques.
Le groupe défend une vision pluraliste et évolutive de la culture de ‘Gasconnie’. L’héritage du passé doit se tourner vers l’avenir en digérant des techniques musicales actuelles. La tradition sert de base de lancement pour se mettre en orbite. C’est le principe du Cosmotrad.
Inclassable parmi les marginaux, à mi-chemin entre musiques traditionnelles et musiques actuelles, la Familha Artus a su creuser son sillon : ‘l’électro-traditionnel’

 
     
  Planètes Musiques 2003 : Lo Cor de la Plana
Manu Théron (chant),
Sebastian Spessa (chant),
Denis Sampieri (chant),
Benjamin Novarino-Gianna (chant),
Rodin Kaufman (chant).

Discographie : Es lo titre (Nord Sud, 2003)

Lo Cor de la Plana (prononcez ‘Lou couar dé la plane’ et traduisez ‘Le cœur de la plaine’), ensemble polyphonique de cinq chanteurs originaires du quartier de la plaine à Marseille, revisite le répertoire des chants religieux provençaux en leur appliquant la technique du chant polyphonique. L’approche est assurément novatrice et ils dégagent sur scène une force et une énergie hors du commun.
Le groupe parvient à tirer d’éléments aussi rudimentaires que les percussions corporelles (picaments de pieds et bataments de mains) un sens et une énergie inépuisable, à mille lieux de modèles standardisés.
L’intensité du Cor de la Plana repose sur l’alchimie des polyphonies et des polyrythmies issues des répertoires occitans, colorées d’éléments présents dans la culture marseillaise d’aujourd’hui (ragga-mufin, techno-groove…).
Pleinement investi de ces musiques, Lo Cor de la Plana se lance aujourd’hui dans une réinterprétation des musiques à danser occitanes. Les chansons sont inspirées des danses anciennes (danses populaires comme les bourrées, farandoles, rigaudons) ou de courants musicaux actuels (rock, ragga, techno) et font l’objet d’une réadaptation aux formes musicales en présence : voix, percussions corporelles, tambours sur cadre et moyens électroacoustiques de transformation des voix : vocodeurs, effets électroniques, octaveurs, …  
Les textes, créations originales des membres du chœur, commentent de façon poétique les sensations ressenties lorsque l’on danse.
L’implication sociale de Manu Théron et de ses acolytes dans des associations de quartier où ils animent des ateliers de chants traditionnels occitans près d’une centaine de femmes de tous milieux et de toutes origines est une source d’énergie intarissable qui alimente leur inspiration.

Contact :
TroisQuatre !
Tel : 05 56 91 79 54 – Fax : 05 56 91 69 95
info@troisquatre.com
www.troisquatre.com

 
     
  Planètes Musiques 2003 : Le Syndrôme de l'Ardèche
Isabelle BAZIN VERICEL (accordéon diatonique),
Pierre Vincent FORTUNIER (cornemuse et violon),
Dominique GENTE (trompette, bugle et soubassophone),
Joannés KOTCHIAN (batterie et tuba),
Christophe LADRET (percussions),
Stéphane MEJEAN (saxophone et cornemuses françaises).

Discographie : Modal 2003

Le Syndrôme de l'Ardèche trouve sa place dans le paysage musical actuel où se rencontrent les musiques traditionnelles, des mélodies inédites et la spontanéité du jazz.
Stéphane Méjean, leader du quintette, a une grande pratique du jazz de style ‘modal’, dans la lignée d’un John Coltrane, qui lui-même s’inspirait beaucoup de musiques traditionnelles.
Ses compositions puisées dans le répertoire traditionnel, riche, varié, résolument festif, du Vivarais et des Cévennes, mêlent l’accordéon diatonique aux percussions venues d'autres horizons, marient les cornemuses aux cuivres échappés des fanfares...
Les mélodies collectées (bourrées, rigaudons, polkas, marches nuptiales) sont habillées de nouvelles harmonies, de couleurs et d’inflexions venues du jazz. Si le cadre est mûrement réfléchi, il laisse suffisamment de liberté pour s’adonner à l’improvisation.
Le tout donne une musique aux timbres originaux et aux couleurs audacieuses, truffée d'inflexions rythmiques inhabituelles en musiques traditionnelles.
Le Syndrôme de l'Ardèche bouscule les styles et créé une musique traditionnelle d’un nouveau genre, qui fait penser à des compositions impressionnistes : les mélodies s’esquissent et s’enchaînent sans jamais se dévoiler pleinement.

Contact :
Stéphane Méjean
Tel – fax : 04 75 07 00 76
le.syndrome@wanadoo.fr


 
     
  Planètes Musiques 2003 : Kof a Kof
Roland Becker (saxophones soprano, alto et baryton, clarinette)
Régis Huiban (accordéon chromatique).

Dans les années 30 en Bretagne, les jeunes boudaient les campagnes, où régnait encore l’illustre couple biniou-bombarde, et n’avaient d’yeux que pour les nouvelles musiques interprétées en ville, le musette et le jazz. L’accordéon chromatique et le saxophone ont alors détrôné les cornemuses, le répertoire traditionnel breton a flirté avec une certaine fantaisie, s’est acoquiné avec le music-hall et le swing-musette et s’est ouvert au ‘jâse’...
Avec leur duo Kof a kof, ‘ventre contre ventre’, Roland Becker et Régis Huiban se replongent dans cet univers où l’accordéon chromatique, qui parle le breton et danse la gavotte, se marie au saxophone mythique du music-hall et du jazz. Avec l’humour et les airs à danser d’une époque pleine de guinguettes, Kof a Kof fait swinguer les planchers cirés et nous invite à faire la noce.
C’est aussi l’occasion d’accorder le devant de la scène à un artiste accompli et imaginatif, Roland Becker, maître sonneur de l’Orchestre National Breton.
Les compositions de Roland Becker, entre style années 30 et jazz, dépeignent avec beaucoup d’humour, de gouaille et d’improvisation, le tableau d’une époque certes révolue mais revisitée.

Contact :
Roland Becker
Tel : 06 75 12 93 43
oyoun@wanadoo.fr

 
     
  Planètes Musiques 2003 : Cie Bismut
Delphine Chomel (violon, chant),
Marion Diaques (alto, chant, percussions),
Claire Menguy (violoncelle),
Max Grèze (saz, sarod, daf, chant),
François Ceccaldi (bendir, tablas, zarb, darbouka, cruche)
Michel Bismut (contrebasse et direction).

Discographie :
- Ur (Al Sur, 1996)
- Porte Bonheur (Al Sur, 2001)

Pour la création de Hédiyé (le cadeau en turc), Michel Bismut s’est entouré du trio de cordes classiques Zéphyr, associé à Max Grèze, joueur de saz, luth turc à long manche et François Ceccaldi, percussionniste aux influences orientales.
La Cie Bismut lance donc le pari de réunir dans une même création l’incarnation de la musique classique occidentale par excellence et des instruments traditionnels orientaux et réalise la synthèse de différentes traditions musicales : africains, espagnoles, turques, tziganes…
La Compagnie invite au voyage dans un univers sonore où les cordes classiques côtoient les chants populaires, où les rythmiques orientales rencontrent le blues et le jazz, où les chants à l’unisson répondent aux improvisations. Max Grèze chante en turc, alors que les violonistes du trio Zéphyr chantent une langue inventée, dont les sonorités évoquent la Méditerranée.
Dans la frénésie des couleurs qui s’entremêlent, on ne sait plus si le monde musical imaginaire de Bismut s’ouvre aux sonorités méditerranéennes ou si les musiques d’ailleurs cherchent un point d’ancrage.
Grâce à la personnalité et au talent d’écriture de Michel Bismut, l’alchimie s’opère, à mille lieux du patchwork musical.
Création polyglotte, pluristyle et plurielle, Hédiyé respire la Méditerranée d’aujourd’hui.

Contact :
Cie Bismut
Tel – fax : 04 67 58 63 89
compagnie-bismut@libertysurf.fr

 
     
  Planètes Musiques 2003 : Françoise Atlan
Françoise Atlan (chant),
Nabil Khalidi (oud).

Françoise Atlan se joue des frontières et invite à une promenade musicale dans l’univers poétique des juifs d’Espagne.
Un attachement profond à la tradition arabo-andalouse, dû à ses racines judéo-orientales, doublé d’une curiosité la conduisant à une recherche musicologique constante, ont amené Françoise Atlan à se passionner pour les musiques du bassin méditerranéen.
De formation classique, elle peut, grâce à sa technique vocale, aussi bien interpréter le répertoire lyrique que les pièces contemporaines sans oublier les berceuses judéo-espagnoles chères à son cœur.
Son répertoire mêle les romances séfarades, les pièces du répertoire classique arabo-andalou, les chants religieux juifs et chrétiens, mâtinés d’influences médiévales, orientales et populaires.
Sa voix d’une grande pureté distille des nuances subtiles et profondes, avec une parfaite maîtrise de l’ornementation et des vocalises naturelles.
A cappella ou accompagné d’un luth ou bien d’un zarb iranien, Françoise Atlan revivifie et inscrit dans le présent le parfum d’une tradition plusieurs fois séculaire.

Contact :
Nomades Kultur, Cendryne Roé
Tel : 04 42 03 72 75
cendyroe@nomadeskultur.fr

 
     
  Planètes Musiques 2003 : Marc Anthony solo
Marc Anthony (vielle électro-acoustique)

Discographie : Solo (Cinq Planètes)

En programmant Marc Anthony dans sa formule concert ‘Autre Chose’, nous souhaitons briser l’image passéiste de la vielle à roue, instrument emblématique du folklore et démontrer que ces instruments issus de la tradition s’inscrivent dans une pratique musicale actuelle.
Depuis ses débuts, Marc Anthony a multiplié les expériences dans divers domaines musicaux, passant de formations instrumentales très ‘trad’ à des formules plus ‘variétés’, de la musique médiévale à l’improvisation électro-acoustique.
Passionnés par les sons, il explore les paradoxes de cet instrument résolument actuel de par son électronique et les sonorités originales qu’il génère. Cette expérimentation sonore confère à son propos musical un caractère très affirmé et hors d’âge.
Les bourdons suggèrent une attirance pour la musique modale et la rythmique une volonté d’équilibrer tout ça. Les ambiances sonores entrecoupant les mélodies colorent l’ensemble d’une façon très contrastée, très personnelle. Sans équivoque, ce que l’on entend est l’expression d’une sensibilité contemporaine nourrie d’histoire et de mémoire. Marc Anthony réussit le pari de la modernité.

Contact :
Cie Neuf Tribus – Natacha Mémeteau
Tel – fax : 05 49 69 12 05
neuftribus@wanadoo.fr

 
     
  Planètes Musiques 2003 : Justin Vali Trio
Justin Vali (valihas, chant),
Dodo Tovoarimino (guitare acoustique),
Héry Andrianasolo (kabossy).

Discographie :
- Rambala (Auvidis, 1991)
- Justin Vali Trio Ny Marina (Virgin, 1994)
- The genuis of Valiha (Night & Day, 1997)

Justin Vali, de véritable nom Rakotondrasoa, tire son nom de scène de son immense talent pour jouer et fabriquer le Valiha (prononcez Vali), instrument à cordes national malgache, bambou creux le long duquel le musicien a détaché des fibres pour obtenir 16 cordes. Justin est originaire des hauts plateaux de Madagascar et descendant d’une famille de musiciens de la cour royale. Son père, grand maître-fabricant de valihas, va l’initier dès l’âge de cinq ans à la fabrication et aux techniques de jeu de cet instrument qui accompagne toute la vie sociale malgache (fêtes, lamentations funéraires, mélodies pour accompagner le travail…)
Très vite, il développe son propre style musical tout en finesse et en virtuosité. Il tire avec une dextérité fascinante mille sonorités de ce simple morceau de bambou.
Installé en France dans les années 80 au sein de la communauté malgache, il devient l’ambassadeur du valiha. Accompagné de Dodo Tovoarimino à la guitare acoustique et Héry Andrianasolo à la kabyle (sorte de mandoline), il nous fait découvrir les thèmes traditionnels malgaches et explore les potentialités harmoniques, rythmiques et mélodiques de l’instrument. Pour cela, Justin n’a pas hésité à se fabriquer une valiha en tôle à la sonorité plus grave, à l’aide de bidons récupérés et de câbles de frein de motos. Imaginatif et généreux, Justin Vali fait swinguer les cordes sensibles…

Contact :

Carthago – Thierry Bongarts Lebbe
Tel : 01 44 93 54 86
info@carthago.org
 
     
  Planètes Musiques 2003 : L. Jouin & S. Sibéril
Lors Jouin (chant),
Soig Sibéril (guitare).

Discographie : Kan Ha Gitar (Coop Breizh, 2002)

Séduits par la prestation des ‘Ours du Scorff’ en 2002, nous avons souhaité cette année réinviter deux de ces ‘plantigrades’ qui ont décidé de faire tanière à part dans un type de répertoire pour adulte, afin de mettre en valeur leurs qualités et leurs sensibilités musicales intrinsèques.
Lors Jouin et Soig Sibéril ont repris l’immuable principe du chant à répondre, dont la pratique était autrefois largement répandue en Bretagne. Mais plutôt que de Kan ha Diskan, on parle ici de Kan Ha Gitar…. car il s’agit bien d’une guitare cristalline qui répond au chant, et c’est dans cette subtilité que réside toute l’originalité de ce duo.
Les deux compères nous livrent un répertoire exclusivement consacré à la chanson en langue bretonne. Paroles et mélodies traditionnelles ou signées de la plume de Lors Jouin sont l’oeuvre d’un véritable travail de (re)-création. Avec truculence, il est question des amours de Marie-Louise ou des malheurs d’un gars bien naïf... Chansons légères, mélodies coquines et textes paillards contrastent avec un jeu de guitare aux accents délicats, aux accords inspirés.
Si les intonations rappellent les joyeuses mélodies des Ours, il se dégage une atmosphère beaucoup plus intimiste mais toujours aussi humoristique.
De chants grivois en histoires dramatiques, laissez-vous porter par la rugueuse tendresse des deux compères…

Contact :
Lors Jouin
Tel : 06 07 96 06 96
lorsjouin@wanadoo.fr

 
     
  Planètes Musiques 2003 : Trio DCA
Anne-Lise Foy (vielle, chant),
Dominique Paris (cabrette),
Hervé Capel (accordéon chromatique).

Discographie : Musiques de Haute-Auvergne (Modal, 2002)

Le trio DCA, c’est de la dynamite…. pour les danseurs ! La réunion de trois musiciens confirmés, passionnés par les musiques du Massif Central, invités réguliers de nombreuses formations et dont la réputation n’est plus à faire, donne une musique énergique,‘pêchue’, sans oublier brins de fantaisie et de nouveautés.
Anne-Lise Foy a découvert la vielle à roue à l’âge de huit ans dans le milieu des Auvergnats de Paris. La jeune femme est aujourd’hui une vielleuse confirmée, ce qui est plutôt rare dans ce monde de la vielle à roue largement décliné au masculin. Dotée de multiples talents, elle excelle aussi au chant et à la composition. Son timbre de voix et ses interprétations sont à l’image de sa personne : fougueuse, généreuse et entière.
Dominique Paris, cabrettaire (cornemuse auvergnate), bourlingue dans le milieu trad depuis 1976. Il a participé à de nombreux enregistrements de disques et de musiques de film.
Hervé Capel, fils d’un joueur de cabrette de Salers (Cantal), baigné dans les musiques auvergnates depuis toujours, possède outre sa dextérité à l’accordéon chromatique, un jeu, un sens musical ‘auvergnat’ particulièrement développé qui colle au répertoire.
S’appuyant sur une connaissance éprouvée du répertoire de bourrées, polkas, mazurkas, le trio laisse libre cours à sa fantaisie créatrice dans des arrangements inédits, toujours renouvelés, mais toujours en phase avec la danse. Avec fougue et style, le trio DCA restitue le caractère rude et bien trempé de la musique du pays arverne.
Laissez-vous danser, vos oreilles et vos pieds sont dans de bonnes mains !

Contact :
Anne-Lise Foy
Tel : 06 79 82 41 65
trio.dca@tiscali.fr

 
     
  Planètes Musiques 2002 : Edito
Sur les planètes nées du big bang des traditions originelles,
Mijotent les musiques d’aujourd’hui dans les chaudrons émotionnels,
Conjuguant le futur innovant tout autant que le passé primitif.

Des forêts foisonnantes abritent des défricheurs de sons,
Des mines de mots brillent au creux de tanières ignorées,
D’étranges guides inventent des pays à l’identité burlesque,
Des navires colportent d’envoûtantes chansons marinières,
Des vents chantent les exils mélancoliques,
Des ciels s’illuminent de ferventes prières mystiques,
Des terres enfantent des colères percussives,
Des nuits s’enflamment de transes exubérantes…

Sur les planètes nées du big bang des traditions originelles,
Des musiques renaissent et surgissent des volcans matriciels,
Laves d’émotion en fusion, pâtes sonores incandescentes.

Jany ROUGER

 
     
  Planètes Musiques 2002 : Marée de Paradis
Laurent Barray (chant, accordéon diatonique),
Patrick Denain (chant, accordéon diatonique, concertina),
Francis Calavia (flûtes, guitares, percussions),
Philippe Gibaux (violons).

A l’image de sa région voisine, la Bretagne, la Normandie a vibré durant des siècles au rythme des campagnes de pêche, notamment à Terre-Neuve. Les marins ont ramené dans leurs filets un répertoire riche de traditions liées à la vie maritime des ports de Dieppe, Fécamp, Granville.
Marée de Paradis, quatuor de chanteurs qui accompagne ses mélodies aux accordéons diatoniques, flûtes, percussions, violon…., nous embarque pour une virée au travers de ce patrimoine, collecté depuis les années soixante-dix.
Marée de Paradis nous offre le fruit de ce retour aux sources et nous lance à la découverte de la vie des marins sur les terre-neuvas, et de leur vie quotidienne sur la côte normande. Leur répertoire se compose ainsi de chants de bord, de chants de travail (à virer, à hisser) et de magnifiques complaintes, chants à danser… Il émane de ces chansons à la fois toute la rudesse des métiers de mer, la douleur des longues séparations et la douceur des retours tant attendus.
Marée de Paradis incarne la mémoire des matelots d’hier. Avec ces quatre nouveaux aventuriers des mers, les chants de marins ne sont pas des pièces de musée : ils ont l’éternelle jeunesse du vent et du bois, l’immuable vigueur de la mer.

Contact :
Marée de Paradis – Patrick Denain
Tel. 02 35 29 80 95
patrick.denain@wanadoo.fr

 
     
  Planètes Musiques 2002 : La Chavannée
Eric Elsener (musette, chant, flûte, cornet),
Eveline Paris (chant),
Frédéric Paris (chant, vielle, accordéon, clarinette),
Manu Paris (cornemuses),
Marc Peroneille (chant, vielle, saxophone),
Patrick Perot (chant, violon),
Patrick Bouffard (vielle à roue).

De l’association La Chavannée fondée à la fin des années soixante par Jacques Paris dont l’activité et les recherches sur les arts et traditions populaires s’est perpétuée jusqu’à aujourd’hui, est aussi né un groupe de musiciens, réunis autour des fils de Jacques, Frédéric et Manu.
A l’image du lieu d’ancrage, l’ancienne ferme d’Embraud, située sur les bords de la rivière Allier, entre Bourbonnais, Nivernais et Berry, La Chavannée s’attache à faire découvrir le patrimoine musical du centre de la France et plus particulièrement déroule le fil de la vie des marins de la rivière Allier.
Prenant appui sur un important répertoire vocal, les Chavans mêlent des adaptations instrumentales et leurs propres compositions aux chants de mariniers. La Chavannée imagine des mélodies modernes à partir du patrimoine collecté et démontre, une nouvelle fois, combien la tradition musicale est vivante. Les mélodies des cornemuses et clarinettes voisinent avec des chants profonds et des complaintes langoureuses.
La navigation, la multiplicité des escales traduisent l’ouverture musicale et génèrent une musique juste, humble, mais foisonnante et bocagère, ancrée dans les terres et prête à suivre la rivière.

Contact :
La Chavannée
Frédéric Paris
Tel. 04 70 66 43 27 - frederic.paris@wanadoo.fr

 
     
  Planètes Musiques 2002 : Adel Salameh
Adel Salameh (oud, direction artistique),
Naziha Azzouz (chant),
Abdel Ghani Krija (percussions)

Né à Naplouse (Palestine) en 1966, Adel Salameh est aujourd’hui reconnu comme l’un des plus talentueux joueurs de oud de la nouvelle génération.
Après avoir appris les rudiments du luth arabe en autodidacte, il poursuit son approfondissement de l’instrument à l’Institut de musique de Bagdad auprès du professeur Mu’taz Mohammed Bayati, qui lui enseigne les raffinements du style irakien.
Installé en Europe depuis les années 1990, Adel Salameh aime établir des passerelles, intégrant dans ses compositions des influences indiennes, persanes ou turques, mélangeant style populaire et savant, collaborant avec des musiciens d’autres horizons.
Ainsi, on le retrouve au côté d’une chanteuse algérienne qui perpétue la tradition arabo-andalouse et d’un percussionniste marocain, pour une alchimie entre tradition et modernité, compositions personnelles et styles traditionnels.

Contact :
Adel Salameh
salameh.adel@wanadoo.fr
www.adelsalameh.com


 
     
  Planètes Musiques 2002 : Naguila
André Taïeb (chant),
Fouad Didi (luth),
Mohamed Zeftari (violon),
Pierre-Luc Ben Soussan (percussions).

Autour du chantre de la synagogue de Montpellier, André Taieb, aujourd’hui âgé de 70 ans, le quatuor Naguila réunit Pierre Luc Ben Soussan, percussionniste de jazz et fondateur du groupe, et deux musiciens de confession musulmane.
André Taieb,initié par sa mère à l’art du Malouf Constantinois, a ensuite approfondi sa connaissance au contact de Cheik Raymond. Aujourd’hui, André Taieb est l’un des rares détenteurs de cette tradition judéo-arabo-andalouse, venue de l’Espagne médiévale et de Constantine. Le répertoire composé de chants sacrés et populaires festifs séduit par les splendeurs vocales et la richesse instrumentale.
André Taieb restitue ces chants séfarades dans leur authenticité et leur force originelle, soutenus par le oud, le violon et les percussions. Il chante parfois en arabe, souvent en hébreux. Sa personnalité rayonne, son feeling transcende l’ensemble.
Ces chants ont toujours accompagné le peuple juif dans son exil. Emotion et mémoire re-surgissent au travers du groupe. Ni souvenir figé, ni rétrospective dans l’air du temps, Naguila se veut vecteur d’une tradition vivante.

Contact :
Mosaïque Musique
06 81 57 68 81
pierre-luc.bensoussan@wanadoo.fr

 
     
  Planètes Musiques 2002 : Les Grinces Charmants
Philippe Neveu (hautbois du Languedoc),
Vincent Vidalou (hautbois du Languedoc),
Laurent Eulry (tenora, tible).

Ce trio de création toute récente réunit trois musiciens passionnés par les hautbois languedociens et catalans. Investi d’une ‘mission d’utilité publique’ en vue de faire avancer la connaissance des hautbois, il lance le pari de charmer en grinçant….
Par amusement, pour défricher, pour innover, ‘Les Grinces Charmants’ se définissent plus comme un workshop, un atelier de recherche, de découverte et d’expérimentation que comme un groupe.
Si tible, tenora et auboi appartiennent tous les trois à la famille des hautbois populaires, ils restent néanmoins différents et leur rencontre est avant tout une gageure : maîtriser des sons et des justesses facilement rebelles, faire une fusion de sons de hautbois différents. Il en ressort une musique décalée, incisive, flirtant avec la dissonance et l’inaudible.
Les ‘Grinces Charmants’ interprètent différents répertoires, relisant à leur façon des œuvres baroques et classiques. Ils proposent aussi des pièces contemporaines, spécialement créées pour eux, les incitant à de nouvelles explorations techniques. Ils présentent ainsi un répertoire inédit, voire expérimental.
Ces trois musiciens enracinés proposent une démarche originale, novatrice et décapante, où l’on retrouve des instruments traditionnels dans des formules inattendues, hors des contextes habituels.

Contact :
workshop@laposte.net

 
     
  Planètes Musiques 2002 : Cie Vieussens
Christian Vieussens (flûtes),
Christian Paboeuf (hautbois, flûte à bec),
Franck Cavey (percussions),
Pierre Thibaud (percussions),
Guy Roque (clarinettes),
Jean-Denis Rivaleau (percussions).

Ancrée en Gascogne notamment autour de la tradition de fifres et tambours, la Compagnie Vieussens s’appuie sur ses musiciens multi-instrumentistes, orientés vers de nombreux courants musicaux contemporains, tels le jazz, la musique improvisée… Elle se joue des frontières, géographiques comme stylistiques. Le tambourin de Gascogne côtoie le dun-dun africain, la flûte primitive en roseau la clarinette basse…
La compagnie mêle des arrangements sur des thèmes traditionnels gascons à des compositions originales de Christian Vieussens et s’articule autour de courts textes empruntés aussi bien à Bernard Manciet qu’à la tradition du conte landais.
Tous les repères musicaux se fondent dans cette symphonie limpide conçue comme une rencontre entre souffle et percussion, mélodie et rythme, l’air et la terre.
Résolument ancrée en Gascogne, la Compagnie Vieussens offre le fruit d’une somme de rencontres et d’échanges, d’écoute et d’expériences vécues et en devenir. Elle transmet le patrimoine oral tout en prêchant le renouveau, l’improvisation et l’ouverture.

Contact :
Cie Vieussens
05 56 83 76 59

 
     
  Planètes Musiques 2002 : Les Guides
Théâtre burlesque musical par
Sylvain Roux (Monsieur Emile),
Jérôme Martin (Albert),
Gilles Defacque (mise en scène).

Depuis plusieurs années Monsieur Emile, éminent spécialiste de musicologie cantonale et mondiale, flanqué de son inséparable et dévoué assistant Albert, mène avec la ‘Conférance’ une véritable campagne de vulgarisation de la musique populaire. Officiellement promus à la haute fonction de ‘guides patrimoniaux populaires’, ils nous convient à une cérémonie, une veillée sur un thème grave : la quête de l’identité.
Et ils lancent l’inauguration de la soirée, et ils se lancent dans la parade, et ils recréent les fanfares de village…. Mais ils butent sur des obstacles, sur leur gaucherie, sur les maladresses d’Albert, sur leurs gamineries.
Bref, on dirait deux grands gosses, étriqués dans leurs habits de fonction, qui jouent aux guides officiels. Il y a quelques dysfonctionnements drôlatiques dans leurs rites !
Ils ont quelque chose de Don Quichotte et de Sancho Pança, convaincus de leur mission et ils nous font penser à Tati. S’ils font rire, c’est à leur insu…, s’ils se moquent de quelqu’un, c’est en premier d’eux-mêmes.
Enfin, quand ils ne trouvent pas les mots, la musique arrive…
Les Guides’, mis en scène par Gilles Defacque, Directeur du Prato de Lille, sont incarnés par Sylvain Roux et Jérôme Martin, un tandem tendresse d’une naïveté désarmante dans une veillée où ça fifre, ça scatte, ça cordéon.

Contact :
Sylvain Roux
Le Bourg
24240 Razac de Saussignac

 
     
  Planètes Musiques 2002 : Les Ours du Scorff
Gigi Bourdin (chant),
Laurent Jouin (chant),
Fanch Landreau (violon, accordéon),
Soïg Siberil (guitare, chant),
Jacques-Yves Réhault (banjo, guitare)

Bougons et rustiques d’apparence, nos cinq ours roulent les R et tapent du pied sur des rythmes endiablés…
Bienvenue dans la tanière de cinq musiciens, réunis par une commune envie de garder une âme d’enfant et lancés dans une aventure musicale et chansonnière pour petits et grands, bijou d’imagination et d’humour aux parfums traditionnels.
Les joyeux ours puisent leur répertoire dans la tradition bretonne, fleurant bon le pays gallo, où la pratique du chant à répondre était autrefois largement répandue. Ils composent sur ce principe des chansons pour tous les âges, faisant participer le public, instaurant avec lui un lien direct et privilégié.
Les paroles, fruits de l’imagination de Gigi Bourdin, pétillent d’inventivité…. Jouant avec les mots et avec les sonorités, les chansons ont d’évidentes vertus jubilatoires. Il puise son inspiration dans la vie quotidienne(une bribe de conversation dans un café) ou dans ses rêves. Toutes ces images alimentent les textes. Mais si les mots et les mélodies doivent toujours avoir un sens, abordant parfois des thèmes profonds, comme la mort, les textes demeurent toujours abordables. Et tout bretons qu’ils sont, les mélodies doivent être faciles à retenir, à chantonner et toujours dansables.
Mais nos ours aiment aussi le voyage et sont gourmands d’ouverture. Les compositions reflètent aussi des rencontres et des influences extérieures…
Plus que du miel, un nectar d’imagination et d’humour. A consommer sans modération.

Contact :
Lors Jouin
Tel. 06 07 96 06 96
contact@lesoursduscorff.com
www.lesoursduscorff.com



 
     
  Planètes Musiques 2002 : Sandra Bessis
Sandra Bessis (chant),
Isabelle Quellier (viole de gambe, flûtes),
Anello Capueno (oud, saz).

Après un long parcours au côté du musicien John Mc Lean, Sandra Bessis, chanteuse de tradition judéo-espagnole, poursuit avec son spectacle ‘Otras kantigas’ son voyage au sein de la musique séfarade, avec la complicité d’Isabelle Quellier, spécialiste de musique baroque et Anello Capuano, percussionniste oriental.
Le trio invite à une nouvelle promenade musicale dans l’univers poétique des juifs d’Espagne. Après 1492, chute du Royaume de Grenade, les juifs d’Espagne sont disséminés dans toute l’Europe. Les femmes deviennent alors les gardiennes de la tradition. Elles ne savent pas lire, ne vont pas à la synagogue et restent cantonnées à la sphère domestique. Alors elles chantent, dans cette langue qui raconte une histoire du temps passé et qui est aussi celle de leur quotidien.
Sandra Bessis interprète ces chants traditionnels judéo-espagnols profanes, transmis par l’oralité durant tous ces siècles. Elle s’intéresse aujourd’hui au thème de la rencontre, dans son acception la plus large. Ainsi, au-delà des chants de noces, étape de la rencontre entre homme et femme, le trio travaille sur la rencontre entre un homme et un peuple, mais aussi sur l’échange entre musiques ancienne et traditionnelle, entre univers oriental et occidental. En mariant les sonorités des instruments à cordes d’Isabelle Quellier aux instruments turcs et arabo-andalous d’Anello Capuano, Sandra Bessis célèbre les noces de l’Orient et de l’Occident.
Illustrant la tradition des chanteurs de romances, passant d’une riche ornementation à la sobriété d’un a capella, Sandra Bessis séduit par la finesse de son interprétation. Ces chants de la Méditerranée, gais, tristes, drôles ou pathétiques, trouvent écho dans nos vies.

Contact :
Sandra Bessis
08 70 22 02 47
 
     
  Planètes Musiques 2002 : Paco El Lobo
Paco El Lobo (chant, guitare),
Vicente Almaraz-Montero (guitare),
Gonzalo Almaraz-Montero (guitare),
Veronica Vallecillo (danse).

Le chant flamenco, forme d’expression née en Andalousie au XVIIIème siècle, était alors l’unique moyen d’expression des gitans et des populations les plus défavorisées, véritables cris de désespoir, de douleur, d’amour ou appels à la fête…
Le parcours de Paco El Lobo, chanteur et guitariste de flamenco, est insolite et atypique, pourtant aujourd’hui il connaît une carrière exemplaire.
Né en 1953 à Paris dans un milieu gitan souffrant de grande précarité, le chant flamenco se révèle à lui très jeune, dans des circonstances fortuites. Dès l’âge de seize ans, il fugue vers l’Espagne rejoindre les grands maîtres du chant flamenco Pepe El de la Matrona, Rafael Romero et Juan Varea, au côté desquels il parfait sa connaissance de cet art.
Doté d’une voix naturellement flamenca et particulièrement doué pour la guitare, il inaugure alors une carrière remarquable. Aujourd’hui reconnu parmi le cercle fermé des grands cantaores andalous, ce chanteur poignant au ton juste porte loin un flamenco intense et mûri, bien au-delà de ses frontières géographiques primitives.

Contact :
Paco El Lobo
01 44 62 98 48
 
     
  Planètes Musiques 2002 : Les Pêcheurs de Perles
Mohamed Alnuma (Chant, oud),
Christian Zagaria (Quinton),
Olivier Milchberg (Bouzouki, gumbush),
Mathias Autexier (zarb, derbouka),
Catherine Roy (accordéon),
Alain Chaleard (percussions).

Depuis toujours, les musiques des bords du Golfe Persique (Iran, Irak) s’enrichissent de multiples influences. De la Méditerranée jusqu’aux portes de l’Inde, reconnaître les spécificités de chaque tradition musicale, puiser de manière cohérente et consciente dans chacune d’elles, telle est la démarche entreprise par les Pêcheurs de Perles.
Le chanteur et luthiste d’origine irakienne Mohamed Alnuma a rassemblé autour de lui cinq musiciens occidentaux, dont Christian Zagaria et Olivier Milchberg, passionnés par les musiques orientales.
L’objectif des Pêcheurs de Perles n’est pas de rejouer des airs traditionnels dans la plus pure tradition, mais d’enrichir ce patrimoine, en exprimant leurs propres sentiments. Ils suivent leur expression propre, à partir des compositions de Mohamed Alnuma, inspiré du poète soufi Al Hallaf (857-922). Il s’agit d’un véritable travail de recherche et de création pour transmettre des émotions et une sensibilité.
Les Pêcheurs de Perles réalisent ainsi un pont entre les cultures orientale et occidentale. La musique véhicule des émotions mais aussi des messages.
Cette synergie fait éclore une musique fluide. Pas étonnant qu’à la confluence de toutes ses eaux, on trouve d’aussi jolies perles, aux multiples reflets.

Contact :
Muance productions
Tel. 04 92 65 14 60
contact.muance@yahoo.fr


 
     
  Planètes Musiques 2002 : Y-F Kemener & A Ripoche
Yann-Fanch Kemener (chant),
Aldo Ripoche (violoncelle)

Yann-Fanch Kemener est une image vivante de la Bretagne, dont il chante avec un talent unique, complaintes et ballades, parfois archaïques, à la poésie rude et pure.
Aldo Ripoche est violoncelliste de formation classique, bien connu du milieu baroque et directeur de l’Académie Paul Le Flem.
‘An Eur Glaz’, (l’heure bleue) est une rencontre apparemment insolite entre le ‘passeur de mémoire’ Yann-Fanch Kemener, et le violoncelliste Aldo Ripoche, issu d’un univers musical policé et aristocratique…
Au-delà du clivage codifié entre ces mondes, les deux musiciens recherchent la complémentarité des voix, celle du chanteur et celle de l’instrument, pour revisiter le répertoire breton des complaintes et ballades, gwerziou et soniou, plinn ou ridées…
Lyrique par nature, baroque par choix, le chant du violoncelle à cinq cordes accompagne la voix du chanteur, soulignant tour à tour la poésie du texte ou la vigueur du rythme.
Entre baroque et traditionnel, Yann-Fanch Kemener et Aldo Ripoche abordent le répertoire éternel de la Bretagne, sans jamais le trahir ni le défigurer.

Contact :
LMD Productions
maite@maitemusic.com
 
     
  Planètes Musiques 2002 : Mélanz Nasyon
Paule Payet (chant),
Patrice Payet (chant),
Jessica Tacite (chant),
Yannis Therezo (sati, chant),
Emmanuel Assati (chant, pikèr),
Sébastien Carpaye (tumba, congas, chant),
Julie Fontaine (danse),
Valérie Parmanum (danse)
Stéphane Grondin (chant),
Thomas Medor (chant),
Fabrice Camillo (chant),
Huguette Hoarau (chant),

Mélanz Nasyon, c’est l’histoire d’une bande de copains issus d’un quartier difficile de Saint Joseph sur l’Ile de la Réunion, qui un jour décide, pour s’échapper des journées de lassitude, de créer un groupe de maloya. Ils commencent à jouer avec tout ce qui leur tombe sous la main : bacs en plastique, fers blancs, un petit kayamnb… Ainsi est née cette formation, qui a grandi dans le maloya sans réellement en être consciente.
Le maloya est un héritage de l’esclavage qui régnait sur l’Ile Bourbon autrefois. La musique, les chants et la danse étaient l’unique moyen d’expression des esclaves, qui manifestaient ainsi, au travers de longues complaintes, leurs peines et leurs espérances.
Mélanz Nasyon fonde sa pratique sur l’écoute des différents groupes de l’île et tire son originalité de sa capacité à allier les différents maloyas. Il conçoit toujours le maloya comme une force de revendication, un moyen de véhiculer des idées, en composant notamment des textes engagés, portant sur ses croyances et ses espérances.
La jeunesse du groupe, qui n’a d’égale que son talent, favorise une évolution du maloya, les membres du groupe ouvrent de nouvelles portes, montrent leur capacité à évoluer dans le style traditionnel sans pour autant perdre leur authenticité.
Investi d’un devoir de promotion de la musique traditionnelle réunionnaise, à la suite des Danyèl Waro et Firmin Viry, Mélanz Nasyon incarne la génération montante du maloya.

Contact :
Pôle Régional Musiques Actuelles Ruénion
www.runmusic.com

 
     
  Planètes Musiques 2002 : Antonio Rivas y sus vallenatos
Antonio Rivas (accordéon, chant),
Daniel Farras (basse),
Robin Vitry (guaracha),
Juan Manuel Forrero (congas),
Jimmy Lopez (timbales),
Hugo Hernandez (saxophone).

Ambassadeur du vallenato et roi de l’accordéon diatonique, Antonio Rivas est un sorcier capable en deux tempos et trois mouvements de nous faire découvrir la côte atlantique de la Colombie, lieu de brassage des populations.
L’accordéon diatonique y a longtemps été utilisé comme instrument annonceur. Pour aviser la population de nouvelles importantes ou officielles, les musiciens itinérants rassemblaient la population grâce à l’accordéon. Ces chroniqueurs locaux chantaient alors les derniers événements.
Ces musiques d’annonce se sont progressivement codifiées et sont à l’origine du vallenato.
Antonio Rivas perpétue cette tradition colportant les dernières nouvelles en musique et en chansons. Entre tradition et modernité, il mixe en quelque sorte deux formes : la cumbia, danse à deux, très représentative de la Colombie et de son brassage culturel, et le vallenato.
Accordéon, clarinette et percussions, un petit tambour appelé la caja et un grattoir en bambou, la guaracha, mènent cette musique de bal. Pour élargir les horizons musicaux, un saxophone intègre l’orchestre.
Le résultat donne sous les doigts agiles du magicien une musique brillante, festive et endiablée, au croisement de la verve des tarentelles italiennes, des rythmes hypnotiques des musiques de transe, de l’exubérance de la salsa cubaine et du chant rauque des mariachis mexicains.

Contact :
Tempo Si ! - Odile Meynadier
Tel. 06 80 91 00 57
www.temposi.com

 
     
  Planètes Musiques 2002 : Nord-Sud
Jacques Mayoud (chant, violon, sanza, flûte, percussions),
Jean-Pierre Yvert (accordéon diatonique, flûte harmonique, guimbarde),
Christofer Bjurström (piano, flûtes),
Stéphane Méjean (saxophone, cornemuse).

Deux routards du mouvement folk et traditionnel, Jacques Mayoud et Jean-Pierre Yvert, animés par le même goût pour le mélange des instruments et des traditions, ont patiemment inventé un univers personnel rapprochant les pays scandinaves des pays africains. Ce choc des cultures laisse libre cours à une musique surprenante, qui accorde une place de choix à des instruments singuliers, comme la flûte harmonique scandinave et la sanza, lamellophone africain, sans oublier le violon, l’accordéon diatonique et la voix qui se font la part belle également. Il naît de cet échange une musique de l’entre deux, inclassable, entre traditions des campagnes et musiques urbaines. Il s’en dégage à la fois une force et un sentiment de séduction.
Les lignes droites les ennuient et nos bourlingueurs ont désiré franchir une nouvelle étape, pousser plus loin la rencontre, intégrant au célèbre duo un pianiste suédois, venus du jazz et des musiques actuelles, et Stéphane Méjean, saxophoniste de jazz. Les musiques cosmopolites de Nord Sud s’ouvrent au jazz pour donner un ‘swing trad’ novateur et dansant, avec une grande variété de compositions et d’atmosphères inédites.
Ces musiciens créatifs nous font voyager dans un monde imaginaire plein de charme et de magie, où se mêlent mélodies minimalistes, rythmique jazz et improvisation.

Contact :
Jacques Mayoud
Tel. 06 79 85 46 97


 
     
  Planètes Musiques 2002 : Michel Macias quartet
Michel Macias (accordéon chromatique, bandonéon et chant),
Vincent Macias (guitare et chant),
Eric Duboscq (basse acoustique),
Vincent Girardon (violon)

Cet accordéoniste chromatique virtuose, ce flatteur de ‘papilles audivites’, élevé aux sources du musette, nous vient tout droit de Gascogne. Très tôt, Michel Macias se trouve confronté à une suite de chocs successifs lorsqu’il découvre la musique cajun, les traditionnels occitans, le jazz, le séga, la musique bulgare…Toutefois, son ancrage régional reste fort, ses racines omniprésentes. Toutes ses révélations musicales l’influencent, le marquent et deviennent de multiples sources d’inspiration, sans hiérarchie ni justification aucune, pour inventer son propre imaginaire musical.
Certains lui reprocheront son éclectisme. Pourtant ses rares capacités à assimiler toutes les traditions font indéniablement sa force et c’est de là que jaillit toute la richesse, la spontanéité et la générosité de son répertoire.
Avec finesse et originalité, il a mis ses diverses influences musicales au service de l’accordéon chromatique, dans une démarche personnelle, en dehors du musette. Il contribue ainsi à renouveler l’image et l’utilisation de l’accordéon.
Son frère à la guitare, Eric Duboscq à la basse acoustique et Vincent Girardon au violon cinq cordes peignent un décor fleurant bon le terroir. Entouré de ses trois compagnons de voyage, il propose un ‘concert emballant’, où se croisent musette, biguine, rondeaux, polkas et où la danse est plus que jamais présente. Cet accordéoniste hors pair marie sensibilité et virtuosité, simplicité et exubérance, sans jamais perdre le swing. Sa musique reflète un univers musical unique, symbiose entre trad, world, ethnique, jazz et musette. Une musique signée Michel Macias.

Contact :
Troisquatre !
05 56 917 954
info@troiquatre.com

 
     
  Planètes Musiques 2001 : Edito
La FAMDT (Fédération des Associations de Musiques et Danses Traditionnelles) et La Maroquinerie présentent

FESTIVAL PLANÈTES MUSIQUES
2ème édition
La Maroquinerie
9 novembre au 15 décembre 2001

LE RENDEZ-VOUS DES
NOUVELLES MUSIQUES TRADITIONNELLES

Enracinées au plus profond des héritages collectifs de territoires communautaires ou imaginaires,
Parfumées des mille senteurs de leurs paysages musicaux et linguistiques,
Ouvertes au partage de mémoire, au brassage de répertoires, comme à l'invention la plus libre,
Diverses et variées, de pays ou AOC, archaïques ou innovantes,
Les musiques traditionnelles présentes en France sont terriblement vivantes.
De cette vie, discrète et fière, qui fait les arbres centenaires aux fruits généreux,
De cette vie qui puise à la grande fontaine universelle de l'émotion, dont l'eau coule toujours semblable et pourtant toujours renouvelée.

Au cœur de Paris, où coule rarement l'eau des traditions musicales,
Huit soirées témoigneront de cette vitalité et de cette diversité-là.
Huit parcours sonores inattendus, conjuguant enracinement et créativité, fidélité et invention, restitution et improvisation, ancrage local et quête d'universel,
Huit soirées conçues comme autant de reflets de mondes originaux à découvrir,
Huit planètes artistiques …

Jany ROUGER
 
     
  Planètes Musiques 2001 : Les Souffleurs de Rêves
Alain CHARRIE (hautbois languedocien, chant),
Bernard TOTY (accordéon chromatique),
Denis FOURNIER (percussions)

Depuis sept ans qu’ils sillonnent les routes languedociennes, la France et au-delà, de concerts en bals et animations de toute sorte, l’effet est toujours le même : une envie irrésistible d’inviter les voisins, sortir les verres et danser vous assaille.
Les Souffleurs de Rêves sont issus d’une rencontre : celle d’Alain Charrié, spécialiste du hautbois languedocien qui sait en extraire toute la force et la finesse, et Bertrand Toty, accordéoniste ‘chromatique’ élevé aux meilleures sources du musette. Denis Fournier, percussionniste jazz les accompagne généreusement.
Ce trio festif réconcilie deux époques, celle où le couple hautbois/tambour animait les nombreux instants du quotidien, celle où l’accordéon s’imposa avec un nouveau répertoire et des mœurs nouvelles.
De traditionnels en originaux, de l’occitan à la Méditerranée, les Souffleurs de Rêves évoquent un temps suspendu entre traditions rurales et urbanisation.

Contact :
Alain Charrié
alainchat@club-internet.fr

 
     
  Planètes Musiques 2001 : Roberto de Brasov
Roberto de Brasov (accordéon chromatique),
Sorinel Sandu (guitare)
Constantin Nitescu

Roberto, bon vivant à la barbe généreuse et au rire tonitruant, né à Brasov en Roumanie, possède une créativité, une force et un talent immenses.
Autodidacte, il a longtemps vécu dans son pays, sous Caeucescu, souffrant de ne pouvoir s’exprimer musicalement.
S’il s’enrichit du folklore des Balkans, c’est pour mieux le dépasser car la musique n’est jamais figée. Il porte en lui l’invention, l’innovation et l’improvisation, marques du génie.
Comme une perle dans son écrin , Roberto s’entoure du Taraf d’Ile de France. On retrouve là toute la grandeur de cet artiste qui sait mener une direction cohérente et respectueuse du talent des musiciens qui l’accompagnent.
Ensemble, ils atteignent un état de grâce où l’expressivité relègue la virtuosité à un second plan.

Contact :
Tempo Si ! Odile Meynadier
www.temposi.com
 
     
  Planètes Musiques 2001 : Caïffa
Shahla AALAM (chant),
Anello CAPUANO (oud saz),
Philippe DESTREM (‘charamelles’, vielle à roue),
Pierre RIGOPOULOS (percussions orientales),
Nicolas ROUZIER (cornemuses),
Félicie VERBRUGGEN (chant)

Jusqu’au seuil des années soixante, la fourgonnette de l’épicier sillonnait les routes du Limousin rural. Sur les flancs du camion, on pouvait lire les inscriptions de la marque de café ‘Au Caïffa’. Cette image, gravée dans les mémoires, a inspiré une création musicale, où se confrontent les bourrées limousines et les rythmes des rivages orientaux de la Méditerranée.
Le projet évoque également des rencontres nées lors des Croisades entre Orient et Occident, lorsque les musiciens limousins et ‘orientalistes’ se livrent à quelques joutes musicales.
Le répertoire traditionnel du Limousin s’ouvre comme par miracle à des suavités de luth oriental et des fulgurances rythmiques venues d’Iran, du Maroc, de Turquie ou d’Afghanistan…
Au son sauvage des ‘charamels’ (mot populaire limousin pour désigner un instrument inventé), de la cornemuse et de la vielle à roue répond la douceur du luth ou du saz mais aussi la violence et la précision du tambour turc ou de la derbouka.
Quelques moments de suspension où s’élèvent deux voix féminines, une chanteuse limousine et une chanteuse kurde, pour un dialogue entre deux âmes aussi loin de la banalité universelle que du folklorisme local.

 
     
  Planètes Musiques 2001 : Transept
Patrick BOUFFARD (vielle à roue),
Anne-Lise FOY (vielle à roue, chant),
Cyril ROCHE (accordéon diatonique),
Benoît MAGER (cornemuse),
Gabriel FERNANDEZ (saxophone, oud, cajon, guitare),
François ARBON (guitare basse, trombone),
Abelatti EL BOUSSEHABI (bondir, derbouka, poté)

Guide éclairé enrichissant l’héritage plutôt que conservateur passéiste, Patrick Bouffard, virtuose de la vielle à roue, âme de Transept, incarne la formidable vitalité des musiques traditionnelles. Au sein du septet, chaque complice aime faire partager généreusement son sens du voyage dans les répertoires authentiques d’ailleurs et d’ici.
La musique respecte la différence, s’ouvre aux autres, hait le convenu et le standard figé. L’identité se forge grâce à l’écoute patiente et s’enrichit du souffle régénérateur de l’improvisation. On ne dissout pas l’héritage du passé, on en fait revivre les traces pour les perpétuer librement. Au cœur de ce bal des sonorités et des climats envoûtants, on est séduit par les complaintes tropicales à la respiration syncopée, la circularité obsédante de certains thèmes, les arabesques orientales de quelques mélodies.
Avec ce vielleux au look de rocker, il ne faut pas s’attendre à de la bourrée passe-partout, à des rengaines usées, mais à de la musique tonique, à des compositions recherchées.
La vielle à roue de Patrick Bouffard, s’est trouvée une jumelle : Anne Lise Foy entre en scène. Le duo se fond dans les tumultes des accordéon, cornemuse, derbouka…
Une formation rare, convaincante et provocante.

Contact :
Patrick Bouffard
Tel. 06 07 27 69 38
patrick.bouffard@club-internet;fr

 
     
  Planètes Musiques 2001 : Duo Bertrand
Thierry BERTRAND (veuze),
Sébastien BERTRAND (accordéon diatonique),
Thierry MOREAU (violoncelle),
Antonin VOLSON (percussions)

Le ‘Marais breton’ vendéen est la région charnière entre la Bretagne et le Poitou, limitée par le Pays de Retz et le bocage vendéen.
Imaginez un paysage de verdure luxuriante, la fraîcheur des sous-bois qui abritent un mystérieux labyrinthe de canaux. Au loin, quelqu’un sonne la veuze, cornemuse régionale qui s’est tue pendant un demi-siècle, et a été ressuscitée par quelques inconditionnels, dont Thierry Bertrand fait partie. Le temps est comme suspendu sur cette terre aux multiples couleurs et senteurs.
Avec le Duo Bertrand, c’est une immersion dans ce micro-climat que l’on vous propose. A la fois, relaxant et dynamisant, il faut se laisser bercer par ces pièces collectées dans la région.
Le Duo Bertrand, c’est aussi une affaire de famille. Le neveu, Sébastien, accompagne à l’accordéon diatonique le tonton, Thierry, qui fait pleurer sa veuze, cornemuse régionale qui s’est tue pendant un demi-siècle, et ressuscitée par quelques inconditionnels, dont il fait partie.
L’entente entre les instruments est parfaite, fusionnelle, comme une étreinte passionnée, et prouve que ces traditions sont aussi des musiques d’aujourd’hui.
Grâce à cette osmose entre modernisme et sensibilité, ils offrent une musique unique et puissante : la ‘fleur de sel’.

Contact :
Troisquatre !
Tel. 05 56 91 79 54
ontact@troisquatre.com

 
     
  Planètes Musiques 2001 :Obrée Alie
Bertran OBREE (voix),
Mikaël COROLLER (guitare),
Pierre-Yves PROTHAIS (percussions),
Cécile GIRARD (violoncelle)

A la découverte d’une Bretagne ignorée… Aussi étonnant que cela puisse paraître, Obrée Alie nous emmène dans un univers méconnu : celui du pays gallo. Bertran Obrée chante dans cette langue romane de l’est de la Bretagne habituellement peu employée dans la littérature orale.
Avec une démarche originale, au croisement de la force traditionnelle, de l’enracinement qui ne trompe pas et de la recherche personnelle, Bertran Obrée s’est forgé une voix surprenante au timbre riche et au phrasé aux ornements subtils.
Autour de Bertran Obrée gravitent des instrumentistes aux influences multiples. En perpétuelle créativité, guitare, percussions et violoncelle donnent à ce répertoire traditionnel une liberté séduisante qui favorise l’errance, et ouvrent vers la composition et l’improvisation.
Obrée Alie, imprégné des traditions de Bretagne, entraîne sur des chemins de traverse, peint des paysages aux couleurs inhabituelles et aux parfums de voyage.

Contact :
Chubri
Tel 02 99 43 49 78
chubri@tiscali.fr

 
     
  Planètes Musiques 2001 : Musiques pour sonnailles
Jean-Marie NADAUD (sonnailles, gongs, cymbales, métaux résonnants),
Jean-Luc MADIER (voix),
Erik BARON (sampler, électroniques, traitements sonores)

‘Musiques pour sonnailles’ est une pastorale contemporaine qui associe l’utilisation des sonnailles traditionnelles pour le bétail et les systèmes électroniques de notre temps… Jean-Luc Madier chante en oc et en français des histoires de montagnes, bergers, diableries marécageuses. Sur l’aire de jeux se côtoient métaux, bois, instruments des ténèbres, câbles électriques et voyants lumineux.
Au lointain tintement des clochettes répondent les grandes séquences polyphoniques de cloches virtuelles.
C’est une musique vivante par excellence, un langage inédit, ouvert à l’improvisation, qui parle des racines patrimoniales avec infiniment de poésie.

Contact :
Jean-Luc Madier
Tel. 05 53 97 15 30

 
     
  Planètes Musiques 2001 : Les Manufactures verbales
Jakes AYMONINO (chant),
Nadine GABARD (chant),
Patrick GELIE (chant),
Henri MARLIANGEAS (chant),
Marie-Anne MAZEAU (chant),
Joan-Francés TISNER (chant).

Où l’on parle, murmure, bonimente, baratine, crie, chante, déclame… Où l’on travaille le poids des mots, explore l’accent des langues, prospecte les traditions orales et écrites, observe les pratiques vocales quotidiennes…
Un chantier vocal permanent de recherches harmonique et polyphonique, de construction collective, de création.
Le plaisir de l’expression vocale.
La voix en est le premier matériau, les fondations d’une tour de Babel sonore, d’un édifice vocal toujours en construction, aux croisements de différents univers musicaux.
Attention … chantier vocal !

Contact :
Attention… chantier vocal !
Tel. 05 53 83 13 44
domenja.lekuona@wanadoo.fr

 
     
  Planètes Musiques 2001 : Ano Neko
Dobet GNAHORE (chant)
Colin LAROCHE DE FELINE (guitare)

Ano Neko signifie ‘créons ensemble’. Valérie Gnahoré, fille du comédien et percussionniste Boni Gnahoré, formée au sein d’un village artistique au cœur d’Abidjan, et Colin Laroche de Féline, conjuguent leur talent pour une invitation au voyage à travers le continent africain. Leur jeunesse, moins de cinquante ans à eux deux, n’a d’égal que leur maturité précoce. Le duo distille des chansons douces et langoureuses où domine la voix chaude et colorée de la jeune ivoirienne, soutenue par le style de jeu original du guitariste mêlé d’arpèges et de partitions de tambour ;
Le répertoire s’est constitué sur les compositions de la chanteuse, en plusieurs langues, telles le bété, le fon… et le français ‘trafiqué’ . Ce duo original et prometteur évoque tour à tour l’amour, la mort, dénonce les travers de la société, pour en revenir comme par défi à la ‘bellesse’, la beauté comme l’on dit dans ces langues régionales, la beauté de la vie en général.

Contact :
Tel. 01 48 70 2 55
assane.ndoyes@wanadoo.fr
www.dobetgnahore.com

 
     
  Planètes Musiques 2001 : Bugel Koar
Marthe VASSALLO (chant),
Philippe OLLIVIER (bandonéon, accordéons)

Bienvenu dans un étrange monde musical, une sorte de grenier inédit mais familier. Là vivent une chanteuse et un accordéoniste habités par une vision personnelle et actuelle de la musique traditionnelle bretonne et qui laissent libre court à leur folie douce.
Autour d’un cœur de gwerzioù et sonioù trégorrois se déploie un langage musical riche et fantasque, expressif et inclassable.
Au-delà de la musique, le spectacle s’est enrichi d’une large part de théâtre : décor, textes, éclairages visent à plonger le spectateur dans une atmosphère particulière, magique, riche et imprévisible.
Des interventions parlées ou muettes entre les morceaux apportent des clés nouvelles et dénouent en filigrane une réflexion poétique sur la mémoire individuelle et collective.
Un bouillonnement de violences, de doutes, de tendresses et d’émotions qui ne portent même pas de nom…

Contact :
Ton All – Bertrand Dupont
Tel. 02 97 23 82 82
ton.all@wanadoo.fr

 
     
  Planètes Musiques 2001 : Doumka clarinet ensemble et Youval Micenmacher
Doumka Clarinet Ensemble et Youval Micenmacher

Alexis CIESLA (clarinette, clarinette basse),
Hervé BOUCHARDY (petite clarinette, clarinette, cor de basset),
Franck RENE (clarinette, clarinette basse),
Youval MICENMACHER (tof, ben, zarb, set de percussions)

La rencontre de l’Ensemble de Clarinettes Doumka et du percussionniste Youval Micenmaker est placée sous le signe de l’acoustique.
La musique de Doumka vient d’Europe orientale, s’inspire des Balkans, allonge le souffle jusqu’au confluent des musiques yiddish.
Se joint au voyage Youval Micenmaker, percussionniste au toucher délicat qui hante les couloirs du jazz et du spectacle musical sous toutes ses formes avec une virtuosité élégante et un engagement scénique certain.
Ensemble, ils tissent une toile musicale imaginaire dont les fils sont des thèmes originaux et le cœur l’improvisation. Cette musique généreuse réveille le plaisir et attise la curiosité.

Contact :
Youval.m@wanadoo.fr

 
     
  Planètes Musiques 2001 : Une anche passe
Jordi FIGARO (tenore),
Laurent AUDEMARD (clarinettes, hautbois languedocien),
Karaferis LAMBROS (clarinettes),
Katou PHILIBERT (saxhorn ténor),
Alain CHARRIE (hautbois languedocien),
François FAVA (saxophones),
Henri DONNADIEU (saxophone ténor),
Brigitte MOUCHEL (saxhorn baryton),
Pierre PEYRAS (tuba contrebasse),
Denis FOURNIER (batterie, percussions)

Une Anche Passe c’est avant tout une formation orchestrale originale qui réunit un éventail de hautbois du bassin méditerranéen (tenora, tible, piffero…).
Autour de cet ‘aulos’ emblématique et omniprésent, gravitent des instruments à anches simples (saxophones, clarinettes) et des cuivres, dans la lignée des fanfares de la Méditerranée.
De concert en album, Une Anche Passe poursuit son exploration du monde des anches méditerranéennes. Avec Lambros Karaferis, le groupe propose un nouvel échange artistique.
Ce clarinettiste grec a intégré, à l’image du patrimoine de son pays, toutes sortes d’influences et est fort d’un présent où la musique se nourrit et s’enrichit du quotidien.
Un vent chaud aux modes orientaux et occidentaux envahit le décor méditerranéen pour construire une odyssée traditionnelle et improvisée.

Contact :
Cardabela
Tel. 04 67 63 59 33
uneanche@club-internet.fr

 
     
  Planètes Musiques 2001 : Les violons de Chabanes
Les Violons de Chabanes

Christian PACHER (violon, chant, accordéon diatonique),
Alexandre BENOIST (violon),
Pascale BERTHOMIER (violoncelle, violoncelle électrique)

‘Chabanes’ est le nom d’une fontaine, appelée aussi Source aux Enfants dans le village de Pamproux en Poitou. Point de rencontre, de palabre, c’est le lieu secret d’où partent les escapades…
A cette image, les violons de Chabanes font se rencontrer le répertoire traditionnel poitevin, interprété par deux violoneux, Christian Pacher et Alexandre Benoist, abreuvés à la source traditionnelle régionale depuis leur plus tendre enfance, et une violoncelliste, Pascale Berthomier, issue du milieu classique et très orientée vers l’improvisation.
Ensemble, ils revisitent la tradition de violon poitevine. Pascale, dont le violoncelle devient parfois électrique, emprunte très vite des chemins de traverse lui permettant de s’exprimer en toute liberté... En portant un regard personnel, un feeling propre, elle transcende les sonorités et les couleurs.
Les deux violons épousent le violoncelle pour mieux raconter l’histoire du violon, du chant, du crin, des mots, de la poésie. Au croisement des langues, des univers musicaux, cette musique poitevine se dénude et livre ses secrets. Les mélodies et textes populaires, paroles de voisins, d’amour, de révolte esquissent un univers à la fois puissant et pudique. Les violons de l’âme s’abreuvent à la source pour s’étirer plus loin…

Contact :
Christian Pacher
Tel. 06 83 38 54 59
contact@christianpacher.com
www.christianpacher.com

 
     
  Planètes Musiques 2001 : Arco Alpino
Bernardo FALCONI (violon),
Michel FAVRE (violon),
Gabriele FERRERO (violon),
Patrice GABET (violon),
Patrick MAZELLIER (violon),
Olivier RICHAUME (violon),
Giulio VENIER (violon),
Manu THERON (chant),
Patrick VAILLANT (plectres)

En italien, Arco Alpino signifie aussi bien Arc Alpin qu’archet alpin. Voilà résumé en deux mots l’essence même de cette création. Le violon populaire des Alpes françaises et italiennes affirme une originalité et une identité stylistique propre, qui le différencie des pratiques d’autres régions. Les rigaudons du Dauphiné cohabitent avec le violon de carnaval de Lombardie, les contredanses de la vallée occitane d’Italie, le violon du Frioule… Pratique à la fois si proches et si éloignés, dont les ressemblances comme les différences nourrissent ce projet créatif.
Ce spectacle, orchestré par le talentueux Patrick Vaillant, réunit les plus grands serviteurs de ces pratiques authentiques et permet d’émouvantes retrouvailles entre tradition et création, bien au-delà des coups d’archets convenus. Entrent en vibration une mémoire, une matière sonore, des tendances actuelles et une poésie spécifique de l’instrument. Ainsi, ces ménétriers des temps modernes perdurent les pratiques héitées, dépassant le cadre des petits pays, autrefois berceaux de ces pratiques.
Transcendant la rencontre entre violons, Arco Alpino favorise l’échange, la confrontation avec les plectres, les percussions, le chant.
Arco Alpino respire une musique naturellement métissée entre des hommes proches mais différents, partageant le même grand territoire musical et humain.

Contact :
Patrick Vaillant
Tel. 06 09 06 79 89
patrick.vaillant@meloniusquartet.com

 
     
  Planètes Musiques 2001 : La Fabrique
François BREUGNOT (violons),
Laurent CAVAILIE (chant, percussions),
Cyril ROCHE (accordéons)

Ce trio à la fois instrumental et vocal réunit Cyril Roche, accordéoniste que l’on retrouve souvent auprès de Patrick Bouffard, François Breugnot, violoniste du fameux ‘Aligot Eléments’ et Laurent Cavalié aux percussions et chant.
Les trois complices puisent leur inspiration dans les riches répertoires de traditions populaires d’Auvergne et du Massif Central. Au-delà de cette référence de styles et de langages, leur musique possède un goût original, résultat de la liberté avec laquelle ils traitent cet héritage.
Toutes les saveurs de l’Auvergne sont présentes et le trio démontre, s’il en est encore besoin, que ce répertoire est au goût du jour.
Pulsation, énergie et humour sont les maîtres mots de cette démarche décapante, à l’image du titre de leur nouveau disque ‘Acide folklorique et produits dérivés’.

Contact :
François Breugnot
Tel. 04 73 90 49 52
Francois.breugnot@wanadoo.fr

 
     
  Planètes Musiques 2001 : René Lacaille
René LACAILLE (accordéon, voix),
Bernard MARKA (percussions, voix),
Joël GONTHIER (percussions, voix),
Aldo GUINART (saxophone, flûte traversière),
François LONGUEMARE (percussions)

Personnage attachant, jovial et volubile, réunionnais d’origine, René Lacaille est aujourd’hui reconnu comme le véritable ambassadeur de la musique réunionnaise.
Précurseur de l’intégration des instruments non traditionnels comme l’accordéon, la guitare électrique, le clavier, dans cette musique, René Lacaille accorde une grande importance au choix de l’instrument : l’adapter pour mieux communiquer un sentiment, une émotion.
La musique réunionnaise, très rythmique, s’exprime sous deux formes : le maloya, musique de transe jouée par les tambours, revendicative, qui parle de misère et le sega, chants beaucoup plus légers, plus festifs, accompagnés à la batterie et à la guitare, style de prédilection de René.
‘Mouquataires’, c’est-à-dire moqueur en créole, comme tous ses compatriotes, il aime plaisanter sur les gens, les ‘titiller’, les faire rire plutôt que pleurer.
Thèmes traditionnels et compositions sont toujours au service du sega et du créole.

Contact :
Marie Wild
Tel. 06 81 30 18 00
marie.wild@wanadoo.fr
www.renelacaille.com

 
     
  Paris Planètes 2000 : Edito
La FAMDT (Fédération des associations de musiques et danses traditionnelles)
et La MAROQUINERIE
 présentent


PARIS PLANÈTES

LE RENDEZ-VOUS DES
NOUVELLES MUSIQUES TRADITIONNELLES

8 concerts du 10 novembre 2000 au 9 mars 2001
à LA MAROQUINERIE


Enracinées au plus profond des héritages collectifs des territoires communautaires,
Parfumées des mille senteurs de leurs paysages musicaux  et linguistiques,
Ouvertes au partage de mémoire comme à l'invention la plus libre,
Diverses et variées, de pays ou AOC,
Les musiques traditionnelles présentes en France sont terriblement vivantes.
De cette vie, discrète et fière, qui fait les arbres centenaires aux fruits généreux,
De cette vie qui puise à la grande fontaine universelle de l'émotion, dont l'eau coule toujours semblable et pourtant toujours renouvelée.

Au cœur de Paris, où coule rarement l'eau des traditions musicales, huit soirées témoigneront de cette vitalité et de cette diversité-là.
Huit territoires musicaux, conjuguant enracinement et créativité, fidélité et invention,
restitution et improvisation, ancrage local et quête d'universel,
Huit terroirs culinaires et viticoles aussi,
Venant ajouter le plaisir de réelles dégustations à l'émotion des dégustations sonores,
Huit soirées conçues comme autant de reflets de mondes originaux à découvrir,
Huit planètes artistiques …

Jany ROUGER
Directeur de la FAMDT
 
     
  Paris Planètes 2000 : La Talvera
Daniel LODDO (accordéon, anches, chant),
Céline RICARD (chant, hautbois, percusssions),
Thierry ROUGIER (guitare, violoncelle),
Fabrice ROUGIER (anches),
Carole GOURG (chant, percussions),

Daniel Loddo, ethnologue  et ancien compagnon  de Claude Sicre (Fabulous Trobadours), et ses amis de La Talvera revendiquent un attachement  à une culture occitane à la fois forte et représentative,  imaginative  et créative,  tout en étant à l’écoute des autres cultures du monde et des problèmes de société. Les joutes orales en langue occitane parlent du quotidien, de leur engagement non dénué d’humour pour l’Occitanie mais également de tolérance et d’humanité. La Talvera s’inspire pleinement du répertoire traditionnel, des Repentistas du Nordeste brésilien au chant tarnais. De par sa volonté de créer une musique d’aujourd’hui, tout en préservant  l’envie de rester fidèle à la tradition, La Talvera a collaboré et tissé des liens étroits avec d’autres groupes de la mouvance occitane : Massilia Sound System, Gacha Empega et Nux Vomica.

La Talvera offre un spectacle farceur et décapant, dérangeant et constructif, qui tente et réussit un pont entre les générations, à la manière d’un carnaval où l’on peut danser comme on veut, courir et sauter, chanter fort, crier !…

Contact :
La Talvera
Tel. 05 63 56 19 17
talvera@talvera.org
www.talvera.org

 
     
  Paris Planètes 2000 : Gacha Empega et El Hillal
Manu Théron (Gacha Empega), chanteur de rue comme il se définit lui-même, véritable ambassadeur de la langue d’oc, entouré de ses deux précieux acolytes,  croise son expérience, son répertoire, sa sensibilité avec les six musiciens du groupe algérien El Hillal originaire du Sud Ouest algérien (Souara et Toat).
La création musicale, fruit de cet échange  entre le Sahara et l’Occitanie, prend la forme de joutes, expression musicale commune aux deux traditions, qui intègrent sans les neutraliser toutes les influences en présence. La puissance du chant, le pouvoir pénétrant des percussions,  les lignes mélodiques à évocation religieuse, l’énergie et la dynamique  dégagées  transcendent  les hommes  et générent  une communion des  cultures.

Cette véritable fusion dans le respect des identités respectives manifeste l’intention de prendre en compte les éléments constitutifs de notre réalité culturelle dans l’élaboration d’une musique d’Aujourd’hui.

Contact :
Trois Quatre !
Tel. 05 56 91 79 54
contact@troisquatre.com
www.troisquatre.com

 
     
  Paris Planètes 2000 : Duo Hiriart - Indo
Christophe Hiriart (Txalaparta, voix )
Paxkal Indo (Txalapart, txirula )

Autour de la ‘txalaparta’(percussions sur poutres), une démarche rythmique basée sur l’écoute de l’autre, de soi et de l’environnement, un contact privilégié  avec la matière, le bois, sous toutes ses veines.
Christophe Hiriart, au parcours jalonné de rencontres essentielles dans différents horizons musicaux, compose avec divers outils : la voix, les instruments de percussion, les oreilles et la mémoire. Paxkal Indo évolue dans plusieurs courants musicaux, s’imprégnant des uns pour colorer les autres. Il explore la txalaparta depuis une dizaine d’années. Ce technicien son, qui conçoit la musique en accord avec son temps, mène une expérience atypique avec une ‘txalaparta midi’, truffée de capteurs.

La voix, le souffle, les inflexions de la langue basque, les mélodies qui en découlent, autant de combinaisons infinies des éléments pour des créations toujours plus riches et plus innovantes sur le chemin de l’improvisation aux confins de la musique contemporaine .

Contact :
Hors Normes Productions - Fred Bordes
Tel. 05 53 95 93 14
horsnormesproductions@wanadoo.fr

 
     
  Paris Planètes 2000 : Trio Achiary
Benat ACHIARY (chant),
Benat AMORENA (batterie) ,
Joel MERAH (guitare, oud)

L’art vocal de Benat Achiary est particulier, parfois déroutant. Sa voix puissante, oscillant entre murmures et cris rauques, s’est forgée au contact de la vallée de la Soule dans les Pyrénées, mais aussi auprès de musiciens de jazz comme Bernard Lubat ou Michel Portal, en s’ouvrant aux musiques d’ailleurs et à la musique contemporaine. Son travail est une combinaison souvent magique de ses racines : la culture basque, mais aussi d’autres traditions  comme celles des indiens navajos, ou encore du freejazz et du flamenco.
Improvisateur total, remarquable homme de scène, Benat Achiary s’est construit un univers très personnel dans lequel l’exploitation de vocalises entraîne insensiblement l’auditeur dans les délices du sens et de la correspondance.

Unis par leur culture et par leur passion, Benat Achiary, Joël Merah et Benat Amorenah puisent leur force dans la tradition populaire basque, en quête perpétuelle de l’universalité.

Contact :
Temo Si ! - Odile Meynadier
www.temposi.com

 
     
  Paris Planètes 2000 : Mathieu Hamon 4tet
Mathieu HAMON (chant),
Janick MARTIN (accordéon diatonique),
Erwan HAMON (bombarde, flûte),
Thierry MOREAU (violoncelle).

Interprète de grand talent du ‘chant à danser’, Mathieu Hamon est  à 28 ans un des chanteurs les plus remarquables de Bretagne.
Sa maturité vocale, comme la richesse et la profondeur de son répertoire permet au « meneur du bal » d’aborder un large panel de mélodies, de la complainte la plus tragique aux airs à danser les plus échevelés. Il propose de faire découvrir ou redécouvrir la richesse du répertoire traditionnel du pays de Redon (sud-est Bretagne). L’originalité des arrangements musicaux donne une saveur et une couleur particulière. A l’écoute de ces chants de tradition gallèse mais interprétés pour la plupart en français, chacun peut retrouver une situation, un contexte, une réalité d’aujourd’hui.

Depuis une dizaine d’année, Mathieu Hamon ne cesse de chanter, alternant son emploi du temps entre la ferme familiale, le collectage, les  concerts , les fest-noz ou autres veillées chantées.

Contact :
Esta- Fête
Tel. 02 99 71 09 82
esta-fete@wanadoo.fr

 
     
  Paris Planètes 2000 : les Frères Molard
Patrick MOLARD (cornemuses)
Jacky MOLARD (violon)
Dominique MOLARD (percussions)
et leurs invités.

Au fil du temps, depuis 35 ans…, le nom des trois frères Molard reste incontournable dans l’histoire des musiques bretonnes, comme gravé au sommet des Monts d’Arré. Aujourd’hui, l’aîné patrick finalise 35 années de musique par «  Delioù », disque plébiscité oar le public et trame du concert exceptionnel présenté dans PARIS PLANÈTES.

En invité breton, on retrouve l’ami de toujours, le guitariste Jacques Pellen
Mais la surprise vient de la présence de Kalinka Vulcheva, sans aucun doute une des plus grandes voix bulgares de ce siècle, soliste du ‘Mystère des voix bulgares’ et de ‘l’Orchestre National de Sofia’, sublimée lorsqu’elle chante, en breton de surcroît, en duo avec Patrick aux cornemuses.
Parfum de Bulgarie, donc, mais aussi senteurs brutes d’Ecosse, effluves de Galice et …la musique bretonne avec le génie et la signature, toujours reconnaissable de Jacky Molard.

Contact :
Ton All - Bertrand Dupont
Tel. 02 97 23 82 82
ton.all@wanadoo.fr

 
     
  Paris Planètes 2000 : La Belle Image
La Belle Image réunit autour du percutant et accordéonnant Robert Santiago des acolytes farceurs aux clarinettes, saxophones, cuivres, percussions .
Cette fanfare aux origines ligériennes présente une musique forte et vivante, truculente et délicate. Si les sources sont puisées dans les recherches, collectes de disques anciens des traditions musicales d’Amérique du Sud, rencontres inédites au gré de voyages, la musique de La Belle Image innove. La fanfare réinterprête des morceaux pleins de saveur comme ‘Huapango du pédalo’ issu du répertoire des orchestres de marimbas mexicains, ‘Los Doctorcitos’ reccueilli auprès d’une banda péruvienne, ou encore la superbe ‘Mazurella’ célèbre dans les années 50.
Un concert incontournable pour une soirée pétillante  aux allures de carnaval sur des rythmes de Bolivie, Mexique, Venezuela…
La Belle Image est une rumeur de terre, une vive brise sonore qui chatouillent les tympans et les cœurs.

Contact :
Gustave JOSEPH
Tel. 06 82 15 80 37
gustave.joseph@wanadoo.fr
www.labelleimagefanfare.com

 
     
  Paris Planètes 2000 : Slonovski Bal
Slonovski Bal est une fanfare bondissante composée de musiciens aux origines cosmopolites,  et une histoire de souffle.
L’histoire d’un vent parfumé, venu des Balkans, de l’épopée tzigane et du formidable brassage des cultures européenne, slave, turque, méditerranéenne, juive qui véhicule une tradition de fanfares unique au monde.
La musique de Slonovski Bal  est surprenante, incroyablement joueuse, joviale , jubilatoire avec cette subtile nuance de mélancolie, si chère à l’âme slave.
Si le répertoire est profondément ancré dans les traditions tziganes et balkaniques, l’orchestre contribue par son talent au renouveau des musiques de l’Est et concourt notamment à l’évolution de l’écriture et de l’improvisation.
Propulsé par l’énergie lumineuse des ‘coceks’, ‘sa-sa’ et ‘kolos’ endiablés, Slonovski Bal , souffle plus avant ce vent métis, de l’est européen tumultueux, vers la France.

Contact :
Bal Bazar – Fabrice Morisseau
Tel. 06 74 83 54 04
www.slonovskibal.com

 
     
  Paris Planètes 2000 : Sarocchi
Benedettu SAROCCHI (chant, cistre)
Bertrand CERVERA (chant)
Camille BASLE (percussions, voix)
Ghjuvan’Petru SABIANI (voix)

Le quatuor Sarocchi incarne la nouvelle génération corse. Investis d’une mission, essayer de faire revivre des pièces musicales menacées de sombrer dans l’oubli, forts de leurs expériences auprès des légendaires I Muvrini et autre groupes moins traditionnels tels Metallo Voices, les musiciens-chanteurs souhaitent faire connaître la musique corse sous toutes ses facettes, même les moins célèbres.
A côté d’un répertoire puisé dans des fonds musicaux enregistrés, ou bien simplement transmis de bouche à oreille, Sarocchi présente des créations, très soucieux de respecter l’esprit et l’esthétique musicale traditionnelle.
Si la musique puise ses origines en terre corse, la démarche s’avère moderne. Le secret de cette alchimie ? Le lien entre les hasards heureux de la musique et le côté intemporel des musiques ancestrales.

Contact :
Benedettu Sarocchi
Tel. 06 13 87 81 78
sarocchi@tele2.fr

 
     
  Paris Planètes 2000 : M. Raffaelli & M. Cesari
Mighela CESARI (chant)
Mighele RAFFAELLI (cetera, vihuela, guitares…).

D’une voix chaude et sensuelle, Mighela évoque l’âme corse avec la conscience et l’émotion que donne un parcours de vie sans complaisance. Le timbre de sa voix se marie étonnement aux instruments de Mighele, comme la vihuela et la cetara, présence discrète et épurée mais en osmose parfaite avec le chant.
Le duo sait faire partager avec intensité et passion l’héritage précieux reçu de leurs aïeuls ainsi que ses liens authentiques avec le village natal. Les complaintes de travail, de nostalgie, d’amour, teintées de douleur ou d’ironie, rappellent les accents d’une vie désormais disparue mais renouent avec la noblesse naturelle du peuple corse, et savent transmettre toute sa richesse et sa fraîcheur.

Une des plus belles voix de femmes qui soit, au service du chant traditionnel corse monodique. Un concert rare !


 
     
  Paris Planètes 2000 : Compagnie Besson
Rachel AVERLY (flûte traversière),
Fabrice BESSON (cornemuses)
Philippe BESSON (vielle)
DD BROSSET (basse)
Denis MOCHET (percussions)
Alain RHETAT (claviers)

Au trio ‘traditionnel ‘ (vielle, cornemuse, flûte) des frères Besson, ’laboureurs’ du terrain bourbonnais, se sont adjoints des musiciens venus d’autres horizons, pour créer une musique évolutive et foisonnante, enrichie par les conseils éclairés de Didier Lockwood.
Cette nouvelle formation revendiquant un style de ‘musique traditionnelle contemporaine world jazz’, est animée par la volonté de créer une musique évolutive et foisonnante. Elle mêle des compositions d’inspiration traditionnelle bourbonnaise avec des arrangements très actuels.

Contact :
Philippe Besson
Tel. 06 16 68 47 74
info@parsiparla.com

 
     
  Paris Planètes 2000 : Aligot Eléments
Sylvie MATHE (vielle, voix),
Jean Paul FAURIE (contrebasse),
Richard HERY (percussions),
Fabrice PLANCHAT (accordéon, cornemuses),
François BREUGNOT (violons, voix),
Philippe FAURIE (guitares, voix)

Un nouveau groupe  dont chaque prestation crée l’événement dans sa région.

De formation récente (avril 98) mais au talent certain et déjà reconnu par ses pairs (la Spedidam l’a élue meilleur groupe de l’année), Aligot Eléments, par référence avec la spécialité culinaire auvergnate,  délivre une musique inclassable, parce que née d’une rencontre entre des musiciens venus d’horizons différents, qui portent tous un regard personnel sur la musique traditionnelle jouée en Auvergne et sont animés par un même esprit de création et de rencontre. Leur musique est populaire car non-savante, fonctionnelle, tribale.
Attachés à leur région, les six musiciens puisent leur inspiration dans les sources de la tradition, le long d’un axe imaginaire qui relie les sommets du Massif Central, au Bourbonnais et au Berry.
Leur musique ne se veut pas représentative d’un mouvement, d’une tendance: elle s’épanouit dans une démarche collective. Elle naît, vibre et puis s’éteint. Fusion de sonorités, de rythmiques et de mélodies, Aligot Eléments donne une saveur différente et nouvelle au répertoire traditionnel.

Contact :
François Breugnot
francois.breugnot@wanadoo.fr

 
     
  Paris Planètes 2000 : Trio Chemirani et Carlo Rizzo
Carlo RIZZO (tambourins)
Trio CHEMIRANI (percussions digitales d’Iran)

Rencontre musicale, mais avant tout humaine, avec cette soirée consacrée aux percussions réunissant le Trio Chemirani, ensemble de zarbs, principal tambour iranien, et Carlo Rizzo, véritable magicien des percussions digitales.

Les Chemirani, père et fils, tout en puisant dans la poésie persane ( dont s’inspirent les rythmes traditionnels), ont composé et développé des formes modernes, où l’accent est mis sur les polyrythmies et sur la multiplicité des sons. La parfaite concision du langage, la vertigineuse circulation du dialogue, la variation infinie des touchers s’ajoutent à la merveilleuse complicité des musiciens.

La rencontre avec Carlo Rizzo paraît naturelle, voire évidente. Autodidacte, imprégné des répertoires traditionnels, Carlo Rizzo invente des instruments ( le tambourin polytimbral et le tambourin multitimbral ) qui lui permettent d’adapter à ces répertoires son étonnante virtuosité et son sens de l’improvisation.

Les quatre hommes, loin de flirter avec l’austérité ou l’élitisme, offrent un spectacle époustouflant de précision et d’audace.

Contact :
Accords croisés – Saïd Assadi
Tel. 01 47 53 68 68
info@accords-croises.com

 
     
  Paris Planètes 2000 : Cap Negre
Peire BOISSIERE (chant),
Alain CADEILLAN (cornemuses, percussions , instruments inventés)
Christian LANAU (violons)

Formé depuis quatre ans, Cap Nègre réunit trois musiciens au sein d’une formation où voix et instruments jouent la complicité. Le trio a généreusement travaillé sur la base d’un collectage du patrimoine musical occitan mais leur démarche n’a rien de passéiste. Les deux instrumentistes Cadeillan et Lanau débordent d’une imagination musicale que servent cornemuse, violon, percussions et instruments de l’invention d’Alain Cadeillan. Un assortiment de tubes et de plastique de nature à laisser rêveurs bien des expérimentateurs.
Peire Boissière, chanteur remarquable par l’authenticité de sa démarche, à la voix typée et pleine de caractère décline des chansons d’amour avec justesse, raconte des histoires de haut-agenais, de béarn et d’ailleurs, quelques trésors cachés inédits.
Cap Nègre porte le parfum du terroir qui émerge à chaque mélodie.

Contact :
Cie 9 Tribus – Natacha Mémeteau
Tel. 06 81 75 02 16
neuftribus@wanadoo.fr

 
     
  Paris Planètes 2000 : Ténarèze
Marc ANTHONY (vielle, percussions),
Alain CADEILLAN (chant, anches, instruments inventés),
Christian LANAU (violons, percussions),
Bernard SUBERT (chant, clarinettes).

Né de la rencontre de quatre musiciens issus des groupes ‘Perlinpinpin Folc’ et ‘Cie chez Bousca’, Ténarèze (nom qui désigne une voie antique permettant d’aller des Pyrénées jusqu’à Bordeaux) possède un son et une conception musicale basés sur des compositions racinées mêlant textes et mélodies populaires de Gascogne, adaptations en occitan de textes français, mise en musique de textes d’auteurs occitans contemporains et compositions originales.
Leur spécificité sonore repose également sur une étonnante foison d’instruments: des plus représentatifs de la musique traditionelle française à ceux issus de l’imagination et du talent d’Alain Cadeillan : ‘clarinoise’, ‘escoubophone’, tambours d’eau en plexiglas , instrument en sabot de chèvre, saxo arrangé d’un balai…Leur travail est hors normes et de grande qualité. De plus, il ouvre une porte sur un genre de poésie musicale proche du conte.
Métissée, multicolore, offrant un véritable plaisir visuel, la musique de Ténarèze donne cette étrange sensation de naître là, sous nous yeux, dans le creux de nos oreilles. À partir du thème du vol et de la découverte, le spectacle ‘ Triangle dins Lo cèl’ nous entraîne dans un voyage à travers les paysages du monde. Un voyage qui utilise nos racines musicales pour créer un monde mélodique et mystérieux tout à fait neuf et qui nous laisse béat et songeur …

Contact :
Cie 9 Tribus – Natacha Mémeteau
Tel. 06 81 75 02 16
neuftribus@wanadoo.fr

 
     
  Retrouvez les artistes Planètes Musiques 2009 sur la compilation Planètes Musiques
En écoute :

1. Yudal Combo // Pilédélik
2. Yudal Combo // D’an traoñ gant ar c’hoadoù pa’z an
3. Du Bartàs // La maire ambe la filha
4. Du Bartàs // A Tolosa
5. François Robin expérience // Technoïde
6. François Robin Expérience // Bout de souffle
7. Dzouga ! // Calarem, calarem pas
8. Dzouga ! // Mazurka à Rivet
9. Niou Bardophones // Carré carcassien
10. Niou Bardophones // Lament for a daddy
11. Kabbalah // Baba Yaga
12. Kabbalah // Yefayfiyeh
13. Valentin Clastrier + Stevan Tickmayer // Gala
14. Valentin Clastrier + Stevan Tickmayer // Venu d’ailleurs
15. Renat Sette + Yann-Fañch Kemener + Laurent Audemard + François Fava // Au premier jorn de mai
16. Renat Sette + Yann-Fañch Kemener + Laurent Audemard + François Fava // La Fialosa
17. Mieko Miyazaki + Sylvain Roux // Meeting in extremis

MPJ 111048 // Modal, L'Autre Distribution
En vente à la FAMDT et chez tous les disquaires.
 
     
 
     
   
   
 
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Bilan Planètes Musiques 2009
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Dossier de presse Planètes musiques 2009
2,5mo
       
Jean-Louis Le Vallégant, directeur artistique du Festival Planètes Musiques
A télécharger - 1,3 Mo
       
Journée pro 6 février 2009
       
Orientations Planètes Musiques 2010-2014
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Pap Culture 2010
Quel programme d'actions 2010 concernant la Création, les Patrimoines et la Démocratisation, le Ministère de la culture a présenté devant le Parlement ? Tout est écrit dans le Projet Annuel de Performance
       
       
 
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